Entre l’opposition politique et la majorité Hama Amadou accablé
- Écrit par Moussa NAGANOU (LE PATRIOTE 15 - N° 84 DU 14 NOVEMBRE 2012)
Le Mouvement pour la renaissance du Niger (MRN) souhaiterait que le Président de l’Assemblée nationale, premier allié du PNDS et 2è personnalité de l’Etat, Hama Amadou, soutienne aveuglement le régime de la 7è république...
qu’il marche ou qu’il marche pas, sans réfléchir, sans écouter et sans se soucier du peuple qu’il représente à la tête de l’Assemble du Niger. Mais un homme d’Etat ne peut agir comme un poulet en cage et assumer véritablement sa les responsabilités qui sont les siennes en toute circonstance. Il doit en effet faire usage de la carotte et du bâton pour châtier lorsque nécessaire et caresser qu’il sied. Le PNDS ne voit pas de bon oeil un tel comportement sincère et honnête de la part de son allié Hama Amadou. Il faudrait donc trouver les moyens de l’accabler pour le mettre aux ordres lorsqu’il n’y a pas de dossier pour le maintenir en laisse afin de pouvoir l’entrainer dans les micmacs du régime des philosophes socialisant.
Décidément, le lion de Dan Dadji ne se réveillera pas de sitôt tout comme on ne réduira pas les prix des hydrocarbures à la pompe, de sitôt. Depuis l’arrêt de la haute cour de justice accordant une relaxe pure et simple au président de l’Assemblée Nationale, Hama Amadou, la majorité au pouvoir n’a cessé de tanguer. Il faut dire que le PNDS Tareyya, principal parti majoritaire au pouvoir, qui tenait son allié avec cette affaire dite du ‘’fonds d’aide à la presse 2001’’, redoute fortement la rupture de cette alliance au point d’afficher ses faiblesses aux yeux de l’opinion publique. Coup sur coup, il a emmené le Président de la république à signer le limogeage de deux procureurs dont Abdoulaye Ahmed (substitut du procureur au tribunal de grande instance hors classe de Niamey) et l’intègre procureur général près de la cour d’appel de Niamey, Abdouramane GAYAKOYE.
Le corps judiciaire du Niger dans son ensemble (magistrats, avocats et autres agents de la justice) a consacré le vendredi 2 novembre, « une journée pour une justice indépendante ; la justice à la solde du pouvoir : non ; la justice pour le peuple : oui ». Les magistrats entourés des avocats et agents de la justice ont clamé haut et fort, l’indépendance de la justice. Une situation qui n’est jamais arrivée au Niger si ce n’est, au cours de la 7è république. ‘’Le ridicule ne tue pas’’, selon l’adage, on voit partout, la main de Hama Amadou dans les erreurs d’appréciations commises par le PNDS Tareyya. Même dans les décrets signés des mains du Président de la république, l’on voit la main du Président de l’Assemblée nationale comme s’il n’est guidé que par celui-là. ‘’Si Hama Amadou est totalement blanchi par la justice, il sera ingérable’’, apprend-on du cercle des philosophes socialisant au pouvoir.
Avant cette relaxe prononcée par la haute cour de justice, le président de l’Assemblée nationale était parti à Maradi, la capitale économique du Niger pour tenter de donner du tonus à ses militants face au débauchage à outrance du PNDS Tareyya jusque dans la cour de Hama Amadou sous le silence complice du Président de la république. Tenez pour exemple le débauchage grossier au moyen d’un passeport diplomatique du grand militant de Lumana au Togo, le richissime homme d’affaire surnommé ‘’ PACHA’’. Le PNDS Tareyya a besoin de Hama Amadou uniquement pour qu’il le soutienne et en toute circonstance, bouche cousue sur tous les ratages politiques du régime.
Dire que le régime gère bien le pays, déclarer partout que le Président Issoufou Mahamadou est un grand travailleur qui a donné de l’emploi à la jeunesse nigérienne même si les jeunes attendent encore, se taire face au cri du peuple, fermer les yeux et la bouche lorsque même la rentrée scolaire a du mal à être effective depuis un mois, soutenir partout que l’école est gratuite pour les enfants nigériens de moins de 15 ans même si aucune disposition en terme d’infrastructures n’a été prise pour qu’il en soit ainsi. En tant qu’allié, le Président Hama Amadou doit suivre les yeux atones face à tous les dérapages du régime comme si lui-même n’est pas un homme d’Etat et n’a aucune expérience à faire valoir pour accompagner son allié. Pourtant, qui aime bien, châtie bien, nous renseigne un proverbe.
Lorsqu’il reconnaît les dérapages de son propre régime, il devient ennemi. Il est grand temps que les nigériens comprennent et se méfient d’un tel régime hostile à toute critique. Le PNDS Tareyya est arrivé au pouvoir par la force des critiques auxquelles nous avons tous participé, en relevant les dérapages et autres manquements du régime tazartchisant et finissant du Président Tandja Mamadou. Le PNDS, la force des arguments! N’est-ce pas une force de la critique qui les a conduits jusqu’au pouvoir? Pourtant, le Président de la république a eu plusieurs occasions pour se réveiller et marquer à jamais l’histoire du Niger mais hélas. A l’occasion de ses vacances dans son village natal à Dan Dadji, le Président de la république semblait avoir compris le message des nigériens mais n’a pris aucune décision.
Alors que le comble d’un homme d’Etat, c’est d’ignorer le réel besoin de l’opinion publique bref de son peuple. Malgré les sages conseils prodigués à lui par les notables d’Illéla, dans la modestie et la sobriété qui lui auraient permis de tirer les meilleures leçons couronnées par les plus belles décisions au sommet de l’Etat, jusque-là, rien n’a été fait. Insensible au cri des nigériens. Que veut-il ? Comment ne pas se rappeler de son passage inoubliable (marqué négativement) à la tête du gouvernement de l’AFC (alliance des forces du changement) où il a laissé les travailleurs nigériens grevé pendant 52 jours. Malheureusement, le Président de la république s’est contenté de regarder impuissant comme tout le monde, la situation sociopolitique se dégénérer sous ses yeux.
Cela n’est pas admissible lorsqu’on est investi, Président de la république dans la mesure où la constitution vous consacre, père de la nation. On ne peut pas rester insensible au cri de la jeunesse, surtout lorsqu’on a promis 50.000 emplois aux nigériens par an. Au 3è mois de son retour des vacances, il n’arrive toujours pas à remanier son gouvernement, à coordonner et à harmoniser l’action gouvernementale, à harmoniser la majorité au pouvoir, a prendre en charge les grandes préoccupations d’intérêt national (le chômage, le pétrole, l’école nigérienne, la santé, la vie chère etc.). Tout reste et demeure encore au stade de priorité des priorités. A propos de l’école, le Président de l’Assemblée nationale a appelé au réalisme et au sens de la raison gardée comme il l’a fait pour l’habitat, pour les revenus du pétrole, etc.
Commentant ses propos tenus à ses militants de Maradi, le PNDS considère que le Président de l’Assemblée nationale a lancé un appel de pied à l’opposition. Et l’on parle de rapprochement entre le MNSD et Lumana. Face à la forte crainte manifestée par le principal parti majoritaire au pouvoir malgré son débauchage, le MNSD Nassara a démenti l’idée de tout rapprochement politique envers Lumana pour calmer le PNDS. Il faut accabler le Président de l’Assemblée nationale pour le maintenir dans les fers de l’alliance. Wassalké Boukari dira que l’alliance PNDSLumana est un mariage forcé, le divorce peut intervenir à tout moment. Pour l’instant, le Mouvement pour la renaissance du Niger (MRN) n’arrive pas encore à parler d’une même voix.

Commentaires
Je suis a 100% pour le régime de Issoufou et je sais qu'il a des bonnes intentions pour ce pays. Mais je sais aussi qu'il est entouré de ces gens qui ne vivent que de la mafia et du passe droit.
Tous les régimes que tu as cite ont un point commun: hama. Tant que hama est dans un régime, ce régime la échouera. Il était a la base de la chute de Nafarko, le régime de Tanja n'a marche qu'après avoir chasse hama, et maintenant le régime de Issoufou est bloqué par hama. La seule alternance qui a marche au Niger c'est MNSD-CDS avec hama en prison et le PNDS pour les guider honnêtement sans blocage dans la construction de ce pays.