Une crise institutionnelle coûte que coûte
- Écrit par BIZO (Le Canard déchaîné N°558)
On n’en est pas très loin et, déjà, les premières bourrasques du Tsunami sonnent le glas.
C’est quoi toutes ces déclarations intempestives qui, malheureusement ou heureusement, mettent à nue des dysfonctionnements criards dans la gestion non pas des affaires de l’Etat, mais du pouvoir lui-même ? Le pouvoir même de la 7ème République est aujourd’hui en train d’être remis en cause, souvent par ceux-là mêmes qui ont déployé leurs énergies à le construire. Un petit exemple, c’est le cas des taximan ! Rappelez-vous, vous qui sortiez au moment des joutes et autres JAT contre la déstabilisation des institutions de la 5ème République, oui, souvenez-vous de l’apport combien inestimable qu’avait joué ce syndicat, principalement les taximen membres de la CDTN.
Rappelez-vous des débrayages et autres sit in et meetings entretenus par les agents de l’agriculture et autres réunis autour de Soumaïla Bagna. Ne parlons même pas des scolaires et étudiants que les plus fins stratèges de la CFDR mobilisaient contre le projet Tazartché. C’est tout simplement révoltant que l’on constate que ce sont principalement ces syndicats qui aujourd’hui sont en conflits ouverts avec la 7ème République. Soit. On constate aujourd’hui une tendance à la mobilisation générale des syndicats (Même si on vient de duper l’ITN avec quelques promesses au lieu d’attaquer l’épineuse question des incidences financières) et même de la société civile.
Gestion maladroite des inondations ; une rentrée scolaire des plus scandaleuses avec des hangars qui tardent et des tentes polaires suffocantes ; la porosité du territoire avec des enlèvements au coeur du pays ; le tâtonnement dans la gestion des crises avec les syndicats des transports et de l’éducation ; bref, rien que des vérités appuyées par une conclusion dure et simple, l’amateurisme dans la gestion du pouvoir. S’il vous plait, ce n’est quand même pas le MNSD et ses sbires du tazartché qui va donner des leçons aux démocrates de la Renaissance. Et si cela se passe ainsi, disons tout juste qu’il y a dégringolade et changement d’option quelque part. A-t-on troqué les analyses et réflexions hautement sélectives de la propagande électorale contre le vertigo du pouvoir ?
Car, si l’opposition irrite, le pouvoir aussi grise au point où, si l’on ne prenne garde, on bascule dans la déperdition qui est toujours préjudiciable en politique. A l’allure actuelle des choses, il ne reste plus à l’opposition que l’étincelle d’une éventuelle crise institutionnelle. Opposer ou la Présidence à l’Assemblée Nationale, ou l’un ou l’autre à la Primature et le tour est joué. Même le diable donnerait raison à qui vous savez pour encore tout remettre en cause. Un éternel recommencement dont le dernier n’a pas encore fini de donner toute la mesure de la gabegie orchestrée. Gageons très vite de jouer à l’apaisement en apportant les réponses qu’il faut à qui il faut.
La plupart des préoccupations se résument à des questions corporatistes que l’on peut rapidement et efficacement résoudre en mettant les moyens qu’il faut. Ne soyons pas cupides ; ne visons pas les réalisations d’éclats alors que le peuple aspire juste à un meilleur être. Avec les magistrats du SAMAN, avec les transports et taximen, avec tout ce beau monde qui bouge, évitons le bras de fer. C’est le Niger qui en a besoin non pas vous individus isolés. L’on comprend bien que les gens aient des états d’âmes. Mais qu’ils sachent que quand ils parlent, c’est le peuple tout entier qui les écoute.
Surtout, qu’ils sachent que l’hyène est aux aguets des bourdes et autres ratés pour y rebondir. Ça chuchote déjà des choses, ça chuchote l’incapacité de la Renaissance à renaître. A bon entendeur, salut.


Commentaires
QUANT A LA CRISE INSTITUTIONNELL E IL Y EN AURA PAS QUE LES GENS SE DETROMPENT ET QU ILS SE METTENT AU TRAVAIL TOUT SIMPLEMENT.
LE NIGER EST ENTRAIN DE PROGRESSER.
SEULEMENT IL Y A ENCORE QUELQUES UNS QUI CHERCHENT A FAIRE DU BLOCAGE PAR LEUR ACTE DE SABOTAGE.CEUX LA MEME QUI CONTINUENT A GARDER DES POSTES DE RESPONSABILITE DU AU BANNISSEMENT DE L EXCLUSION.
DE FOIS ON SE POSE MEME LA QUESTION SI ON NE DOIT PAS FAIRE USAGE DE L EXCLUSION POUR NE METTRE QUE LES MILITANTS DU PNDS?AINSI NOUS ALLONS TOUS REVENIR AU PAYS ET OCCUPER CERTAINS POSTES STRATEGIQUES.
On parle des taxi men, je pense qu il faut que la reglementation change dans ce pay, du moment ou le commerce est liberalise il n y a meme pas besoin de fixer la course de taxi, ils peuvent demander ceux qu ils veulent on va voir comment le pauvre Nigerien peut payer plus , ils vont a la catrostrophe, l etat doit accelerer le transport urbain en le liberalisant, d avantage .