GOUVERNANCE A quand la fin du népotisme au Niger ?
- Écrit par A.S. (LE COURRIER N° 230 DU 17 OCTOBRE 2012)
Le Niger, pays pauvre, est victime depuis un certain temps des pratiques néfastes à son développement.
Des pratiques liées dans la plupart des cas, à la gestion des hommes et des femmes chargés d'animer son administration. Dans la gestion des ressources humaines, on constate le plus souvent des dérapages, du favoritisme, du népotisme et du clanisme, toute chose qui est source de frustrations et de déchirure sociale. Ce fléau avait débuté pendant la période du Tazartché et avait atteint son paroxysme au cours de la transition militaire du CSRD, avec l'instauration du PAC (parents, amis et connaissances), comme système de gouvernance.
Aujourd'hui encore, on constate de plus en plus une certaine survivance de ce mal social avec des nominations qui s'apparenteraient au népotisme et qui ressembleraient au clanisme. Un des exemples le plus illustratifs qui a sonné le glas de cette situation, c'est sans doute, cette affaire d'affectation d'un proche d'un dignitaire du régime actuel qui avait refusé d'obtempérer à la décision de la Directrice Générale de l'époque. Une affaire qui avait poussé la Directrice à la porte avant d'être affectée au poste refusé par le "protégé ".
C'est dans ce contexte de frustrations et d'humiliations, qu'intervient la remise des Nigériens au travail. Or, pour amener les Nigériens à se remettre résolument au travail, il faut à tout point de vue que les autorités extirpent, de notre administration, trois maux : le favoritisme, le népotisme et la politique. Il faut aussi qu'il y ait réparation, dans tous les cas, des dommages dont auraient été victimes des agents de l'administration. Cela, au nom de la justice sociale et du serment du Président de la République de :
" veiller à la neutralité de l'administration et au respect des textes qui consacrent sa dépolitisation. " C'est ainsi que dissiperont les frustrations et les agents de l'administration, à tous les niveaux, vont certainement et réellement se sentir concernés par la construction de notre nation.

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