POLITIQUE Une nouvelle majorité politique ?
- Écrit par BISSO (LE COURRIER N° 227 DU 26 SEPTEMBRE 2012)

À moins de trois semaines de l'ouverture de la deuxième session ordinaire de l'Assemblée nationale, dite session budgétaire...
qui interviendra dans la première semaine du mois d'octobre, les analyses et les conjectures les plus fantaisistes sur une éventuelle recomposition du paysage politique vont bon train. Chacun y va de sa capacité d'imagination. Y a-t-il des signes cachés qui peuvent le laisser croire. Pour l'heure rien concret ne semble présager d'un bouleversement politique. Les spéculateurs semblent prendre leurs désidératas et les rumeurs savamment distillées comme des faits avérés. L'essentiel étant de refaire la classe politique en fonction de ce qu'on veut voir advenir, et l'objectif principal est de semer le doute et la méfiance dans les rangs des formations politiques constituant la mouvance présidentielle. Bien évidemment, toutes ces recompositions vont globalement dans le sens des intérêts de l'opposition politique.
Une opposition politique qui, même si elle manque de crédibilité, ne manque pas pour autant de génie en calculs politiciens et en propagation de rumeurs, chaque jour, ici et là. Une opposition politique dont la seule victoire se résumerait à voir la majorité présidentielle se désagréger. Ainsi, d'après ces pronostiqueurs politiques, comme pour la course de chevaux, la session d'octobre serait chaude parce que chargée d'événements politiques majeurs. Allez-y comprendre de quels événements politiques il pourrait s'agir. Comme en 1995, ils attendent avec impatience et fébrilité la naissance d'une nouvelle majorité politique qui ferait tout basculer.
Autant dire, un saut "pieds joints dans l'inconnu", et bonjour les lendemains peu sûrs. En fait, l'opposition politique n'est pas la seule intéressée. Il y a aussi tous ces promoteurs de crises politiques qui pensent en tirer les dividendes, fusse au détriment de l'intérêt national. Une nouvelle majorité politique ? Les nigériens en ontils besoins ? Quand on connait les multiples sollicitations et défis auxquels fait face notre pays et qui nécessitent la mobilisation de toutes les énergies et ressources nationales. De ce fait, une recomposition de la classe politique, moins de deux ans seulement après l'installation des autorités de la 7ème République, donnera définitivement la preuve de l'immaturité et l'inconstance de nos hommes politiques.
Et aussi probablement leur mépris pour les intérêts réels du peuple au nom duquel ils prétendent pourtant parler quotidiennement. Un Etat ne survit pas à un éternel recommencement. Et personne ne sait où peut nous conduire une recomposition de l'échiquier politique, ou on ne le sait que trop. Nul ne sait où peut conduire l'instabilité certaine qui en découlera, une fois que la dislocation de la majorité actuelle devient une réalité. Ce qui est sûr c'est que l'instabilité conduit toujours là où on ne veut pas : les crises multiples avec leur lot de misères et de souffrances. Les expériences amères des instabilités créées en 1994, 1995, 1999, et 2009 sont assez éloquentes pour que nous puissions en tirer les leçons utiles afin d'éviter de retomber dans les mêmes erreurs, et de commettre les mêmes fautes.
Le peuple ne va pas toujours absoudre des dirigeants et des hommes politiques qui se complaisent et s'évertuent à créer les conditions de recul et de chaos par l'instabilité politique. Il finira par se lasser, et ce jour là, vaut mieux ne pas être dans sa ligne de mire. Que l'on sache par ailleurs que les formations politiques ne sont pas les seules forces en présence. Il y en a d'autres, malheureusement obscurantistes et pas forcement démocratiques, qui n'attendent que l'occasion propice pour surgir des ombres où elles sont présentement tapies. Le MRN peut être une chance pour le Niger. Et tous les partis qui la composent ont la même responsabilité, qu'ils en prennent pleinement conscience ou non, et pas seulement le parti présidentiel.
Mais, le parti du Président Issoufou Mahamadou a un rôle fédérateur majeur dans la cohésion du groupe qui le soutient. Car c'est autour du PNDS, plus précisément autour de son candidat aux dernières élections présidentielles que s'est réalisée la fédération des partis qui l'ont porté au pouvoir. De ce fait, le président de la République se doit de créer les conditions pour serrer ou resserrer les rangs des organisations politiques et associatives qui, parce qu'elles partagent les idéaux autour desquels il a bâti son programme politique et de campagne, l'ont appuyé. Il est vrai que les partis alliés du PNDS n'ont pas à ressasser tous les jours que c'est grâce à eux que la victoire du PNDS a été possible.
L'heure est plutôt au travail de concrétisation des promesses électorales, en soutenant fortement et résolument le programme que le gouvernement entend mettre en oeuvre. La musique est suffisamment claironnée et entendue. Il est tout aussi vrai, que puisque la responsabilité est collégiale, et non pas seulement du seul parti le PNDS, le parti présidentiel a lui aussi intérêt à éviter la boulimie et à la gloutonnerie qui le conduisent à vouloir tout pour lui et pire, à mettre fin aux tentatives de phagocytage des partis amis. Cette fonction de rassembleur revient en vérité, tout naturellement au président de la République Issoufou Mahamadou, lui qui sait les efforts et l'énergie qu'il a déployés lors des campagnes présidentielles pour avoir le soutien des partis qui constituent aujourd'hui la majorité sur laquelle il s'appuie.
Pour plus de cohésion du groupe, non pas pour les individus mais pour l'intérêt du pays, il est impératif que le parti présidentiel soit plus regardant, que les partis alliés deviennent moins exigeants et que le président de la République s'implique davantage pour un renforcement de l'alliance en s'inspirant de l'exemple du MNSD-Nassara qui a permis une stabilité politique de 10 ans.


Commentaires
C'est a Issoufou de montrer qu'il sait ou il veut aller et qu'il est pret a tout pour y arriver. Ainsi nous serons pret a ramer de toutes nos forces pendant qu'il dirige le bateau.
Combien de fois toi tu as fait ca meme la nuit?
Ni ma ni gna gnoko zarii koirey!
A comparer ton commentaire et celui de psychologue on voit bien c'est ce dernier qui raison sur toute la ligne. Il a réussi à donner toutes les preuves irréfutables que ton idole hama est vraiment ce qu'il est: un zambanté pur et dur qui ne mérite la confiance d'aucune personne intelligente. Mais comme toi Niono2011 tu es un mouton devenu un âne à quatre pattes je t'exorte la corde au coup à suivre hama amadou l'idôle de votre famille. Quant à nous nous allons suivre tout Nigérien qui n'est pas franc-maçon, fornicateur, divisionniste et escroc d'Etat