Gouvernance politique Issoufou Mahamadou ouvre 5 fronts contre lui-même!
- Écrit par Moussa NAGANOU (LE PATRIOTE 15 - N° 83 DU 7 NOVEMBRE 2012)
Le président Issoufou a bien voulu ouvrir des fronts sociaux contre lui-même parce qu’on ne dira pas qu’un président de république ne connaît pas les capacités de nuisance des multinationales tels Areva, CNPC, de la société civile, les syndicats ou le peuple sur son régime.
Il vient de signer un protocole additionnel instituant une indemnité de transport et de loyer avec les travailleurs pour espérer leur adhésion à son bluff. Ancien directeur national des mines et ancien directeur d’exploitation à la société des mines de l’Air ( Somair), il faut dire que c’est cette société qui l’aurait initié en politique avec 100 millions de francs CFA comme indemnité pour son départ volontaire dans les années de la création du PNDS Tareyya. Comment peut-il sincèrement s’opposer à Areva aujourd’hui? Il est attendu par son homologue français François Hollande le 14 novembre prochain à Paris dans le cadre d’une table ronde en faveur du Niger, apprend-on.
Lorsque le président Mamadou Tandja avait opposé son niet à Areva, il avait le soutien massif d’une bonne partie de son peuple.
Le régime de la 7è république doit inquiéter tout patriote sincère au regard de la fragilité qu’il manifeste de jour en jour à travers les actes politiques maladroits qui confirment chaque jour, l’amateurisme de ses acteurs. Et ces actes se multiplient aussi bien au sein du gouvernement que chez le magistrat suprême lui-même, qui ne se rend pas compte qu’il s’isole. Le président de la république vient en effet d’activer cinq feux contre lui-même. Cinq fronts qui risqueront de mettre très mal à l’aise la bonne marche de son régime. La mauvaise gestion du mouvement des transporteurs urbains et ceux des hydrocarbures ont entraîné tout d’abord, le réveil du front social avec le meeting de la société civile le 22 octobre dernier.
Un vaste mouvement de ralliement est en cours avec déjà des déclarations de revendication ou de positionnement. Il faut dire que la société civile nigérienne commence à se démarquer des actes de ce gouvernement même si quelques organisations très peu représentatives, les cautionnent encore avec le sentiment profond de vraie redoute. Ensuite, c’est le troisième pilier du régime qui s’écroule à petit feu avec le désengagement des magistrats à travers leur syndicat autonome (SAMAN), des avocats (avec les membres du barreau de Niamey) et des autres agents de la justice mobilisés autour du SNAJ (syndicat national des agents de la justice).
Les travailleurs de la justice (magistrats, avocats et autres agents) ont exprimé un symbole fort, ce vendredi 2 novembre à la capitale Niamey, face à l’autorité de l’Etat. Ils ont choisi le palais du tribunal de grande instance hors classe de Niamey, pour consacrer une journée de l’indépendance des magistrats à travers deux déclarations conjointes notamment celle des magistrats et celle des avocats avec le soutien massif des agents de la justice. Ils ont dénoncé entre autres l’affectation arbitraire des magistrats, une série d’actes attentatoires à l’indépendance de la justice, à l’autorité de la justice, des déclarations tendant à jeter de discrédits sur l’institution judiciaire et ses décisions, tentatives de mise sous coupe réglée la justice.
L’affectation du substitut du procureur Abdoulaye Ahmed est interprétée comme une affectation sanction par ses collègues. Pire encore, ce magistrat risque d’être poursuivi pour une affaire de cocaïne le concernant, selon le ministre de la justice, Garde des sceaux, Marou Amadou intervenant sur la télévision nationale, le 1er novembre 2012 dernier. Une situation qui fait rallier les opinions contre le gouvernement. On peut remarquer aujourd’hui que l’opinion publique majoritaire converge en défaveur du gouvernement. Le peuple réclame des conditions de vie meilleure. Cela signifie en clair qu’il y a un mécontentement légitime et populaire. A cela s’ajoute le bras de fer engagé par le gouvernement contre la société nucléaire française Areva.
Le président de la république s’insurge contre la faible contribution des revenus de l’uranium sur le budget national qui est seulement de 5% de puis plus de 40 ans d’exploitation. Le président Issoufou entend obtenir une hausse des revenus de ce minerai pour réaliser son programme de renaissance pour les nigériens. Attendu le 14 novembre à Paris, pour une table ronde en faveur du Niger, le président nigérien a tapé du point sur la table pour exiger une augmentation substantielle des revenus et un respect de délai d’exploitation du gisement d’Imouraren. Egalement, les Chinois ne sont pas épargnés par cette fureur du président Issoufou Mahamadou qui se dit déterminé à mener une bataille des chiffres avec les Chinois sur le pétrole nigérien.
Depuis le retour du président nigérien au pays de Hou Jin Tao en juillet dernier, avec les revendications de réduction des prix élevés de l’or noir à la pompe par les populations, le gouvernement essaie de hausser le ton sur les partenaires Chinois, faisant d’eux du coup des fautifs. Tout porte à croire que c’est une opération de bluff d’autant plus que les ministres Foumakoye Gado et Bazoum ont toujours du mal à convaincre les nigériens avec ‘’leur masturbation intellectuelle’’. Au regard du désordre, tout le monde est ministre du pétrole au Niger dans la mesure où le vrai occupant du ministère de l’or noir n’arrive pas malgré sa puissance à imposer sa vision faisant du coup avaler une couleuvre aux nigériens après avoir brisé leur rêve sur le pétrole nigérien.

Commentaires
prions Allah afin detruise tout celui nuisible pour le niger
*8
la preuve le président tanja a reussi à revaloriser le prix de l'uranium grace à l'appui de toutes les couches de la poupulation, mais malheuresement il a échangé le produit de la lutte poupulaire contre le tazartcché preuve qu'li a mis en avant son interet au detriment de l'interet général
Donc Issoufou on est avec toi mais il ne faut échanger notre lutte par une promesse Française d'un soutien pour un second mandat .
Au lieu de voir un Président qui gère un pays en difficultés, il voit des difficultés qui gèrent le Président.
Eh bien, monsieur le journaliste, prends sa place !
Dommage pour le pauvre Niger.
Cet article est complétement absurde. Nous devons quelque soit notre bord politique faire bloque derrière notre président en ce qui concerne la question légitime de valorisation des différents accords miniers et pétroliers de notre pays. Nous devons même être en avance sur le président en ajoutant des nouvelles visions pour lui montrer notre désir de voir notre pays bénéficier d'avantage de ces ressources naturelles. Sur ce sujet cet article est complétement à la plaque. Sur le plan social et de politique intérieur, cet article a encore raté la fond. Il y a certes eu des contestations des syndicats de transport et leur entêtement sur la fixation de prix mais au global il est plutôt satisfaisant de voir la méthode avec laquelle le gouvernement négocie et obtient des résultats avec des syndicats dans notre pays. Il faut s'en féliciter des accords signés la semaine dernière. et il faut une veille pour assurer leur respect.
Pour les grève des taximen et le magistrats, tout a été résolu.
Tout redevinu à la normale. Maintenat c'est vous qui avez des problèmes, parce que vous êtes encore nostalgiques du tadjartché.
Nous, nous et le Niger avançons.
Comment peut-on rationellement critiqué un homme qui essait de redonner sa souveraineté energétique qu NIger? Comment peut-on mui en vouloir de renégocier avec les chinois et les Français afin que les retombés profitent d'avantage aux nigériens et au budget national? QU'est en train de devenir le Niger? Il y a beaucoup de choses sur lesquels on peut critiquer ce régime mais la question mibnière n'en est pas une. C'est un acte antipatriotique et une hérésie civique de ce journaliste. Et il ose appeler son journal "Patriote"!!!