Situation socio politique: L'ARN rentre en transe politique
- Écrit par Ali Soumana (LE COURRIER N° 231 DU 24 OCTOBRE 2012)
Les prochains jours s'annoncent difficiles pour le régime actuel.
A la grogne sociale née des perturbations dans le secteur des transports et la menace des syndicats du secteur de l'éducation de déterrer la hache de guerre, est venu s'ajouter le réveil de l'opposition politique, donnant l'ambiance d'un malaise général. Tout se passe comme si soudain le ciel a décidé de tomber sur la " Renaissance ". Dans le courant de la semaine dernière, l'Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN) était au grand complet au domicile de l'ancien président de la République Mamadou Tandja. Au-delà des simples questions abordées comme la préservation de l'intérêt national, il a sans doute été question de stratégies de reconquête du pouvoir.
Plusieurs plans seraient déjà échafaudés dans le but de casser la cohésion du Mouvement pour la Renaissance du Niger (MRN). Selon les spécialistes de l'opposition, le contexte du moment s'y prête plus que jamais. Avec bien évidemment d'une part la grogne sociale née de la question du pétrole (manifestations et grèves des taxis et des transpor teurs d'hydrocarbures) et la menace des syndicats du secteur de l'éducation pour l'amélioration de leurs conditions de vie.
Et d'autre part, l'ambiance plus ou moins morose au sein de la majorité au pouvoir qui peut être étayée par la dernière sortie du 4ème viceprésident de l'Assemblée Nationale, Mohamed Ben Omar du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP Jama'a, membre du MRN, revêtu de son boubou de tazartchiste et qui a démonté en pièces les arguments du Ministre de l'Energie et du Pétrole sur justement la question du pétrole nigérien. Selon donc des sources concordantes, l'opposition politique a décidé cette fois de prospecter la voie de la " rue " et de manoeuvres de division pour compliquer au président de la République, Issoufou Mahamadou l'équation de la gestion de l'Etat.
Les experts de l'ARN projetteraient de se réunir en une espèce d'universités d'été pour peaufiner et affiner les stratégies. Avec l'approbation bienveillante de certains éléments de la majorité qui ne veulent plus appréhender la gestion du pouvoir dans une perspective à la rose. Pour l'heure, il semble que les avis sont partagés sur la formule à adopter. Si pour certains, il faut abandonner la voie des recours intempestives à la cour constitutionnelle pour trancher les antagonismes et prendre le chemin des manifestations politiques de terrain d'envergure pour secouer l'arbre de la " Renaissance ", d'autres, par contre, tout en reconnaissant le fait évident que la politique est une question de rapport de forces, pensent qu'il faut cumuler les deux stratégies, celle d'acculer le régime sur le respect de la constitution et de mener des actions de mobilisation et de proximité sur le terrain.
Il ne manque pas également un troisième pôle pour lequel il faut savoir tout simplement manoeuvrer et conduire le pouvoir actuel dans une situation de cohabitation. Comme on peut le constater, les prochains jours s'annoncent très difficiles pour le régime actuel qui sera sur plusieurs fronts. A moins que la guerre imminente qui se prépare au Mali n'arrive à détourner pour un tant l'opinion nationale.

Commentaires
"...Voila des sans idées qui veulent comparer issoufou a seini Omar...et...va egaler Hama ou Issoufou en matiere de gestion du pouvoir...il faut que le MNSD se calme et prepare tranquillement la conquette du pouvoir d ici 2016".
Sache, oh Bagobiri! Le temps n'appartient qu'à Dieu, et ceux du MNSD en sont conscients, bcp plus conscients que ceux-là de ton espèce qui croient que la Force et la Puissance ne proviennent pas de Dieu pour ainsi négocier un pouvoir brulant sur les bras. Nous au MNSD comme à la CDS RAHAMA et l'ensemble des partis membres de l'ARN, rejetés à plus de 56% aux élections, nous croyons en méditant et répétant: "Lâhaoula wa lâkwata illa billahi alioul adzim". Garde ton conseil et sache que l'ARN est toujours disposée d'assister ce sincère fils de l'Ader enfant de Dan Dadji, Son Excellence le Président Mahamadou Issoufou afin que sa gestion soit une réussite; c'est le bonheur du peuple.
Je pense bien que les uns et les autres qui combattent la secte "BOKOHARAM", sont ceux-là même qui la développent en l'alimentant financièrement pour mieux détourner la raison des croyants avant de les écraser au nom de l'Islam. Les premières victimes de cette branche religieuse ont été infiltrés et bien conditionnés par les ennemis de la Noble Religion qui les ont canalisés et drainés vers l'idée "Bokoharam" qui n'aurait jamais été celle d'un fidèle croyant car, le Prophète Mohamed (PSL) Messager Envoyé pour guider l’humanité, a laissé un Hadith authentique au Musulman pour qu'il aille chercher le savoir même en Chine. Donc, tout celui qui va contre ce Hadith, s'oppose à la parole prophétique et n'est donc pas bon croyant. Les ennemis de l'Islam ont trouvé la ruse grâce au "Cheval de Troie" pour et contre l'Islam sous l’idée de "Bokoharam" en l'infiltrant pour lui faire des ennemis, le combattre ensuite et l’exposer.