Gouvernance La fuite en avant du maire Issa Hamani
- Écrit par Ali Soumana (Le Courrier N° 233)
Comme il fallait s'y attendre la publication de l'article dans le numéro 332 du journal ''LE COURRIER'', le Maire Issa Hamani n'a pas perdu de temps pour mettre en oeuvre une stratégie de riposte complètement en porte à faux avec les griefs qui lui sont reprochés.
Déboussolé par le vertigo qui s'est emparé de lui et, certainement, mal conseillé, le maire " harceleur " a organisé, dans des milieux peu recommandables pour une autorité communale qui se respecte, une campagne de dénigrement en bonne et due forme contre le journal ''LE COURRIER'' et ses animateurs. Soit ! On ne peut plaire à tout le monde. Mais puisque cela n'avait pas satisfait ses ambitions, il changea de fusil d'épaule pour porter plainte contre le directeur de publication du journal à l'ONC et à la justice. Nous n'attendons pas moins de sa part.
Mais nos lecteurs doivent savoir que l'article que nous avons écrit était inspiré d'une plainte que nous publions intégralement en fac-similé. En dehors de son contenu, nous n'y avons rien ajouté de personnel. Par conséquent, le maire peut encore attendre le jour où il nous verrait décontenancé dans l'exercice de notre métier de journaliste. Le fait que le maire du 5ème Arrondissement de Niamey, sensé connaître la loi et ses procédures, porte plainte à deux niveaux différents pour une même affaire est révélateur. D'abord, il étale au grand jour son incurie.
Ensuite, il révèle qu'il n'a pas confiance aux institutions de la 7ème République et enfin, il prouve qu'il est un homme enclin au harcèlement. Que Dieu garde les faibles ! Mais gardons notre calme et laissons la plainte portée contre lui à la HALCIA faire son chemin. En attendant, l'ONC, étant une autorité de régulation du secteur de la communication, il doit s'abstenir de statuer jusqu'à ce que la HALCIA fasse ses investigations par rapport à la poursuite déjà engagée contre le maire. En ce qui concerne le journal " le Courrier ", nous sommes effectivement en possession des preuves que le terrain appartient effectivement au promoteur de l'hôtel.
Pour l'heure, aucun journaliste du journal "le Courrier" n'a fait l'objet d'une poursuite judiciaire pour détournement de deniers publics, sauf pour avoir défendu la Démocratie et l'Etat de droit. Allez-y comprendre !

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