Un tazartchiste insulte les étudiants
- Écrit par DIALLO (Le Monde d'aujourd'hui n°04 du mardi 11décembre 2012)
De quel ciel tombe ce satané communicateur ? En tout cas, ni le nom, ni le visage ne disent pas grand-chose tant sur la scène sociale que politique du pays.
C’est à peine s’il se fait voir même à l’université, tellement subtile qu’il est. Pourtant, pour ceux qui le savent, cet homme est un ardent défenseur du tazartché qui a souvent fait des apparitions sommaires et éphémères dans des débats sur la vie politique du pays. Il raisonne mal tant sa science controversée, n’ayant pas de sujet de spéculation concret. C’est un philosophe, un de ceux-là qui, quand ils n’arrivent pas à décanter le savoir reçu, restent tellement obtus qu’ils ne réussissent plus à s’aligner sur les visions des communs des mortels. C’est cet homme qui était tapis au ministère de la culture espérant l’aboutissement du tazartché pour briguer le portefeuille ministériel qui vient de lancer à la face des étudiants une insulte sans commune mesure.
De ces dires, on retiendra principalement ce scandale : « Les enseignants chercheurs ne peuvent pas encadrer conséquemment les étudiants en année de master ; raison pour laquelle on n’admet pas un grand nombre en année de master ! ». Monsieur l’enseignant chercheur a-t-il pris toute la mesure de cette déclaration ? Parce que les enseignants chercheurs doivent courir çà et là pour la recherche de prébendes, il faut alors sacrifier les pauvres étudiants qui cette fois-ci ne demandent que le « SAVOIR » ? Ils l’ont clairement dit, les étudiants ont compris que le grand problème de ce pays est justement l’ignorance. Eux-mêmes à leur niveau reconnaissent qu’ils sont victimes d’un enseignement au rabais à tous les niveaux.
Et, c’est au moment où ils posent cette exigence en termes de revendication qu’un individu sorti des méandres du tazartché leur crache vertement au visage qu’eux, les enseignants chercheurs ne sauront sacrifier leur temps pour les encadrer en année de master. C’est vraiment surprenant que de tels propos viennent d’une personnalité très proche de la communication du recteur. Comment se fait-il qu’au moment où on cherche à apaiser les choses avec les scolaires et étudiants que des enseignants chercheurs se mettent à attiser la flamme à travers des analyses sur mesure ? A moins que cet homme ne soit investi d’une mission sournoise qui relève de sa nostalgie du tazartché. D’ailleurs, par quelle osmose s’est-il retrouvé à un tel niveau de responsabilité ?
Voilà un exemple concret qui interpelle sur le désir des uns et des autres à vouloir composer avec des gens d’un autre bord que soit. Le Nigérien change très difficilement son option politique même s’il arrive à retourner sa veste. Pour le cas précis de monsieur le chercheur, il n’a qu’à se préparer pour recevoir la réponse des étudiants qui ne manqueront certainement pas de l’interpeller. Car, figurez-vous que les étudiants et l’USN ont été insultés!

Commentaires
1/ Les étudiants de l'UAM de Niamey et les scolaires nigériens étaient les plus virulents Tazartchistes.
2/ Tu n’étais peut-être pas né au moment de ce que tu qualifies Tazartché, d’où ta méconnaissance de ces étudiants qui avaient tous juré d’être au front contre quiconque oserait saboter le déroulement normal de la REFONDATION DE LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE AU NIGER. Voyant se dessiner l'espoir de tout un peuple, ils étaient persuadés d’être envoyé massivement à la recherche du savoir et revenir chargés de connaissances modernes leur permettant de prendre la relève dans les institutions et grands chantiers aux normes hightech (Gestions/raffi nerie, champs pétroliers, Imouraren, barrage Kandadji...) pour développer ce Niger. Tandja leur a signifié de ne pas se faire massacrer par leurs frères fous des puissances extérieures.
3/ Nota: Vas perdre tes dents de lait avant de venir mentir.
Le taux de réussite dans certaines facultés est déjà dérisoire. Alors se serait dommage d'instaurer un autre type de "tamis" juste pour avoir moins d'étudiants à encadrer.
S'il y avait une prime à l'encedrement des mémoires, ils se bousculeraient pour avoir le plus grand nombre possible d'étudiants à encadrer.
MR le journaliste, vous soulevez une question de fond. Mais de grâce evitez de personnaliser, de politiser ou d'ethniser les problèmes de l'UAM. Ils sont tellement rééls qu'ils parlent d'eux-mêmes. Et ils ont la mâma racine: l'A-R-G-E-N-T.