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GESTION DES RESSOURCES MINIÈRES Le gouvernement doit résister aux partenaires

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Que la gestion des ressources naturelles de notre pays puisse profiter au mieux aux populations nigériennes, voilà l'objectif visé par nombre de structures de la société civile nigérienne.

Au premier rang de ces organisations, le Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (ROTAB), structure qui, au delà de l'aspect de la gestion, se bat aussi pour la sauvegarde et la préservation d'un milieu naturel sain. Cependant, aujourd'hui encore les différents contrats d'exploitation signés entre notre pays et les partenaires sont l'objet de sérieuses inquiétudes tant ils sont plus que jamais secrètement gardés entre les cosignataires. Le remarquable vide économique laissé par quarante ans d'exploitation de l'uranium en est un véritable témoignage. Aujourd'hui, un an après le début de l'exploitation du pétrole, l'espoir des Nigériens ne fait que s'effondrer. Pire, la situation économique du pays devient plutôt sombre et, malgré l'amélioration des indicateurs économiques, les populations éprouvent des difficultés de plus en plus aiguës. Une énorme confusion a été entretenue autour de cet aspect de notre économie.

Le prix du litre du pétrole à la pompe a été l'objet d'une vive contestation, et Dieu sait les agitations sociales qui en ont découlé. Si le gouvernement avait tenu à tout prix à faire consentir un tel sacrifice aux populations, l'idéal aurait été qu'au retour quelques changements eurent été constatés dans la vie économique du pays. Malheureusement, la situation est loin de s'être améliorée. Aujourd'hui, vraisemblablement, la frustration gagne jusqu'aux autorités. L'on se rappelle en effet que le mois d'octobre a particulièrement été agité. Un arrêt des activités de la SORAZ a même été observé, provoquant du coup une véritable paralysie des activités économiques. Pendant plus d'une semaine on a cruellement manqué de carburant et de gaz y compris dans la ville de Zinder, c'est à dire à une cinquantaine de kilomètres seulement de la source d’approvisionnement.

Les conséquences de cette rupture ont été énormes, allant du mouvement des taximen au niveau de Niamey, aux agitations des transporteurs qui ont coûté quelques ennuis à la délégation du ministre du Pétrole en visite à Zinder. Le constat qui se dégage suite à tout cela, c'est que vraisemblablement les autorités gèrent mal le dossier de la SORAZ comme en témoigne la manière dont elles réagissent. De la gouverneure de la région de Niamey qui opte pour la manière forte face à la grogne des taxis au ministre du pétrole qui réagit en se faisant prendre pour une victime, il faut tout simplement dire qu'il y a un peu trop de laxisme. Grande était notre surprise d'entendre dire de la bouche de la première autorité du pétrole qu'elle n'a été informée que tardivement de l'arrêt des activités de la SORAZ, et que lorsqu'elle l'a été, c'était par un simple coup de téléphone.

Ce qui est vraiment inadmissible et, nous pensons que la réaction du ministre est insuffisante pour traduire le manque de respect aux autorités nigériennes. Il y a lieu de se demander à qui appartient la SORAZ ? Aux Chinois ou aux Nigériens ? Nous dénonçons cette démission de l'Etat dans un domaine aussi stratégique. Nous leur rappelons que le Niger est en train de saigner et qu'il est temps d'arrêter cette hémorragie. Cependant, nous sommes réconfortés de constater que le combat mené par les associations de la société civile et le syndicat des travailleurs des mines (Syntramines) est en train de payer. Rappelons que ces structures ont poussé le gouvernement à exiger le démantèlement de la plateforme d'AREVA. Le gouvernement l'a signifié à son partenaire, mais cela ne lui a certainement pas fait plaisir.

Le président de la République, Mahamadou Issoufou, s'est récemment rendu à Paris où il a luimême présidé une rencontre avec les investisseurs. AREVA fait partie des grands investisseurs dans notre pays et il est possible que le groupe ait mis à profit cette rencontre pour essayer de convaincre les autorités de la nécessité de faire preuve d'un peu plus de souplesse. Les résultats de telles discussions sont traditionnellement tus, mais nous comprenons et saluons le comportement des autorités qui n'ont pas voulu fléchir. Ce qui prouve que le soutien de l'ensemble des acteurs de la société civile est important, car il permet aux autorités de prendre des décisions sans craindre des conséquences telles que nous en avons l'habitude. Puisse l'ensemble du peuple nigérien se lever comme un seul homme, à travers la société civile, pour prouver au monde entier que ce combat est d'abord le combat du peuple qui a décidé désormais de prendre en main sa propre destinée.

Commentaires  

 
+5 #1 Noir con 14-12-2012 08:38
Les nègres ne gèrent rien, ils sont préoccupés à voler et a se hair entre eux pendant qu'on leur vole leur richesses. Ils sont les vrais ennemis de leurs pays et le Niger est le pire de tous les pays du monde. Voilà un pays qui a tout, mais incapable de gérer quoique c soit.
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