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Remise des nigériens au travail Et si le gouvernement arrêtait de ‘’protéger’’ ses agents ?

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Mercredi 03 Octobre 2012, peu avant 8 heures. Le Président de la République, Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou, entre à l’immeuble ONAREM sans crier gare.

 

C’est une visite surprise pour vérifier la ponctualité des agents de l’Etat à leur lieu de travail. L’immeuble abrite 2 des plus importants ministères du gouvernement actuel à savoir celui de l’Energie et du Pétrole et le ministère des Mines et du Développement Industriel. Les deux ministres étaient effectivement surplace mais on note l’absence de certains cadres ainsi que de nombre d’agents. Face au constat fait par le chef de l’Etat lui-même les ministres ont assuré envisager des mesures pour que le respect des horaires de travail soit une réalité dans leurs départements respectifs.

En réalité, ce n’est pas la première visite présidentielle du genre. Le président Issoufou a déjà fait la surprise à son propre cabinet où il avait aussi constater le même absentéisme, les mêmes retards des agents. A Dosso, le 12 septembre dernier, le président de la République avait réaffirmé son engagement à une remise des fonctionnaires de l’Etat au travail. Un leitmotiv cher à l’ancien président Tandja Mamadou qui n’a malheureusement pas pu en faire une réalité. Parmi les raisons de cette légèreté au travail pour lequel ils sont payés il y a la politisation de l’administration publique, la mentalité jem’en- foutiste des nigériens vis-à-vis de tout ce qui est du domaine de l’Etat, et la protection injustifiée dont jouissent les services publics.

L’administration publique est politisée.

Rares sont les services publics dans lesquels la hiérarchie est respectée. Des hauts responsables se plaignent du manque de respect de certains agents voire des auxiliaires qui se prévalent d’un soutien fort de haut niveau pour échapper à toute sanction, légale soit-elle. Des cadres sont nommés à des postes de responsabilités dont ils n’ont aucune connaissance encore moins une quelconque expérience. Aussi, les années d’instabilité politique que le Niger avait vécu avec ses corollaires d’arriérées de salaires pendant la décennie 90 ont fini par habituer les agents de l’Etat au vol des deniers et biens publics et aux double voire triple fonction. Ainsi, les uns cumulent emploi public et emploi privé, les autres ont appris à concilier leur travail de fonctionnaire à celui de commerçant..

La mentalité des nigériens.

Le véritable pari pour tout gouvernement qui veut réussir au Niger est de réconcilier les nigériens avec l’Etat. Représentation juridique de tout le peuple, l’Etat est pourtant vu comme un adversaire redoutable qu’il faut coûte que coûte tromper, contourner et saigner autant que possible. Ce faisant, le citoyen ordinaire ne se souci jamais de respecter et protéger ce qui est du domaine de l’Etat. Du coup, les biens publics sont vandalisés au grand jour sans que personne ne lève le petit doigt, les lois sont allégrement violées sans la moindre punition.

En fait, on a comme l’impression qu’à la moindre occasion, d’une part, le citoyen ordinaire se venge de l’Etat qui fait des uns des intouchables et des riches et fait des autres des payeurs d’impôts et des facilement « emprisonnable » au moindre délit. Et d’autre part, ceux qui ont une parcelle d’autorité dans la machine de l’administration et ses démembrements croient qu’ils tiennent le bon bout leur permettant de vivre sur le dos leurs concitoyens. Tout ceci a contribué à créer une grande rupture entre l’Etat, ses serviteurs et les utilisateurs des services publics.

Protection injustifiée dont jouissent les services publics.

Aujourd’hui, rien n’est plus difficile pour un journaliste que de devoir chercher une information auprès de l’administration publique. Malgré les dispositions claires de la loi sur l’accès à l’information, les agents de l’Etat préfèrent voir des mendiants et autres commerçants ambulants envahir les bureaux plutôt que de recevoir des journalistes en quête d’information. Dès qu’on vous voit avec une caméra dans un service quelconque de notre administration, vous traitez comme un terroriste. On vous demande des autorisations expresses pour filmer les bâtiments, le travail qui s’y fait. Si vous osez demander une interview sur le plus banal des sujets, on vous fait tourner en rond à vous faire perdre toute la journée.

Dans des centres comme l’hôpital national de Niamey où il y a déjà des gendarmes surplaces on vous fait arrêter dès que vous pointé votre caméra. Et lorsque vous demandez une autorisation avant de venir on vous surveille étroitement. Les agents et cadres de l’administration ne veulent pas voir de caméra ou micro traîner dans leurs services pour la simple raison qu’ils ne se font pas confiance. Ils ont des choses à cacher au public et ne tiennent pas à ce que des fouineurs de journalistes viennent les dévoiler. Voilà ce qui se passe. L’Etat s’il a vraiment la volonté de remettre les nigériens au travail devrait explorer l’ouverture des portes de l’administration civile à tous les niveaux pour que la presse puisse y entrer sans crier gare et voir la réalité des choses.

Pourquoi le président de la République lui-même fait des visites surprises ? C’est bien parce qu’il sait en annonçant sa venue il ne verra la réalité des choses. Si les travailleurs savent qu’ils peuvent à tout moment recevoir la désagréable visite d’une équipe de presse ils feront des efforts pour bien accomplir leurs tâches et du coup la corruption peut bien être ralentit. A méditer.

Commentaires  

 
0 #6 Kool 11-10-2012 13:45
On fait comme si la fonction publique ne s'arrete qu'a Niamey. Vous faites quoi des demembrements de l'administratio n qui se trouvent a l'interieur du pays. Si ceux de Niamey ne veulent pas se mouiller les maillots alors que dire de nos fonctionnaires de Zinder, Agadez, Tillabery, ... Ce sont des transformations de fond qu'il faut pas des des trucs de facades comme les visites du PR.
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+1 #5 BHAZ 11-10-2012 11:16
Après le constat de l'absence ou du retard de certains fonctionnaires, quelles sont les mesures prises? Tant qu'il n'y aura pas de santions il ne faut même pas vous fatiguer à faire des visites surprises.
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+2 #4 Yaro Boy 11-10-2012 10:07
I. Yero pourquoi mentir? Ladan n'était pas sur place. On sait que Canard Déchaine est loumaniste. En plus, qu'a-t-il à la présidence ?On a vu Baré qui est parti jusqu'à Maradi. Le lion n'est que une photo. Les nigériens travaillent. Tout ça c'est de la diversion pour cacher leurs incompétences et amateurismes (tarayya et loumana).
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0 #3 talaka 11-10-2012 08:29
Prix de cession soraz = 336F
Fiscalité=114,24F 1.TPP(taxe sur les produits petroliers 15% de prix de cession.=50,40 F 2.TVA(19% sur prix soraz =63,84 FCout et marge sonidep=42,04F1 . cout de transport:39,68 F.cout et marge distributeur:42 ,07F. Fonds de l'energie =5 REcapitulatif. Prix soraz :336F+Fiscalité :114,24F+Cout et marge sonidep:42,04F+ Cout et transport:39,68 F+cout et marge Distributeur:42 ,07F+Fonds de l'energie :5F=579,03F
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+2 #2 Touknouss 11-10-2012 07:27
Monsieur le Presiden:
- Quand tu constates l'absenteisme de certains fonctionnaires durant tes visites inoppinees, tu as fais quoi ? Rien apparemment
- Si tu ne fais plus peur aux fonctionnaires de ton administration alors pose toi la question de savoir pourquoi? Soit tu ne leur as pas donne le bon exemple a suivre, soit ils se sentent proteges par des forces au dessus du votre, ce qui serait grave.
L'un dans l'autre, sache que si un marteau ne peut plus tuer une mouche, ce ne sera pas une plume qui le fera.
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-1 #1 BAADARE NATABOTAKI 11-10-2012 06:58
Le premier à remettre au travail c'est Hama Amadou qui n'a jamais bien travaillé dans ce pays mais a empêché et empêche toujours les vrais travailleurs de travailler correctement en mettant des bâtons dans les roues de leur carrière et en disséminant des clous sous leurs pieds pour les retarder dans leur avancée. Excellence le President Mahamadou Issoufou, si personne ne peut dire cette triste vérité, voila bien qu'il faut que cette alliance avec le diable s’arrête et vous verrez le Niger partir en flèche dans son développement socioéconomique . Au nom de Dieu, les nigériens sont prêts à accorder la majorité au principal parti de Gouri sans Lumana "Macthiya Amanar kassar Niger". Ou bien le Lion de l'Ader a peur des bourricots de ce parti ethnocentriste et impopulaires ? Ou bien le Fils de Dan Dadji, ne croit pas à une promesse des citoyens qui lui promettent la victoire sans Lumana? Dan Allah, dan Annabi Mohamed (PSL), chers frères nigériens, réagissez honnêtement.
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