Camarades membres du Comité exécutif du,PNDS-Tarayya, Messieurs les Leaders des partis membres de la MRN, Camarades militants du PNDS- Tarayya,
- Écrit par Mr. BAZOUM MOHAMED
Chers invités, chers amis,
C'est pour moi à la fois un honneur et un plaisir de m'adresser à vous, cette fois encore en cette circonstance de commémoration de la naissance de notre parti, le PNDS- Tarayya.
Cet exercice, pour rituel qu'il soit n'en constitue pas moins un événement d'importance dans la vie de notre parti en ce qu'il nous offre à ces instants chargés d'émotion liée aux souvenirs qui s'attachent à la dialectique de la vie, l'occasion d'un certain bilan. Aussi la solennité de l'événement confère-t-elle toujours une forte dimension morale à cette évaluation, car en effet, mémoire et morale sont en l'espèce difficilement dissociables.
En matière d'évaluation pour notre parti, il est difficile cette année de dissocier ce que nous pouvons revendiquer comme bilan de ce qu'a réalisé le gouvernement. Il s'agit alors de savoir si ce qui a été fait par celui-ci est conforme aux engagements sur la base desquels nous avons bâti notre parti et autour desquels nous avons mobilisé nos concitoyens en vue d'assurer l'élection de notre camarade Issoufou à la tête de l'Etat.
A l'évidence pour un parti comme le nôtre dont une bonne composante est mue par des convictions solides, ce qui du reste a pu expliquer sa résilience pour ainsi dire à l'opposition, l'exercice du pouvoir dans ce qu'il a de prosaïque génère toujours une certaine insatisfaction. Les camarades, à juste titre, veulent voir les choses aller plus vite. Nous les comprenons mais nous faisons face à des contraintes qui imposent des limites objectives.
La 1ere limite est liée à la modicité de nos ressources financières.
notre pays souffre également d'un manque crucial de ressources humaines tant en nombre qu'en qualité. Il s'agit au surplus d'un personnel comme désenchanté dont les responsables attachent plus d'importance à leur cause personnelle qu'à l'intérêt général.
Toutefois et en dépit de ces facteurs qui ne datent pas d'aujourd'hui mais dont les effets n'en sont pas moins néfastes, le gouvernement peut se prévaloir d'un bilan fait de succès dont il me plait de vous entretenir cet après-midi.
Chers camarades, chers amis,
La paix pour un pays est ce qu'est la santé pour un organisme. On n'en mesure l'importance que lorsqu'elle fait défaut. Tant qu'on est en bonne santé, on vit dans une espèce d’indolence. Il suffit qu'on soit malade pour qu'on ne souhaite rien d'autre que de recouvrer sa santé. Le fait que notre pays vive dans la situation de tranquillité et de paix qui le caractérise aujourd'hui en dépit des tumultes de notre environnement régional est un bonheur extraordinaire. Mais ce bonheur n'est pas le fruit d'un heureux hasard. Il est le résultat d'une politique murement réfléchie et rigoureusement mise en œuvre. Cette politique est portée par le Président de la République en personne dont le premier engagement électoral était, vous vous souvenez, d'assurer la sécurité des Nigériens.
Cette paix est le fruit d'une politique toute de tempérance et d'équilibre ayant consisté de sa part à faire confiance et à donner confiance aux nigériens, bâtie systématiquement sur les valeurs du dialogue et du compromis. Cette paix est aussi, cela est très important, le fruit d'investissements financiers considérables dans le domaine de la sécurité ayant permis à nos forces de défense et de sécurité de disposer du minimum qui leur aura permis de s'acquitter de leur mission avec honneur et dignité. Ces efforts seront, plaise ã Dieu, poursuivis et renforcés de façon à permettre à notre armée de disposer de moyens de nature à nous immuniser définitivement contre certaines formes de malveillance. Ce bilan là du gouvernement, notre parti en est fier.
Nous sommes également fiers de la façon dont le gouvernement, sous l'impulsion résolue du Président de la République, avait pris à bras le corps la question de l'insécurité alimentaire suite à la sécheresse enregistrée au cours de l'hivernage 2011. L'an passé à pareil moment nos appréhensions étaient grandes et nous faisaient craindre le pire, ravivant en nous les tristes souvenirs des grandes sécheresses passées. Mais grâce à l'action pertinente du gouvernement, grâce ã son programme d'urgence, à la forte mobilisation de la communauté internationale et des acteurs internationaux non étatiques, grâce à la diversité des opérations menées sur le terrain (ventes des céréales à prix modérés, distribution gratuite des vivres, activités génératrices de revenus, soutien en numéraires aux foyers vulnérables, ventes d'aliments pour bétail) nous avons traversé l'année sans encombre. Nous n'avons pas assisté à la cohorte des populations en détresse vidant les villages pour venir dans les villes chercher le salut. Il s'agit là d'une réelle prouesse. Ces résultats ont valu au gouvernement les louanges de toutes les grandes ONG s'occupant des questions d'insécurité alimentaire et de malnutrition.
Le programme d'urgence pour faire face à l'insécurité alimentaire au cours l'année 2012 a confirmé la pertinence de la philosophie de l'initiative 3N et en aura donné l'occasion d'une grande répétition générale.
Chers camarades, chers amis,
Un autre engagement du Président de la République était de remettre les agents de l'Etat au travail. Après une année et demie de pouvoir, force est de reconnaitre que ce mot d'ordre n'était pas pour lui qu'une simple figure de rhétorique, mais bien une conviction profonde pour laquelle il faut consentir le prix qu'il faut, si élevé soit-il. Ainsi le gouvernement a-t-il assumé les importantes augmentations de salaire faites par le gouvernement de Transition, puis procédé à diverses autres augmentations, notamment à travers une révision généreuse du régime indemnitaire et des primes des agents de l'Etat. Cela a eu pour effet d'améliorer de façon substantielle les traitements de ces travailleurs.
Le contrecoup en sera une hausse sensible de la masse salariale dans le budget de l'Etat, avec comme corollaire probable un déséquilibre, à la limite des normes souhaitées, des grands agrégats de l'économie. Ce choix, le gouvernement l'a fait en dépit des risques qu'il pourrait comporter, n'ayant en vue que ses effets positifs sur la condition des travailleurs et de leurs familles ainsi que sur les rendements qui peuvent leur être en conséquence exigés. Que le Président de l'assemblée nationale, dont la fonction est de contrôler l'action du gouvernement, membre éminent par ailleurs de l'alliance au pouvoir, attire l'attention du gouvernement sur les risques de dérapages financiers d'une telle politique, il est parfaitement dans son rôle institutionnel et moral.
Mais lorsque l'Opposition, en faisant une Déclaration qui ne consiste qu'à citer le Président de l'assemblée nationale, dénonce en cela les augmentations des salaires, c’est le monde à l'envers. Il lui faut en effet bien manquer d'inspiration, notre opposition, pour qu'elle croie devoir dénoncer les augmentations des salaires au nom des risques possibles des difficultés à les payer régulièrement dans le futur. Il lui faut en effet bien manquer d'inspiration pour nous faire ce drôle de procès, ce procès au futur antérieur.
De même était légitime la critique du Président de l'assemblée nationale sur certaines carences de l'administration, notamment lorsque celle-ci fait preuve de certaines lenteurs, si nocives en matière notamment de consommation des crédits pour les fonds issus d'emprunts ou d'aides non remboursables. Le gouvernement lui-même a perçu ces problèmes et essaye d'y remédier avec résolution. Mais, ces lenteurs faut-il le rappeler, ne sont pas sans cause. Elles sont notamment induites par l'institution depuis ces dernières années de structures de contrôle des dépenses de l'Etat dont la fonction est d'éviter les détournements.
Ces structures sont notamment l’ARMP (agence de régulation des marchés publics) et la DGCMP (direction générale du contrôle des marchés publics). L'existence de ces structures et la rigueur de leurs procédures combinées à la faiblesse structurelle des ressources humaines du pays et un sens du devoir pas toujours au rendez-vous chez certains agents font que les délais de passation des marchés et de consommation de crédits s'allongent outre mesure et induisent en cela des retards préjudiciables à l’économie.
Mais la baisse de la consommation des crédits n'est pas due qu'aux facteurs ci-dessus soulignés. Elle s'explique aussi cette année par l'effet de la disparition des fausses factures et des surfacturations. Là encore l'Opposition n'a fait preuve ni d'inspiration ni de prudence en citant le Président de l'assemblée nationale, pensant nous accabler. Du temps où elle était au pouvoir plusieurs milliards de francs pouvaient être consommés à l'issue d'une petite journée car tout se passait sur le papier, à travers uniquement des signatures, loin de la réalité. A l'époque il n'était pas rare, en effet, que les crédits soient consommés au sens propre du terme.
Mesdames et Messieurs, chers camarades,
Le Président de la République a fait de la lutte contre la corruption un enjeu majeur de la gouvernance du pays. Ainsi plusieurs mesures législatives ont été prises à cet effet. Une ligne verte a été instituée afin de permettre aux citoyens de dénoncer les manquements des agents de l'Etat qu'ils peuvent être amenés à constater. Mieux, une institution de détection et de répression de la corruption a été mise en place. La HALCIA (Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées) a commencé son travail et a déjà pu aboutir à des résultats probants, à forte valeur symbolique.
Elle s'occupe actuellement de dossiers importants et les Nigériens pourront, dans les prochains mois, prendre la mesure exacte de ce qu'elle peut faire. Je voudrais rappeler ici qu'il est loisible à quiconque de s'adresser directement à cette institution pour dénoncer les malversations dont il a pu être témoin. Quant à ceux qui croient qu'ils peuvent se comporter comme si la HALCIA n'existe pas, ils en seront, plaise à Dieu, pour leurs frais.
L'organisation Transparency international dans son dernier classement des pays, relativement à la perception de la prévalence de la corruption a fait ressortir une certaine amélioration de la situation du Niger consécutivement aux efforts qui ont été entrepris. Toutefois, j'ai conscience qu'il reste encore beaucoup à faire.
Mesdames, Messieurs, chers camarades,
Sur le plan international, le Président Issoufou jouit d'un énorme prestige, tenant à son parcours de démocrate authentique, sa compétence et sa vision pour l'avenir de son pays, sa détermination à combattre la corruption et à promouvoir les droits et les libertés. Ce prestige s'est confirmé à l'occasion du traitement du dossier du Mali dans les instances internationales où la voix du Niger a toujours été écoutée avec intérêt. Le Président Issoufou a exercé un réel leadership dans le processus de prise des décisions dans ce dossier que ce soit à la CEDEAO ou à l' africaine. L'adoption par le conseil de sécurité de l'ONU de la Résolution 2085 autorisant une intervention militaire internationale au Mali est une grande victoire de notre pays. C'est l'occasion pour moi de féliciter la CEDEAO et de remercier sincèrement la France pour le rôle crucial qu'elle a joué.
Maintenant que cette résolution est acquise notre pays va faire valoir tous ses atouts du pays le plus proche du nord Mali et celui qui connait le plus les communautés qui y vivent en vue de soutenir vigoureusement la médiation de la CEDEAO conduite par le Président Blaise Compaoré. A partir de cette résolution, il y a enfin un sens à dialoguer et nous faisons le pari que les choses se simplifieront d'elles- mêmes. Notre conviction est que la guerre ne sera livrée qu'aux non Maliens et notre vœu est que les organisations terroristes soient définitivement privées de leurs sanctuaires des montagnes du nord de ce pays, à partir desquels elles nous ont, par le passé, porté d'énormes préjudices.
Dans un tout autre registre c'est sa crédibilité retrouvée qui a valu à notre pays de réussir avec l'éclat qu'on sait la table ronde des bailleurs de fonds de Paris en vue du financement du Programme de développement économique et social(PDES) et de l'Initiative 3N. C'est aussi cela qui explique la toute récente décision du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique de faire bénéficier notre pays des fonds du programme compact du MCC (Millenium Challenge Corporation).
Ces ressources importantes et d'autres encore serviront à réaliser les grandes ambitions du Programme de la Renaissance du Président de la République. Ces ressources serviront à réaliser d'importants grands projets d'infrastructures qui changeront de façon radicale et ce dans quelques années son visage à notre pays.
Chers invités, chers amis,
Je voudrais pour finir vous exprimer au nom du CEN du PNDS nos remerciements de nous avoir fait l'honneur de venir à notre siège et partager avec nous ces moments de réjouissance. Je voudrais dire aux amis de la MRN que le PNDS vous sera éternellement reconnaissant du soutien que vous lui avez apporté et qui a permis l'élection de Issoufou à la tête de l'Etat. Je voudrais vous dire que nous sommes entièrement satisfaits de notre conduite commune de l'Etat faite dans un esprit de cordialité et de responsabilité.
Quant à vous camarades du PNDS, je voudrais vous dire que nous avons décidé de renouveler toutes nos structures, à partir de la semaine prochaine en commençant par le niveau des fédérations jusqu'à celui des districts en passant par les sections et les sous- sections. Nous nous proposons de tout faire en un trimestre. Je vous demande de vous mobiliser tous pour mettre en place des exécutifs représentatifs, efficaces et opérationnels conformément à notre tradition d'unité et de consensus afin que rayonne encore plus notre parti.
Chers camarades, chers amis
Il ne me reste pour terminer qu'à souhaiter joyeux anniversaire à notre parti et profiter de la même occasion pour vous exprimer mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité pour l'année 2013.
Vive le PNDS-TARAYYA
Vive la MRN
Vive le Niger.
Je vous remercie de votre attention.

Commentaires
N'ayant pas les moyens financiers pour subvenir aux besoins primaires du Nigerien mais .........vous etes le Heraut africain pour la solution militarisée au Mali.
Et cette position a vous entendre , vous fait jouir d'un énorme prestige dans les instances internationales ... Mon œil!
Bazoum.! Vous êtes fort deeh!
A vous écouter ,
Pour ne pas etre autoproclame :
Super Africain Ministre des Affaires Etrangeres
Oh! la la ! Niger
A toutes les classes politiques nigériennes aussi bien de la majorité que de l'opposition :
A quand la fin de cette insécurité alimentaire pour cette frange majoritaire de la population?
La sagesse nigerienne ne disait elle pas que le ventre affamé n'a point d' oreille.
Et que les "jolies" allocutions ne vont pas atténuer la faim du ventre.
Ce ventre affamé s'attend a du concret.
Concernant l'attitude officielle "belliqueuse"d u genre l'on s'en va en guerre sur la situation du Mali bien que ne voulant pas m'attarder dessus je peux simplement dire , il est facile de prôner une guerre mais les ramifications futures sont inconnues.
Avec la trouvaille des 3N tant prônée et médiatisée par les autorités, j'ai cru comprendre que les 3N signifiaient les Nigériens Nourrissent les Nigériens et non la
Communauté Internationale Nourrit les Nigériens (CINN).
Les 3N n'ont pas supplanté la CINN.
Ou est donc la nouveauté ?
A quand la réalisation réelle des grandes ambitions du Programme de la Renaissance de MI pour les sans voix des campagnes et hameaux?
L'augmentation de la masse salariale bien que salutaire pour les fonctionnaires et assimilées (Mouchées, Dongo illimis et Berey koukou) est un non événement pour les chefs (père et mère ) de famille du Niger profond qui ne savent pas quand l'argent va commencer a leur pleuvoir du ciel malgré les ressources inestimables dont le Niger regorge, per se
Et l 'on ne comprend pas pourquoi ça ne marche pas comme il aurait du.
-la paix,
-la remise des nigériens au travail,
-le préstige du Niger au niveau international,
-les trois N
-la lutte contre la corruption.
Parle nous plutot du rendement de ton travail et donne en chiffre les sommes mobilisées entre 2010 et 2012.
Parle du tonnage de céréales produites dans le cadre des 3N
Parle des sommes recouvrées dans le cadre de la HALCIA. Voila ce qu'un bilan et nous verons l'orientation prise par le Niger.
Helas! Que du verbiage inutile au lieu de quantifier la production du travail.
injectez un peu de science autrement d'objectivité dans votre argumentaire.
je vous conseille vivement des conseillers en suivi/évaluatio n et en gestion de projets au risque de ne convaincre personne en 2017.
Pourtant les Bazoum, les Issoufou, les Hama, les Djermakoye, les Morou, les Hama, les Tchana les Massaoudou...qu i ont aujourd'hui pris la place nous avaient tout promis. Ils nous ont promis de faire mieux que toi. Ils nous ont dit qu'ils sont plus nationalistes que toi. Ils nous ont dit qu'ils sont plus patriotes que toi. Ils nous ont dit qu'ils sont plus nigériens que toi. Il nous dit qu'ils sont plus intellectuels que toi. Ils nous dit qu'ils défendront les intérêts du Niger mieux que toi. Ils nous ont dit qu'ils défendre notre dignité en tant que peuple mieux que toi.
Aujourd'hui ils ont le pouvoir, tout le pouvoir. Et notre pays a tout perdu. Il a perdu toute sa fierté. Il a perdu le contrôle de ses ressources. Les sociétés étrangères font la loi. AREVA nous jette des miettes . Airtel, moov et orange (une autre société française) marchent nos lois.
Pauvre Niger, qu'ALLAH te protège des mains des antinationaux. Amen
Elegance? Le mepris affiche a Bagalam de Maradi qui eut le malheur d'etre analphabete dans un parti de "massou ilimi". Elegance: les ridicules propos pour justifier le passeport diplomatique accorde a un dignitaire de Kadhaffi...etc.
Bref on peut aimer qui on veut mais c'est tres difficle d'etre intellectuellem ent honnete pour certains. "L'homme au regard mauvais" debut d'une sentaence de Salomon.