Respect da la loi du quota : Difficile équation pour les partis politiques
- Écrit par Laoual Sallaou Ismaël (La Roue de l’Histoire N°631 du 26 Septembre 2012)
La loi de quota adoptée par le Niger qui confère aux femmes 10% aux postes nominatifs et 25% aux postes électifs constitue manifestement un casse-tête pour les partis politiques nigériens et même pour les organisations de la société civile qui avaient pourtant é&té à l’avant-garde de cette lutte pour certaines.
Si pour les nominations on semble s’accoutumer de cette loi en affectant juste à la limite les 10% aux femmes, lorsqu’il s’agit de désigner ou d’élire, les partis politiques font et défont les listes et ont de réelles difficultés à respecter cette loi. A titre illustratif, au Conseil des Ministres tenu le 21 septembre 2012, si le Genre a été bien servi, au niveau des nominations au titre du Ministère des Finances, pour le CESOC c’est juste à la limite que le quota a été respecté. Au Ministère des finances, sur les sept (7) promus au conseil des ministres à des hautes fonctions au niveau de la douane, quatre sont des femmes.
Mme Maïzoumbou Kakaya Malam Zélani à la Direction des recettes et des statistiques à la Direction Générale des Douanes, Mme Ousseini Rahamatoulaye née Souley à la Direction du Matériel et des affaires financières à la Direction Générale des Douanes, Mme Kaoura Fatima Lawaly Sani à la Direction des ressources humaines et Mme Tourawa Rakia Maazou à la Direction des régimes économiques et particuliers toujours à la DGD. Une grande première à saluer dans ce secteur aussi sensible que celui de la mobilisation des ressources internes.
Par contre au Niveau du Conseil Economique Social et Culturel (CESOC), le bureau composé de cinq (5) membres ne comporte aucune femme. Sur les quatre vingt et onze (91) membres, on ne compte guère que neuf (9) femmes, juste la limite des 10% qui leur sont affectés par la loi. Que ce soit au niveau des organisations syndicales, des partis politiques, des organisations socioprofessionnelles, le quota n’a pas été au centre des préoccupations des différents acteurs. Il n’est pas rare de voir des organisations disposer de cinq représentants ou plus qui ne désigne aucune femme. Et pourtant, il faut faire avec. Le respect du quota, le respect du Genre tout court et la marche actuelle du monde l’impose à tous.
C’est dire que beaucoup reste à faire pour les organisations féminines et celles des Droits de l’Homme pour amener les responsables politiques à tous les niveaux à s’approprier cette loi ou du moins à l’appliquer de façon automatique.


Commentaires
Ces fmes ne sont ke des prévendières!
Mais ma déception est grande quand je voix et écoute des soit-disante femmes qui réclame un Quota et une promotion de la femme sans savoir réellement et honnêtement la condition de vie d'une femme rurale. des femmes qui certaines n'ont même pas de marie... Dite que vous chercher des places et conditions pour vous même... ne vous cachez pas derrière la religion pour dire et faire certaine choses. pour se développer un pays a besoin des hommes et des femmes qui brillent par leur travail et non de compensation ou répartition.bon ne journée