L’Université Abdou Moumouni de Niamey : Sa paralysie avec la mise à disposition de 52 Enseignants chercheurs auprès des différentes institutions étatiques. (liste en fac-similé)
- Écrit par Diaouga Hamani (CAPITAL N° 34)
Parmi les Universités africaines de la sous région, qui avaient de la notoriété en matière d’enseignement supérieur de qualité figurait, il y a quelques années seulement celle de Abdou Moumouni de Niamey.
Avec un effectif très réduit à sa création en 1971, cette institution comptait en 2009- 2010, un total de 11266 étudiants répartis dans les différentes facultés et IUT. Véritable temple du savoir à l’image de l’école de Solon ou de Pythagore, notre université est lamentablement devenue aujourd’hui une coquille vide. En effet, Pendant que l’effectif des étudiants croit sensiblement presque chaque année, le nombre d’enseignants permanents ou disponibles quant à lui ne fat que chuter, compromettant ainsi dangereusement les missions de l’Université. En effet, la collaboration des 293 enseignants chercheurs (EC) permanents n’est pas une chose garantie, quant on sait qu’aujourd’hui la grande mode est la course aux fauteuils ministériels ou à défaut à des postes de Directeur de cabinet ou de conseillers techniques.
C’est ainsi que par arrêté n° 387 / Rectorat du 19 Juin 2012, 52 enseignants chercheurs soit 17, 74 % de leur effectif, sont mis à la disposition des institutions de l’Etat. Parmi eux, on compte une dizaine d’Assistants pour qui, vraisemblablement la promotion au grade Universitaire n’est plus un souci mais peut être un enjeu. Tenez-vous bien ! Ce n’est pas tout car les mêmes enseignants chercheurs qui sont mis à la disposition des institutions Etatiques, conservent parallèlement leurs salaires et autres avantages tout en intervenant encore comme vacataires. Ce qui devient une double charge pour l’Université. Cette situation est un véritable tort qui a été crée à l’institution et aux étudiants. En effet, on ne peut pas comprendre que c’est à l’Université que se passent de telles pratiques.
Le président de la République a peut être sans le savoir créé un déséquilibre dans ce système en mettant en danger l’avenir de plusieurs milliers de jeunes. Ce qui est d’ailleurs une contradiction flagrante vis-à-vis de ses engagements en faveurs de l’école e. En réalité le test de sincérité dans ce domaine peut s’avérer négatif, car d’un côté l’opinion publique ne voit pas la nécessité d’agglutiner tout ce monde, dont l’utilité est démontrée ailleurs plutôt qu’autour de lui et de l’autre on peut se demander s’il a réellement besoin de la compétence de tous ces gens en même temps et à la fois. En vérité c’est la logique du partage qui a prévalu sur celle des fondements même de notre Université. (Nous y reviendrons dans notre prochain numéro avec la liste complète des enseignants concernés).






Commentaires
Un peu de respect pour nos enseignants chercheurs qui ont fait leur preuve au CAMES en se classant premiers. C est facile de critiquer quand on ne sait pas c'est quoi faire une thèse.
Je me demande de quel point de développement fais tu allusion? C'est un argument fallacieux pour justifier leur incompétence; ils ont choisis d’être E. Chercheur et non autre chose. Mais ils sont attirés par l'argent que la conviction. Je te laisse la paternité de ta justification.
le niger ne dois jamais compter sur ces soidiasnt EC.
ya aucun bon nigeriens qui apprecie c qui se passe à l'UAM.
LONGUE VIE AUX 3 UNIVERSITES DE LINTERIEURES. AMINE
De grace supprimer les noms de Pr Saadou Mamane et Pr Ali Mahamane. ils ne se sont jamais interessés à la politique. leur point fort c'est le " bossing". Pardon la présidence ne salissez les noms de ces vaillants.