Proposition de formation d'un gouvernement d' nationale Les non-dits du rejet de l'opposition
- Écrit par ALPHA (LE COURRIER N° 239 DU 19 DECEMBRE 2012)
On s'attendait à une surprise comme réponse de la part de l'opposition politique à propos de la proposition du Président de l'Assemblée nationale, Hama Amadou de formation d'un gouvernement d' nationale.
Finalement ce fut ce que l'opinion avait pronostiqué, à savoir le rejet de l'Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN). Ainsi Seini Oumarou, Mahamane Ousmane et tous les autres leaders que renferme l'opposition ne seront pas partie présente dans le prochain gouvernement attendu par les Nigériens au plus tard en début de la nouvelle année 2013. Les raisons de son choix, du moins les arguments qu'elle a brandis à l'opinion nationale et internationale, tiennent à deux choses : primo, pour l'ARN, il n'y a pas péril sur la stabilité des institutions et secundo, elle se refuse de se salir les mains dans une gestion qui sent une saveur amère d'échec.
Seini Oumarou et ses camarades de lutte disent vouloir maintenir le cap d'une opposition qui contrôle et dénonce les écarts de la gouvernance actuelle, en attendant bien évidemment les prochains rounds à la fin du mandat en cours. Cette belle sortie de l'ARN et ces bonnes explications bien argumentées pour expliquer sa réponse, c'est purement politique et cela pour les beaux yeux des Nigériens. Il y a ce qu'on dit qui n'est pas forcément la vérité et ce qu'on ne dit pas et qui cache la réalité des choses. Votre journal " Le Courrier " a promené ses yeux et ses oreilles pour chercher les non-dits de la position de l'opposition sur la proposition de formation d'un gouvernement national.
Et, il en a trouvé d'autres explications autres que celles qui ont été rendues publiques le samedi dernier. Qu'elle soit l'émanation du Président de la République ou une proposition personnelle du Président de l'Assemblée Nationale, peu importe, l'opposition ne s'est pas attardé sur cette polémique. La question de sa participation à un gouvernement d' nationale a été sérieusement discutée au sein de l'opposition. Elle l'aurait été même âprement avec des points de vue très divergents. D'entrée de jeu, la Convention Démocratique et Sociale (CDS Rahama), du moins l'aile de Mahamane Ousmane, de poser ses conditions.
On monte, on descend, le principal allié de Seini Oumarou veut voir le cadavre de l'Assemblée Nationale. Pour Mahamane Ousmane, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Et pour lui, partir à point n'est rien d'autre que la reprise des élections législatives pouvant permettre à la CDS de redorer son blason et retrouver la place qui est la sienne dans la cour des grandes formations politiques de l'échiquier politique national. Avec en tout et pour tout, deux députés à l'Assemblée nationale, conséquence de l'annulation de plusieurs listes électorales par le Conseil Constitutionnel de Transition, le parti de Mahamane Ousmane, jadis parmi les trois premières forces politiques du pays, n'est à présent que l'ombre de lui-même.
Pour donc le parti à la couleur verte et au symbole de clé, il n'a rien à tirer politiquement d'une quelconque participation à la gestion du pouvoir qui ne passe par la dissolution de l'Assemblée nationale. Or dans l'état actuel de la situation, la majorité ne peut agréer à cette condition de Mahamane Ousmane. Pour donc la CDS, c'est le rejet du gouvernement d' nationale Au Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD Nassara) de Seini Oumarou, les discussions auraient été très houleuses entre les partisans et les opposants à la proposition de Hama Amadou.
Certains rongés dans leurs intestins seraient même arrivés à des invectives et à des menaces de départ, tandis que pour d'autres, il n'est pas question de s'accoquiner avec ceux là même qui ont humilié les députés du MNSD allusion faite à la levée de l'immunité parlementaire des Lamido, Albadé, Foukori et Bassirou. Finalement, plus de bruits que d'actes. Et le parti de l'ex président Mamadou Tandja de réussir très difficilement à sauver les meubles en sortant avec une même position celle du rejet du gouvernement d' nationale. Dans les autres formations politiques de la majorité, il ne semble pas avoir eu des discussions. Ici on se serait contenté de coups de téléphone pour avoir la position des deux grands et de s'aligner.
Ont-elles d'ailleurs un autre choix que celui du suiviste politique ? Ainsi donc, au niveau de l'opposition politique, la question de formation d'un gouvernement d' nationale n'a pas laissé indifférente de nombreux grands ténors. Elle a créé un sentiment de malaise dans les rapports entre les leaders du MNSD Nassara par exemple, chacun faisant prévaloir ses intérêts. Ce qui ne présage rien de bon pour la cohésion au sein de l'ARN.

Commentaires
Dommage, certains,comme Sayizé, s'adonnent à des allégations tendant à marginaliser.
Sachez que nous ne faisons que suggérer, c'est au Président de choisir son Premier Ministre. Il est libre de choisir parmi les Nigériens dont le profil s'adapte le mieux au poste de Premier Ministre.
Ce qui est important, c'est de mettre le Niger et le bien-être des Nigériens en avant.
On se focalise trop sur le poste du ministre ministre, sachez que les autres portes feuilles ministériels sont aussi importants.
Il convient de faire un bilan complet de la situation actuelle et des objectifs visés et choisir les ministres en conséquence; en favorisant des cadres compétents et expérimentés de la la société civile et de la diaspora, tout en acceptant l'ouverture du gouvernement à toutes les sensibilités.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
EXPERT TIC et Gouvernance
E-mail: Anasser_AgRhissa
Si vous vouliez vraiment mettre en avant le Niger et le Niger seul, vous ne proposeriez pas comme premier ministre un travesti politique. Cissé est l'archetype même du politicien sans aucune ideologie: un coup à gauche, un coup à droite, un coup au centre. Un "intello" qui se présente au ellection sans aucun programme et aucune vision pour son pays est une honte pour ce pays. Il a trahi par le passé (avec Ousmane puis au temps de baré, puis aux récentes élections en s'alignant avec l'ARN) et il trahira encore.
En bon entendeur,
Effectivement, Oudizé Maïga, même si le PDES est le fruit de plusieurs contributions, en particulier de plusieurs ministères, Amadou Boubacar Cissé a piloté le comité qui a conçu le PDES et en plus, il a contribué à le défendre et à trouver son financement auprès des partenaires bailleurs.
En plus, sous sa responsabilité, plusieurs projets contribuant à la mise en œuvre du PDES ont été signés.
De ce fait, il en a une connaissance globale et un carnet d'adresses qui lui permettent de le mettre efficacement en œuvre.
S'il a eu un passé douteux, Jikan Bawra et Ouadizé Maïga, il doit l'assumer.
Malgré ce passé, il a été porté à le tête du ministère du plan et pourquoi pas comme Premier Ministre ?
Pour de tels choix stratégiques, seuls le Niger ET le bien-être des Nigériens doivent être mis en avant.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
E-mail: Webanassane
vrai ou faut?
je demanderai à mr anasser ag rhissa d'etre consequent,il a le droit de faire la promotion de son mentor politique mais pas de cette manière.
Je ne suis pas contre Mr cissé, mieux je reconnais en lui des valeurs intellectuelles indéniables, mais cela n'est pas une raison de le venerer.
Pendant les 10 ans de tanjda ce ministere à fonctionner et les resultats sont connus de tous, cissé etait ou en ce momment? pourtant le niger par le canal du meme ministere sous la houlette d'autres competences a engrangé plusieurs milliards.
Il a le profil idéal pour relever ce défi! Mais malheureusement il est connu des communs des Nigériens pour avoir premièrement volé la vedette aux Grands Militants du MNSD au temps de la cohabitation en 1995 où il s'est fait un PM intru pour la CDS au grand dam de son propre parti d'alors. Tout cela pour des intérets mesquins.ça c'est impardonnable pour des politiciens qui se respectent. En seconde noce avec le RDP quelques années plus tard , Baaré l'a nommé à ce poste mais ironie du sort plus tard il fut évincé par incompétence mais le vrai mobile était que ce dernier utilisait cet éminent poste pour se servir et non servir le Niger! De là je dirais comme on le dit souvent " Un homme averti, en vaut deux". Donc le devoir de prudence doit guider Zaki de ne pas se laisser hypnotoser par ces réussites à la "Beaudruche" de ABC en 2012. Je crois que le Niger d'aujourd'hui a plus besoin d'un PM relativement jeune .