Recrutement des agents à la Cour des comptes: Silence, on magouille !
- Écrit par L' N° 111 du 19 Novembre 2012
Depuis quelque temps, l’atmosphère est terne à la Cour des comptes (CDC).
Il y a de l’électricité en l’air, comme on dit. Depuis environ cinq mois, un climat de doute, de méfiance et de suspicions s’est installé dans la boîte dirigée par la magistrate Hélène Alagbada. Rien ne va depuis l’organisation d’un concours de recrutement des agents pour le compte de la cette institution judiciaire qui doit donner en principe un bon exemple en cette période dite de la renaissance. Las d’attendre le sort qui leur est réservé depuis leur admission à ce concours d’entrée à la fonction publique, certains candidats n’hésitent pas à pointer du doigt certains responsables de la Cour des comptes qu’ils accusent de faire de hauts et des bas pour leur obstruer le chemin de la fonction publique, malgré leur admission.
De quoi s’agit-il ? Par arrêté n° 0962/MFP/T du 10 juillet 2012 portant ouverture d’un recrutement de vingt (20) agents pour le compte de la Cour des Comptes, 13 jeunes diplômés nigériens ont été déclarés admis. Retenez bien ! Jusqu’ici, aucune disposition n’est prise pour régulariser leur situation, comme après tout test de recrutement à la fonction publique où les admis attendent leurs numéros matricules et l’octroi de tous les avantages afférents à leur nouveau statut d’agent de l’État. Pendant que les candidats admis se battent pour voir leur situation régularisée et commencer à servir le Niger, l’institution judiciaire n’a pas trouvé mieux que de lancer un autre concours pour le recrutement d’agents contractuels en lieu et place des titulaires qui attendent impuissants depuis le 20 septembre dernier.
Comment est-on arrivé là ? La question mérite d’être posée, au regard de l’obscurité qui entoure cette question de recrutement au titre de la Cour des comptes. La misère oblige, des personnes rompues à la recherche de la facilité font des pieds et des mains pour insérer, dans la «précieuse » liste des admis, les noms de leurs parents. Dans les milieux au parfum de la situation, on parle d’une personnalité de la Cour des comptes, - qui aurait vainement essayé de faire passer ses proches, notamment son gendre-, qui serait à la base du blocage et de l’organisation de ce nouveau test de recrutement des contractuels. Cette sale besogne lui permettra de donner du travail aux candidats ajournés par le jury du ministère de la Fonction publique et du Travail.
Au lieu d’aider à bâtir un État de droit et d’espoir dans lequel la récompense est fonction du mérite, certaines personnes qui pensent qu’il faut renaître pendant la Renaissance, cultivent encore l’affairisme, le trafic d’influence et le favoritisme. A l’heure où le Président Mahamadou Issoufou parle de mobilisation des ressources et de remise des Nigériens au travail dans son ambitieux programme de renaissance, certains de ses collaborateurs n’ont trouvé mieux que d’engager le Niger sur des dépenses supplémentaires, onéreuses et inutiles.
Affaire à suivre !

Commentaires
[sourat Qaf /1 8]: « Pas une parole qu'il prononce sans que soit auprès de lui Raqib et 'Atid ».
[sourat Al-Houjourat /12]:« Ne faites pas de médisance les uns envers les autres ».
[sourat Al-Qalam / 11]:«... grand diffamateur, qui va en colportant pour semer la discorde ».
"...Ne médisez pas les uns des autres. Est-ce que l'un de vous aimerait manger la chair du cadavre de son frère? Cela vous répugne évidemment. Craignez pieusement Dieu ! Dieu agrée toujours le retour des repentis et Il est infiniment miséricordieux" . (Sourate 49, verset 12)
"Ne te laisse pas aller à ce dont tu n'as aucune science : l'ouïe, la vue et le coeur, tout cela aura à en rendre compte" (Sourate 17, verset 36)
"Il ne prononce pas une parole sans qu'il n'ait à ses côtés un observateur bien prédisposé (à ce rôle)" (Sourate 50, verset 18).