Gouvernement d’ nationale Chronique d’une offre dont le rejet avait été programmé
- Écrit par A.I. (Le Canard déchaîné N° 564)
Le suspens est donc tombé en ce samedi 15 décembre 2012 après la publication de l’ARN (alliance pour la réconciliation nationale, principale force regroupant les partis de l’opposition nigérienne) de sa déclaration de rejet de la proposition de la majorité au pouvoir lui demandant de participer à la formation d’un gouvernement d’ nationale.
Même si l’on ne sait pas encore si les partis non affiliés (certes de moindre importance en termes d’électorat) avaient reçu la même invite et ce qu’ils en pensent, il est important de dépasser la considération simpliste du citoyen lambda pour mieux saisir la complexité des données du problème. Décryptage du Canard Déchaîné !
L’actualité nationale s’est brusquement enflammée suite au discours prononcé par le Président de l’Assemblée nationale à l’occasion de la clôture de la session budgétaire de son institution. En effet, appréciant le contexte sécuritaire dans lequel évolue notre sous région, il avait cru bon de lancer un appel pour la formation d’un gouvernement d’ nationale. Naturellement, cela avait soulevé une vague de polémique entre les partisans et les adversaires d’une telle perspective. En fait sous le coup de la passion, beaucoup ont perdu de vue un aspect capital : les desseins politiques qui entourent cette démarche.
Paraître grand, avoir une envergure d’homme d’Etat, même en intention, est le sport préféré des politiciens. Ceux de chez ne faisant pas exception. Voilà pourquoi après cette déclaration de Hama Amadou, tendant la main à l’opposition et faisant un appel de pied à l’armée, le Président par inté rim du PNDS Tarayya avait cru bon de prendre le relais pour préciser les choses. Selon lui, l’idée est du Président de la République. Du reste, elle l’est puisqu’il l’avait déjà faite à la veille de la formation de son premier gouvernement. Sur ce plan match nul car le camp du parti présidentiel ne veut paraître comme opposé à une telle générosité dans un contexte chargé d’enjeux sécuritaires.
Du coup, le Chef de l’Etat reprend de l’initiative convoquant le Chef de file de l’opposition à qui il fait la proposition. Après réflexion, l’opposition nigérienne, pour la deuxième fois, refuse l’offre profitant même des circonstances pour « railler » le régime. Nous craignons fort que beaucoup, y compris au niveau de l’ARN, aient mal perçu les données du problème. L’équation est militaire et non politique. Or, tous ceux qui abondent sur le terrain politique vont en aventure. Un professeur de français dira qu’ils ont fait un hors sujet. Ici, le camp présidentiel a réussi à transformer un problème sécuritaire en un problème politique en disqualifiant l’opposition. Nous y reviendrons juste le temps d’ouvrir une parenthèse.
Le pouvoir de Niamey n’avait nullement besoin d’avoir dans ses sérails des gens venus de l’opposition. Et pour cause. Ils baigneraient dans les secrets de la majorité avant de s’en aller le claironner partout, preuves à l’appui. La 2ème raison découle du fait que les positions de l’Etat sont pourvoyeuses de rentes. La majorité actuelle qui recrute dans les rangs de l’opposition se privera de l’abondance en permettant à l’opposition d’arriver au gouvernement. Elle aurait de quoi garder la bride de tous ces « ventres mous » alléchés, prêts à retourner leur veste ! Revenons au rejet de l’ARN pour ajouter, sans juger des raisons qui se sont les leurs, que les observateurs avertis se sont attendus à cela.
Leur niet ne repose pas nécessairement sur des arguments objectifs, trop d’enjeux subjectifs s’imbriquent dans la lecture des événements qu’il faut avoir. Pour cela, voyez les acteurs de part et d’autre. Pour la circonstance, c’est Maître Souley Oumarou qui a eu le privilège de lire la déclaration de l’ARN. Ça veut tout dire ! Autre chose. L’ancien Président Tandja Mamadou, diton, garde encore toute son emprise sur les sérails du MNSD-NASSARA, un parti qui a un retour de l’ascenseur à faire au PNDS-Tarayya mais qui garde encore une dent contre le MODEN-FA/LUMANA AFRICA. Or, c’est par rapport au Président de ce dernier parti que le ‘’père spirituel’’ du MNSD ne décolère pas. Il travaillera donc à décourager ce parti à composer avec le régime.
De son côté, Mahamane Ousmane ne travaille aux côtés du PNDS-Tarayya qu’en cas d’opposition. Depuis l’AFC, il a soigneusement évité d’être dans le même camp victorieux qu’Issoufou Mahamadou. On présume qu’il pèsera de tout son poids pour le rejet de cette main tendue. A volonté, la liste des inimitiés qui empêcheront la mise en place d’un gouvernement d’ nationale dans un contexte démocratique et républicain s’étendra. Car les histoires des groupes sont aussi celles d’individus ! Il reste que l’opposition a perdu la manche puisqu’elle pourra plus faire ouvertement le débat de « la réconciliation nationale » et du patriotisme. L’argument de la troupe que le Niger enverra sur le front malien a suffi pour lui faire perdre l’équilibre et la raison.
Pourtant, l’ARN avait longtemps gardé le match en main. Jusqu’ici, c’est elle qui a su désarçonner la majorité au pouvoir. Elle vient de perdre lamentablement les positions qu’elle avait intelligemment acquises en liant le problème de l’armée nigérienne à des calculs politiciens. Il était impensable, en tout cas au stade actuel des choses, que notre pays envisageât de faire face, simultanément, à un effort de guerre tout en ouvrant les interstices de l’instabilité institutionnelle. Il faut se rappeler que les mouvements rebelles et islamistes avaient gagné du terrain au Mali suite au coup d’Etat du Capitaine Sanago. Pour éviter la réplique malienne, il faut éviter d’engager des législatives anticipées alors que le patriotisme nigérien était attendu sur un autre terrain.
Il n’y a plus match donc, le pouvoir avait récupéré de la main gauche ce qu’il avait donné de la droite. C’est ça le combat politique : froideur et discernement ! On n’en saura un peu plus quand les bouches parleront au sein de l’ARN. Pour l’instant, nous n’avons tenté qu’un décryptage pour stimuler l’esprit critique et affiner l’analyse des lecteurs de notre journal. Rien que sur la base des faits !

Commentaires
Pourtant les Issoufou, les Hama, les Djermakoye, les Morou, les Bazoum, les Hama, les Tchana les Massaoudou...qu i ont aujourd'hui pris la place nous avaient tout promis. Ils nous ont promis de faire mieux que toi. Ils nous ont dit qu'ils sont plus nationalistes que toi. Ils nous ont dit qu'ils sont plus patriotes que toi. Ils nous ont dit qu'ils sont plus nigériens que toi. Il nous dit qu'ils sont plus intellectuels que toi. Ils nous dit qu'ils défendront les intérêts du Niger mieux que toi. Ils nous ont dit qu'ils défendre notre dignité en tant que peuple mieux que toi.
Aujourd'hui ils ont le pouvoir, tout le pouvoir. Et notre pays a tout perdu. Il a perdu toute sa fierté. Il a perdu le contrôle de ses ressources. Les sociétés étrangères font la loi. AREVA nous jette des miettes . Airtel, moov et orange (une autre société française) marchent nos lois.
PAPA TANDJA OU ES -TU?
PAUVRE NIGER QU'ALLAH TE PROTEGE. Amen
Merci à tous pour l'intérêt que chacun porte pour le devenir du Niger.
Sachez que seul le Niger doit compter ET les calculs politiciens doivent venir après. Naturellement, certains peuvent placer ces derniers avant le Niger. C'est à tous les Nigériens de montrer que leur intérêt commun, c'est le devenir du Niger et leur bien-être.
L'HOMME POLITIQUE OU LE GROUPEMENT QUI GAGNERA DEMAIN, C'EST CELUI QUI SAURA PLACER LE NIGER AVANT TOUTE CONSIDÉRATION ET AVANT TOUT CALCUL POLITIQUE.
Le plan PDES met le développement durable du Niger comme priorité. Celui qui sera capable de le mettre efficacement en œuvre, c'est celui qui mettra le Niger avant toute considération.
C'est donc Amadou Boubacar Cissé, qui a été le coordonnateur du comité qui a conçu ce plan et il a contribué à trouver son financement.
Pourquoi, donc, chercher ailleurs ?
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
Expert TIC et Gouvernance
Pourquoi tout cet enfantillage à la tête de l'Etat dans un pays menacé de toute part?
Pourquoi tous ces "kamé kamé" au moment où notre peuple a plus que jamais besoin de se sentir dirigé? Pourquoi ce concours de déclarations fantaisistes au moment où le bateau nigérien tangue sur l'océan des incertitudes?
Qu'est ce qui explique donc ce manque de courage et d'oubli de soi chez nos politiciens?
Où sont donc ces "intellectuels" restaurateurs de la démocratie, qui hier encore traitaient le président Tandja de tous les noms d'oiseaux?
Pourquoi ces "brillants intellectuels", hier demandeurs d'embargo contre leur propre pays, baissent-ils aujourd'hui l'échine dès qu'il s'agit de défendre les intérêts supérieurs de notre pays?
Pauvre Niger, pays orphelin, qu'ALLAH te protège.AMEN
En ce moment où le Niger cherche parmi ses filles et ses fils, qui pourra être le premier ministre pouvant valablement mettre en œuvre son PLAN DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, PDES: la seule réponse est celui qui A PILOTÉ SA CONCEPTION ET QUI A CONTRIBUÉ GRANDEMENT A CHERCHER LES MOYENS DE SA MISE EN ŒUVRE.
Il faut être reconnaissant à Amadou Boubacar Cissé d'avoir fait rentrer au Niger plusieurs projets contribuant à la prise en charge du PDES. Il a été avec le président et le commissaire à l'initiative 3N, ceux qui ont défendu auprès des bailleurs ce plan.
Il doit, donc, aujourd'hui superviser le gouvernement qui le met en œuvre.
Son choix comme premier ministre serait judicieux.
C'EST AU PRÉSIDENT QUE REVIENT CE CHOIX STRATÉGIQUE.
POUR LE CHOIX DES MINISTRES, LE MÉRITE ET LA COMPÉTENCE DOIVENT ÊTRE MIS EN AVANT.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
Expert TIC et Gouvernance
Le Président ayant bien joué son rôle en mobilisant les ressources nécessaires pour couvrir le plan de développement durable PDES du Niger, il reste à trouver un chef de gouvernement capable de le mettre en œuvre.
Hama Amadou est très intelligent, il peut assurer cette tâche mais son rôle à l'assemblée nationale en tant que PAN est aussi déterminant.
Il faudrait plutôt choisir Amadou Boubacar Cissé, comme PM. En tant que spécialiste du développement, il pourra aisément mettre en œuvre ce plan dont il a géré le comité qui l'a crée.
Le Président doit jouer sur les compétences des Nigériens de tous bords pour l'édification du pays en jouant sur le mérite.
L'engagement de tous est nécessaire.
LE NIGER A BESOIN DE TOUS LES NIGÉRIENS.
ILS DOIVENT TOUS RÉPONDRE A CET APPEL POUR LA PATRIE.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
Expert TIC et Gouvernance
E-mail: Anasser_AgRhissa