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lLe Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, préside l’installation officielle du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC

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«Je suis convaincu que l'inclusion de toutes les couches socio- professionnelles de notre pays dans le processus d'élaboration de la décision politique est essentielle pour la vitalité de notre démocratie et pour la cohésion de notre Nation», déclare SEM. Issoufou Mahamadou.

 

 

Je me réjouis d'être, aujourd'hui, parmi vous pour la cérémonie solennelle d'inauguration du conseil économique, social et culturel. A côté des organes issus du suffrage universel assurant la représentation du peuple, de nombreux penseurs et acteurs politiques ont estimé, tout au long du 19ème siècle, qu'une représentation complémentaire qui accorderait une place aux acteurs économiques et sociaux était nécessaire. Cette idée a connu un début de mise en œuvre, en France, en 1925 par l'adoption d'un décret portant création d'un conseil national économique.

A la libération, suite à la pression des mouvements de résistance, le conseil économique a été constitutionnellement reconnu ; il est devenu conseil économique et social avec la Constitution française de la 5 ème République. Mesdames, Messieurs, c'est dire qu'en créant le conseil économique, social et culturel, le constituant nigérien a repris une vielle tradition des révolutions démocratiques issues des siècles de lumière ; tradition consacrée par notre Constitution du 12 mars 1959 et par celle du 8 novembre 1960, instituant toutes les deux un conseil économique et social.

Ce conseil économique et social, comprenant 20 membres et deux commissions (la commission économique et la commission sociale), fut dirigé par deux personnalités politiques de grande envergure. Il s'agissait de Monsieur Kourmo Barikourgné qui en était Président et Professeur Dan Dicko Dankoulodo qui en était vice- président. Il a été dissout après le coup d'état militaire du 15 avril 1974 et fut remplacé par un conseil national de développement avec des missions similaires. La Constitution du 26 décembre 1992 l'a institué de nouveau mais son installation n'a pas eu lieu du fait du coup d'état militaire du 27 janvier 1996.

Cette institution consultative a été reprise, en des termes identiques, par la Constitution de la 4 ème République, celle de la 5 ème République de notre pays ainsi que celle de la 7 ème République. Cela traduit l'attachement de notre peuple à cette institution, creuset de l'unité de notre société, symbole du dialogue et du rassemblement. Le législateur a, toujours, voulu que cette Assemblée consultative soit une Assemblée d'experts de la société civile, une Assemblée de corps intermédiaires, une Assemblée composée des forces vives de la Nation.

Pour renforcer cette volonté, le nombre des conseillers passe de 67 sous la 5 ème République à 96 sous la 7 ème , tous issus de différentes couches socio -professionnelles de notre pays. Y sont représentés les collectivités territoriales (régions et municipalités), la chefferie traditionnelle et les associations religieuses, les chambres de métiers (chambre de commerce d'industrie et d'artisanat, les chambres d'agricultures), les organisations syndicales et les mouvements associatifs de promotion culturelle, de promotion de la femme, les mouvements associatifs de défense des droits humains et de l'environnement ainsi que les organisations de la jeunesse (USN et conseil national de la jeunesse).

A ces mouvements de la société civile viennent s'ajouter des enseignantschercheurs et des personnalités reconnues pour leur compétence en matière économique, sociale ou culturelle. Mesdames, Messieurs, à travers le CESOC, la République reconnaît qu'en marge de la société politique, existe un lieu d'expression organisé qui contribue non seulement au débat public, mais aussi à l'élaboration des normes à caractère économique et social. De part sa composition, le CESOC traduit un bel exemple d'institution constitutionnelle d'échanges et de dialogue.

Le CESOC traduit également la vision d'une gouvernance nouvelle basée sur la démocratie participative qui institutionnalise la participation citoyenne dans la mise en place des politiques publiques sans remettre en cause l'élection des représentants, ni leur légitimité. Elle renvoie, tout simplement, à un idéal de gouvernement dans lequel la légitimité d'une décision repose, au delà de l'élection, sur l'existence d'une discussion préalable, à laquelle devraient pouvoir participer tous ceux que la décision concerne. Elle produit davantage de justice sociale en permettant aux représentants des corps intermédiaires de participer à l'élaboration de normes relevant des sphères économique, sociale et culturelle.

Ce faisant, la démocratie participative lève les barrières qui maintiennent certains groupes sociaux hors du jeu politique, elle permet l'émergence d'une citoyenneté active et bien informée. Mesdames, Messieurs, cette mission d'éclosion de démocratie participative dévolue au CESOC est pour moi d'une très grande importance. En effet, les avis que les conseillers seraient appelés à donner sur des textes de lois à caractère économique, social et culturel pourraient, j'en suis convaincu, éclairer mes décisions, celles du gouvernement et de l'Assemblée Nationale. Je suis convaincu que l'inclusion de toutes les couches socio- professionnelles de notre pays dans le processus d'élaboration de la dé- cision politique est essentielle pour la vitalité de notre démocratie et pour la cohésion de notre Nation.

Ma conviction est que la participation de tous les nigériens est un vecteur de transformation sociale, elle est la condition sine qua non pour résoudre les multiples défis auxquels fait face notre pays. Mesdames, Messieurs, mes activités politiques m'ont permis, en visitant les villes, les villages et hameaux du Niger, d'identifier les problèmes socio-économiques auxquels sont confrontées nos vaillantes populations. C'est donc en connaissance de cause que j’ai à leur sanction l'ambitieux programme de la renaissance sur la base duquel les nigériens m'ont fait confiance en m'élisant Président de la République.

Ce programme comporte des réponses aux préoccupations économiques, sociales et culturelles de notre peuple. Pour réaliser ce programme, la tâche sera fastidieuse et j'en suis conscient. Ma détermination, celle du gouvernement ainsi que celle de la majorité parlementaire sont très fortes, mais elles ne suffisent pas. C'est pourquoi dans mon discours d'investiture, je disais «...j'aurais besoin de tous ceux qui auront à partager la charge du pouvoir avec moi. Au delà d'eux, j'aurais besoin de l'aide de tous les nigériens...». Je réitère devant votre auguste Assemblée cet appel.

En particulier, je demande votre implication dans la sensibilisation de notre peuple face aux enjeux sécuritaires auxquels doivent faire face les pays du Sahel. Notre peuple doit savoir que nous avons le devoir de ne pas succomber au syndrome de Munich. Notre position est claire : nous assumerons toutes nos responsabilités face aux menaces auxquelles la sous-région est exposée et notre peuple doit apporter tout le soutien nécessaire aux forces de défense et de sécurité chargées de la défense et de la sécurité du territoire. Notre peuple doit connaître sans ambiguïté le visage de l'ennemi :

(ennemi, c'est celui qui déshonore notre religion en volant, en violant, en s'adonnant au trafic de dogues. L'ennemi c'est celui qui vit de l'industrie des otages. Ce qui s est passé à Dakoro dans la nuit du 14 au 15 Octobre est là pour le prouver : en effet, enlever le personnel humanitaire d'une ONG chargé de lutter contre le paludisme notamment au bénéfice des enfants de moins de cinq (5) ans, n’est-ce pas un crime ? N'est-ce pas agir directement contre les intérêts de notre peuple qu'on veut priver de services sociaux de base dans l'éducation, la santé, le secteur de l'eau et aussi celui de l'alimentation ? Qui osera dire que les auteurs de tels actes sont des musulmans ?

Notre peuple doit se mobiliser comme un seul homme pour traquer ces bandits, ces mécréants sans foi ni loi. Mesdames, Messieurs, les conseillers que vous êtes doivent aussi contribuer à sensibiliser les populations sur la nécessité de ne pas gaspiller ni brader les fruits des excellentes récoltes enregistrées durant la présente campagne agro-pastorale. Notre peuple doit garder en permanence en mémoire que la situation alimentaire est toujours fragile au Sahel. Il ne doit pas oublier que notre pays enregistre, en moyenne, une année de sécheresse sur deux.

Il ne doit pas oublier les souffrances endurées suite à la sécheresse de 2011, période au cours de laquelle le gouvernement et ses partenaires ont dû se mobiliser pour créer les conditions de mise à la disposition des populations de plus de 700000 tonnes de vivres dont la moitié produite par le programme d'irrigation d'urgence et l'autre moitié achetée sur les marchés, soit un tonnage supérieur à celui du déficit enregistré. Le gouvernement et ses partenaires ont également créé des emplois à travers les activités génératrices de revenus. Ils ont, en fin, transféré et distribué pour près de 58 milliards d'argent en espèces.

Toutes actions confondues, le montant global des ressources mobilisées en faveur des populations, pendant cette situation difficile, atteint 155milliards de FCFA environ. Je remercie tous nos partenaires pour leur mobilisation et leur lance un appel pour qu'ils continuent à nous appuyer pour la mise en œuvre de l'initiative «3N » 2012- 2013 Mesdames, Messieurs, les urgences humanitaires et sécuritaires liées notamment aux conflits libyen, ivoirien et malien ainsi qu'à la crise alimentaire et aux récentes inondations, n'ont pas détourné le gouvernement de la nécessité de concevoir et d'adopter un plan de développement économique et social (2012-2015) qui trace les grandes lignes de la politique économique et sociale qui sera menée pour les années à venir.

Ce plan, élaboré dans le cadre des orientations de la Renaissance et composé de programmes structurants, permettra, une fois mis en œuvre, d'accroître sensiblement la croissance de notre économie, d'améliorer les indicateurs sociaux de base (santé, éducation, eau) et de faire reculer le chômage, notamment celui des jeunes. Je veillerai à ce que les projets de lois à caractère économique, social et culturel pour l'exécution de ce programme soient transmis à votre Assemblée pour avis. Je souhaite que les travaux de l'Assemblée Nationale soient davantage articulés à ceux du CESOC.

Je souhaite aussi que le CESOC joue pleinement sa mission de conseil auprès du Président de la République, de l'Assemblée Nationale et du gouvernement dans l'élaboration des lois et décisions relatives aux politiques publiques. Une bonne décision est le fruit d'une bonne délibération. La norme n’est légitime que si elle est fondée sur des raisons publiques résultant d'un processus de délibération inclusif et équitable, auquel tous les citoyens peuvent participer et dans lequel ils sont amenés à coopérer librement. La contribution du CESOC dans l'élaboration des textes renforcera la légitimité des actions de mise en œuvre de ce plan du développement économique et social :

cette contribution permettra de le réajuster si cela s'avérait indispensable. Pour une prise en charge efficace de cette mission, l'Assemblée Nationale vient d'adopter, sur proposition du gouvernement, une loi modificative permettant d'améliorer les conditions matérielles et financières de travail des responsables en charge de la direction du CESOC. Votre expérience et votre sagesse, Mesdames et Messieurs les conseillers, permettront au CESOC de jouer son rôle pour le bien-être de notre peuple. Les défis qui nous attendent sont immenses. Je compte tout particulièrement sur la sagesse, l'expérience et la rigueur du Président Moussa Moumouni Djermakoye, Président du CESOC. Je vous recommande, par conséquent, de vous mettre immédiatement au travail. Je vous remercie.»

Commentaires  

 
0 #4 Ori Nguessan 17-10-2012 18:05
Gomni toi tu es toujours negationiste, tu es un mec mauvais
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0 #3 anti-lumana 17-10-2012 13:57
Mais vous aussi, il faut trouver a manger a tout les partenaires... Si on peut creer une institutions en charge des quoi je ne sais on va le faire pour casser d'autre gens.
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+2 #2 Gomni 17-10-2012 11:57
Le Niger n'a nullement besoin d'une telle structure. Ce dont il a besoin, c'est d'un president visionnaire et bosseur appuye par un gouvernement de technocrates, le tout controle par une Assemblee Nationale comportant au moins une majorite de deputes qui savent lire.
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+1 #1 ZARMANGAIDAIZE 17-10-2012 09:53
Le CESOC fait parti des institutions à dissoudre pour une gestion efficace et efficiente de nos maigres ressources..Cet te institution gloutonne et budgétivore engloutit des moyens et des ressources considérables pour des résultats piètres et insuffisants... Je crois que notre pays n`a pas besoin d`un CESOC.
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