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Etat généraux de la Justice : La grande messe pour redonner à la justice ses lettres de noblesse

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Ils étaient plus de 500 participants à l’ouverture, issues de tous les horizons qui se sont retrouvés pour apporter des solutions à la crise que vit notre Justice.

Pour cela, ils ont eu cinq jours pour faire l’état des lieux d’un fondement essentiel pour toute démocratie. Un diagnostic sans complaisance du système devra en sortir.

Au Niger, nous avons moins d’un greffier pour un juge et un pour environ 50 000 justiciable. La lenteur très décriée contre notre système judiciaire trouve ici son explication. Mais outre la lenteur, l’on retient encore d’autres  maux qui ont gangrénés le système comme la corruption ou le trafic d’influence, pour rendre sceptique, nombre de nigériens. Les états généraux, soulignent les organisateurs et pour parler comme eux, devraient ainsi servir de catharsis en vue de la réconciliation des justiciables avec leur justice. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou, le lundi dernier en présence de nombreux invités.

Cette rencontre est donc d’une très haute importance, comme le dira le Président Issoufou, lui qui attache un grand prix à une justice pour le peuple. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, le programme de la renaissance prévoit de promouvoir avec la justice, des valeurs comme l’Etat de droit en vue du réarmement moral de notre société et pour le progrès économique et social du pays à travers l’assainissement de la gestion des affaires publiques.

Des travaux prévus pour durer 5 jours pour des résultats que tout le monde espère, probants

Durant les cinq jours que vont durer les travaux, les participants devront discuter de quatre thèmes principaux : justice et institution, Justice et société, justice et développement et justice et justiciables. Des échanges pour créer les conditions pouvant garantir le respect strict de la loi et « une impunité zéro » qui nous mèneront au le triomphe dans la lutte contre la corruption.

Le Président Issoufou qui a fait de la réussite du forum, un engagement personnel a lui-même présenté un tableau bien peu reluisant de la situation de la justice dans notre pays. Il y a des raisons d’espérer ; même si nul ne s’attendait à une causerie débat, y égard aux rapports quasi conflictuels qu’il y avait entre les couches socioprofessionnelles du métier de la justice et le pouvoir. D’entrée de jeu d’ailleurs, les différents représentants n’ont pas manqué de relever d’amers vérités dans leur « communications de présentation des sensibilités participantes » et quelques dents se sont entrechoquées.

Un couac à l’ouverture : le bureau unidirectionnel qui ne reflète pas les différents représentants

Des nombreux participants auraient tout de même souhaités que le bureau qui dirige les débats du forum puisse être représentatif de ce qui est le corps qui rend la Justice nigérienne. Un ensemble qui repose sur le droit coutumier, le droit religieux et le droit positif…. Pourtant, tous y sont au rendez-vous, les leaders religieux, la chefferie traditionnelle, etc.

L’autre constat, c’est la sous représentation de l’université de Niamey qui a d’ailleurs manifesté un certain mécontentement l’après-midi après l’ouverture. Elle serait représentée par le LASDEL, ce laboratoire qui a, aux dires de certains participants, trois casquettes, la société civile, les enseignants chercheurs donc l’université et les centres de recherche.

Un sondage qui met à nu le malaise et des problèmes qui restent entiers

Selon les rapports des différentes commissions thématiques, les participants doivent s’armer de courage pour faire le point de la situation de la Justice au Niger. Toutes ont répertorié des dysfonctionnements importants. Des problèmes qui ont été recensé au cours des foras organisés.

A Niamey, le sondage d’opinion mené par l’INS a permis de constater le malaise entre le justiciable et la justice. Selon ce sondage plus de 53% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir confiance à cette justice, 67% pensent que la corruption sévit dans le milieu judiciaire, pendant que près de 50% estiment que le principe de la séparation des pouvoirs n’est pas une réalité dans notre pays. Toute chose pour dire que les participants ont un devoir historique. Celle de réconcilier le peuple avec sa justice.

Commentaires  

 
+1 #4 TARANA BAMARADATCHÉ 04-12-2012 12:41
La gravite dans tout ça, sera la prise des actes juridiques imposant la non-rétroactivi té du passé, délinquance économique soit-elle. Ainsi, le quiproquo s'embrayera dès au départ des méthodes refondues à travers ces États Généraux de la Justice nigérienne. Quoi de plus et de meilleurs pour tous ces cossus qui ont dilapidé les biens publiques par personnes interposées que l'on verra protégées par des lois irréversibles et irrévocables. Le pauvre doit rester pauvre rien que pour servir les nouveaux riches que le sage Président Tandja Mamadou et les hommes restés entour de lui, avaient voulu confondre sans exception d'avec eux-mêmes s'ils se trouveraient dans la gueule de l’indélicatesse prise dans les filets de la Justice. Ah! Les citoyens nigériens regretteront les travaux titanesques faits par l’équipe des magistrats intègres restés près du sérieux Ministre Dagra Mamadou et que l’équipe du commandant mouton avait tout disloqué. Et, ils veulent nous gouverner encore!
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0 #3 doki 04-12-2012 07:55
Les zorros du barreau,
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+1 #2 KIDI 04-12-2012 07:31
Il dans ce pays où chacun ne cherche qu'à manger pourquoi voulez-vous que nos juges soient des surhommes. La chèvre broute là où elle est attachée, les députés à l'assemblée nationale, les ministre bouffent dans leur ministère, les dg dans leur entreprise, les directeurs dans leur direction les médecins sur leur malades, les maîtres sur leurs élèves parents d'élèves, douaniers à la douane, etc.. les juges bouffent en jugeant le justiciables.
Que ceux qui sont tête donnent donc l'exemple. Sinon il faut coller la paix aux juges.
Au début le Ministre de la justice nous a tous prévus : pas de déballage. Autrement dit il nous invités à faire semblant de faire les états généraux. C’est maintenant chose faite.
Et on continue les gesticulations.
Il est plus facile de déstabiliser son pays avec l'aide des puissance étrangères que de mener des actions novatrices dans l'intérêts de son peuple.
Qu'ALLAH sauve notre pays de nos médioccrités. Amen
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0 #1 NAGUE LE JUSTICIER 03-12-2012 16:27
8) La démarche a été tout simplement caporalisée de bout en bout et ne présageait pas grand chose en fin de compte. La Ministre Burkinabé nous la rappelé en pleinne figure dès l'ouverture des travaux: un tel processus démarre toujours par un audit interne et extere et sans complaisance) Rien de tout ça! Ensuite on s'attendait vraiment à la dénonciation sans complaisance des brebis galeuses du secteur avec identités bien révélées. Rien et Rien! Le Ministre Morou a averti à quelques jours seulement de l'ouverture des travaux , ce ne sera pas un forum où on viendra régler des comptes! AÎ YAYAÏÎ. Enfin voyez vraiment de quelle manière les roles ont été partagés et si jamais il y en a eu. Il y avait meme une résolution en forme de motion de défiance portée par des délégués en région et on ne sait pas trop comment elle a été étouffée. Décidément la justice est celle qui porte le moins les principes de bonne gouvernances dans son coeur et ses manières de faire DONT ACTE!
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