Arriérés de salaires: Mutinerie a l’ecole nationale de police !
- Écrit par Le Monde d'aujourd'hui n°03 du mardi 4 décembre 2012
Les policiers ont pris les armes ! Ils ont refusé de les déposer ! A condition que des conditions soient remplies ! Voilà les échos qui parviennent de l’Ecole Nationale de la Police.
Pourquoi toute cette agitation ? On ne saurait répondre avec exactitude à cette question. Toujours est-il dit qu’un jour après cette rébellion, deux mois de salaires d’emblée sont en train d’être versés aux policiers. Inadmissible ! Ainsi, ces jeunes chargés d’assurer notre sécurité, la sécurité de la ville de Niamey et sa cohorte d’autorités, ces jeunes policiers ont des arriérés de salaire à une époque où on pensait que ce genre d’aberration est bouté hors de notre pays !
Alors, comment voulez-vous que certains d’entre eux ne se transforment pas en complices de malfaiteurs pour joindre les deux bouts ? S’il vous plait, un peu de sérieux. Aujourd’hui, notre problème majeur reste la sécurité. On peut remettre à demain toute question mais pas celle relative à la sécurité. Mettez ce qu’il faut dans les mains de nos agents en charge de notre sécurité.
Il y va de notre survie, de votre survie, de la survie du Niger.

Commentaires
Monsieur Adam1 : même si les policiers sont des voleurs (comme vous le dites) ils doivent être payés à la fin de chaque mois comme n'importe quel travailleur de l'Etat. De plus, si dans ce pays on refuse de donner des salaires aux voleurs il y aura très de gens à payer.
Mon cher Adam1 évite d'insulter toute une profession. Evite surtout d'insulter notre police qui, malgré tout, est l'une des meilleures de la sous région.
Si tu vas dans un service dirigé par la police tu comprendra que, malgré tout les policiers travaillent mieux que certains grands cadres de l’Etat qui passent tout leur temps à se jeter des peaux de banane.
Sur tout un autre plan, compte tenu du caractère sensible de la question (deux mois sans salaire) il faut organiser une enquête. Le ministre Labo doit être interpelé à l'Assemblée Nationale pour expliquer aux policiers et à la nation ce qui s'est passé.