Agissons sans trop de fanfare
- Écrit par BIZO (Le Canard déchaîné N°551)
Décidément il y en a qui ont érigé les critiques en mode de gouvernance !
On comprend qu’ils aient lu Machiavel ou qu’ils aient plus ou moins avalé quelques rudiments du rôle de surveillants de l’action gouvernementale qui leur ait dévolu. Normal ! Cependant, faudrait-il toujours et encore s’agripper à une conduite qui à la longue ne sert plus aucun intérêt ? Que ce soit l’opposition politique ou les quelques rares associations de défense de tout et rien qui virevoltent à ses côtés, la conduite doit changer et être toute autre ! Il ne s’agit nullement de rester tapi à l’attente des erreurs du pouvoir pour surgir et crier au scandale.
Notre pays a désormais besoin de programmes en tout genre et dans tous les domaines, pourvu qu’ils contribuent un tant soit peu avec les aspirations premières du peuple, à savoir l’amélioration conséquente des conditions de vie. Ainsi de la question de la gestion de la crise relative aux inondations. Ces dernières, faut-il le rappeler, ont soulevé d’énormes préoccupations qui sont venues se greffer à celles déjà nombreuses et énormes. De quoi s’agit-il alors ? Est-ce encore l’occasion d’atermoiements pour les uns et celle pour les autres de jouer aux jokers exclus de la marche de l’histoire ?
Atermoiements pour le pouvoir à la recherche d’actions d’éclats pour convaincre et séduire son ancien et futur électorat ? Jouer aux jokers pour l’opposition qui, depuis qu’elle est dans son rôle ne joue plus qu’au pyromane, attendant à chaque fois ou l’inaction du pouvoir ou une éventuelle bourde pour réagir ? Non, la question des inondations « n’est pas politique » mais sociale et responsable. Sociale en ce sens qu’il s’agit de voler au secours des gens meurtrisdans leurs âmes et dans leur amour propre ; surtout dans leur amour propre quand on sait que plusieurs chefs de famille se sont retrouvés obligés de partager des salles de classe avec d’autres.
La question relève aussi de la responsabilité du fait qu’aucun être humain qui détient une parcelle de responsabilité ne saurait rester inactif face à la déchéance morale qui frappe les victimes des inondations. De grâce, tout celui qui peut faire quelque chose, qu’il le fasse sans trop ni de tapage ni trop de calculs. Au pouvoir de s’assumer en tant que catalyseur de toutes les initiatives. A l’opposition de faire ce qu’elle peut. Aux ONG de gérer conséquemment les nombreux fonds qu’elles reçoivent en les orientant vers les vrais bénéficiaires sans trop de dispersion. Aux privés et autres bonnes âmes de le faire de façon humanitaire et fraternelle. Le tout, sans tambour ni fanfare.
Car, on le sait bien chez nous que « Si la main qui donne a honte, que dire alors de la main qui prend ? ». Pour dire que pour la plupart des chefs de famille qui se sont retrouvés dans cette situation, tendre la main n’est pas leur apanage. Ils ont été contraints de vivre les conditions humiliantes de déshérités dans lesquelles ils sont. Pour ce faire, de grâce, agissons sans trop heurter les consciences de ceux que nous voulons aider.Surtout, remettons à César ce qui revient à César sans trop d’arnaque.

Commentaires
TU N AS PAS LU MACHIAVEL DU TOUT OU TU L AS COMPRIS DE TRAVERS.
UN APPEL DOIT ETRE LANCE A TOUTE LA POPULATION POUR UN ELAN DE SOCIALISME ET DE FRATERNITE AFIN D HEBERGER UNE OU DEUX PERSONNES DES SINISTREES.