Niger: ouverture d'"états généraux" de la justice, minée par la corruption
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Des "états généraux" de la justice se sont ouverts lundi au Niger pour tenter, selon le président Mahamadou Issoufou, de "redresser" l'image d'un système judiciaire miné par la corruption, le manque de moyens et les ingérences politiques.
"Notre justice suscite beaucoup de débat et de controverse, elle est l'objet de toutes sortes de supputations qui nuisent considérablement à son image et à son efficacité", a déclaré le président Issoufou à l'ouverture de cette première rencontre du genre, prévue jusqu'à vendredi à Niamey.
Parmi les maux dont souffre la justice, il a cité "la corruption et les interventions du politique", "les sous-effectifs du personnel et l'insuffisance des moyens matériels et financiers".
Citant les résultats d'un récent sondage réalisé dans la capitale par une structure publique, M. Issoufou a affirmé que "plus de 53%" des sondés ont dit "ne pas avoir confiance en la justice", "67%" pensent que "la corruption sévit dans le milieu judiciaire" et "50%" estiment que "le principe de la séparation des pouvoirs n'est pas une réalité".
"Ces résultats renvoient une image inquiétante des rapports entre le système judiciaire et les citoyens" et "cette image doit être redressée", a estimé le chef de l'Etat, mettant en garde contre "les conséquences de l'affaiblissement de la justice sur les institutions et la société".
Il a aussi dénoncé "la vétusté, l'exiguïté et l'inadaptation" des prisons du pays, dont les principales ont été construites durant la colonisation française, avant 1960.
Selon M. Issoufou, 53% des détenus sont en attente de jugement.
Les "états généraux", chargés de dresser un état des lieux de la justice, doivent réunir quelque 500 participants, magistrats et représentants des milieux socio-professionnels. Ils sont financés essentiellement par les partenaires extérieurs, pour près de 300 millions de francs CFA (450.000 euros).
Pour combattre la corruption dans l'administration et en particulier dans la justice au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde, les autorités ont institué en 2011 un numéro vert que les citoyens peuvent appeler. Il a permis de révéler des cas présumés de corruption au sein de la magistrature.

Commentaires
Ma question : ils ont payé pour que ça soit retirer du WEB ou bien
Vraiment ton raisonnement passe au changement de comportement. Je ne suis pas du PNDS, mais je veux un Niger digne de ce pays. Laissons la politique jusqu'au jour des campagne. Pensons a nous meme et a nos enfants. Posons nous la question, que sera notre pays demain et après demain pour un meilleur developpement durable. Que Dieu nous aide dans ce pays.
Pour une justice vraiment indépendante, il faut créer une institution judiciaire a l’image de l’assembler national ou son présidant et les présidents de toutes ses sous institutions sont élus par les magistrats. C’est aussi à ses derniers de déterminer leur règlement intérieur. La justice ne doit pas être gérer pas un ministère de la justice.