Justice Non-lieu pour le Ministre Marou Amadou
- Écrit par ALPHA (LE COURRIER N° 233 DU 7 NOVEMBRE 2012)
Vous vous rappelez, peut-être, de la déportation en 2009 de Marou Amadou à l'époque président du front uni pour la sauvegarde de la démocratie (FUSAD), " pour refus de reconnaître l'autorité ", suite à une déclaration dudit front au moment du déclenchement de la folie politique de Tandja et de ses thuriféraires.
A l'époque des faits, c'était avec une hargne politique sans pareille que l'autorité tazartchiste avait " ligoté " et jeté Marou Amadou à la prison de haute sécurité de Koutakalé. C'est donc ce vraifaux dossier qui vient d'être déclaré non- lieu par le doyen des juges du tribunal hors classe, le 25 octobre 2012. Le doyen des juges, dans une indépendance totale, a déclaré la poursuite conte Marou Amadou prescrite, donc il n'y a pas lieu de poursuivre. Cette décision judiciaire discrète davantage le Tazartché et ses partisans qui avaient voulu faire de la justice, un instrument de règlement des comptes politiques.
Un désaveu pour les tazartchistes et leurs complices tapis dans le système judiciaire. En tout cas, depuis la fin de l'ère tazartché, l'indépendance de la justice s'affirme de plus en plus à la satisfaction des justiciables. Il ne reste plus à l'Etat que de doter la justice des moyens conséquents pour qu'elle puisse jouer pleinement son rôle et être un bouclier pour les citoyens contre la dictature des gouvernants. Le retour de la sérénité dans le secteur après la signature du dernier décret portant augmentation des indemnités des magistrats est une voie pour redonner aux magistrats leur place dans la société et les mettre à l'abri d'une situation qui pourrait avoir des graves conséquences sur le fonctionnement de l'appareil judiciaire et de l'Etat de droit.


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