Gestion de l'Etat : Cet homme a la volonté, mais très mal entouré
- Écrit par L'EXPRESSION N° 82 DU LUNDI 07 JANVIER 2013

Le président de la République Issoufou Mahamadou élu à la magistrature suprême, a hérité d’une situation catastrophique de notre pays tant sur le plan économique, sécuritaire, alimentaire, etc…
En réalité, ce dernier a la volonté de mieux faire pour faire avancer le Niger en le mettant sur la liste des pays émergeants. Cette volonté du président de la République se traduit par plusieurs grandes réalisations qu’il a eu à entreprendre pour le bonheur du peuple nigérien, hélas, l’homme est très mal entouré, d’abord au niveau de son staff technique, de ses conseillers pléthoriques et de quelques membres du gouvernement qui continuent à dormir sous leur oreiller. Pour toutes ces raisons, il doit d’abord songer à faire partir les paresseux ministres, réduire le nombre de ses conseillers, avoir un regard attentif sur son staff.
Pour mieux se rendre compte de toutes ses grandes réalisations, il doit entreprendre une tournée à l’intérieur du pays pour constater de visu la marche de la renaissance du Niger. Ainsi dans son message à la nation du 18 Décembre 2012, le président de la république a dit : "Le gouvernement a fait, récemment, le bilan de la mise en oeuvre du programme d’urgence, conçu pour appuyer les populations victimes de la sécheresse enregistrée au cours de la campagne agro-pastorale 2011-2012. Les appréciations portées par les populations bénéficiaires constituent le meilleur témoignage de la réussite de l’exécution de ce programme.
La mise à la disposition des paysans des intrants, notamment des semences et des engrais, a permis de promouvoir les cultures irriguées. L’aide apportée aux éleveurs a permis de sauvegarder notre cheptel. Les activités génératrices de revenus ont permis de retenir les bras valides dans les villages. Les ventes à prix modérés, les distributions gratuites et les transferts inconditionnels d’argent ont facilité l’accès aux céréales. Au total, l’effort fait, par le gouvernement et ses partenaires pour faire face à la situation, se chiffre à plus de 155milliards de FCFA. Il s’agit d’un effort sans précédent dans l’histoire de notre pays.
Les dispositions prises par le Gouvernement ainsi que l’abondance et la régularité des pluies ont permis une campagne agro-pastorale 2012 globalement excédentaire. Le gouvernement a recensé, néanmoins, tous les villages déficitaires, évalué les populations en situation de vulnérabilité au cours de la période 2012-2013 et prendra toutes les mesures nécessaires pour leur venir en aide. Au-delà de l’urgence, la mise en oeuvre de l’initiative « 3N » nous permettra d’attaquer le mal à sa racine. C’est ainsi que le plan d’investissement de cette initiative prévoit, au titre de la période 2012-2013, la mobilisation de plus de 315 milliards de FCA qui seront investis dans l’irrigation, l’élevage, l’environnement et la reconstitution des stocks. Le programme de renaissance a prévu l’électrification rurale de 100 localités par an.
Pour ce faire, il s’agit de mobiliser 5 à 6 milliards par an. En 2012, c’est environ 46 localités qui seront électrifiées contre une moyenne de 23 entre 2000 et 2010. En 2013, le programme atteindra sa vitesse de croisière, ce qui permettra de réaliser les engagements du programme. Le gouvernement a aussi accompli des efforts louables pour accroître les revenus des agents de l’Etat, civils et militaires. Ainsi en 2011, environ 12 milliards de FCFA ont été consacrés à la révision de la grille indiciaire des agents relevant du statut général de la fonction publique, à l’augmentation de 10% du salaire de base des agents auxiliaires, au rehaussement de la valeur du point indiciaire au profit du personnel des Forces Armées Nigériennes, de la Gendarmerie Nationale et de la Garde Nationale du Niger et à la revalorisation des primes, indemnités et avantages alloués au personnel des cadres autonomes de la Police Nationale et des Eaux et Forêts.
Au titre de l’année 2012 plus de 10 milliards ont été consacrés à la revalorisation du traitement de base des agents fonctionnaires de l’Etat, à l’adoption d’une grille spéciale au profit du personnel paramédical, des cadres de la santé publique et de l’action sociale, à la révision de l’indemnité de sujétion accordée aux enseignants titulaires, à l’amélioration du régime des primes et indemnités allouées aux agents fonctionnaires relevant du statut général de la fonction publique de l’Etat, à l’institution d’une indemnité de transport au profit des agents auxiliaires de l’Etat ne bénéficiant pas de moyens de transport, à la revalorisation de la prime de sujétion des enseignants contractuels et à la revalorisation des avantages alloués aux magistrats.
Au titre de l’année 2013, le gouvernement a pris des mesures qui prendront effet à compter du 1er Janvier 2013, dans le cadre de l’harmonisation des primes, des indemnités et des autres avantages alloués à certains responsables et agents de l’Etat avec une incidence financière annuelle estimée à plus de 15 milliards de FCFA. En tenant compte des recrutements réalisés, hors ceux prévus en 2013, les revenus des travailleurs enregistrent une augmentation annuelle de plus de44milliards de FCFA. Ainsi le Gouvernement réalise la promesse du programme de renaissance relative à l’accroissement des revenus des agents de l’Etat.
En retour nous attendons d’eux qu’ils se mobilisent au travail afin d’accroître la productivité, de mobiliser davantage de ressources internes, d’améliorer l’efficacité de la dépense et d’accroître le taux de consommation des crédits. Le Gouvernement est instruit pour créer les conditions de renforcement des capacités de l’administration afin d’optimiser le taux de consommation des crédits. Plus celui-ci sera élevé, plus seront accrus les décaissements des ressources financières promises par nos partenaires extérieurs, à l’occasion de la table ronde organisée à Paris, les 13 et 14 Novembre dernier, sur le financement de notre Plan de Développement Economique et Social (PDES) 2012.
Les résultats obtenus, à l’occasion de cette table, confirment la crédibilité retrouvée de notre pays auprès de ses partenaires extérieurs. En effet, alors que nous cherchions 4,7 milliards de dollars (soit environ 2350 milliards de FCFA), nous avons eu des annonces à hauteur de 4,8 milliards de dollars (soit 2400 milliards de FCFA). J’ajoute que nous espérons des engagements complémentaires de la part d’autres partenaires. C’est une belle prouesse que d’avoir su convaincre nos partenaires dans un contexte de morosité économique et financière mondiale. Cela traduit la pertinence de notre programme et de notre démarche ainsi que la crédibilité de notre action.
Permettez-moi de répéter que la mise en oeuvre de cet important programme exige de l’engagement et de la célérité dans nos actions. A cet effet, j’interpelle nos administrations, à tous les niveaux, pour qu’elles s’approprient le PDES qui est, désormais, le repère de toutes nos actions. Des projets doivent être conçus rapidement dans le cadre du dit programme. C’est au vu de cela que nous pourrions optimiser notre capacité de mobilisation de ressources financières et surtout notre capacité de les absorber. Je fonde l’espoir que l’histoire ne retiendra pas que notre pays a été incapable de dépenser l’argent mis à sa disposition pour le bonheur de sa population. Le niveau politique a fait ce qu’il doit faire, le niveau technique doit prendre le relais. Les agents de l’Etat, à tous les niveaux, ont un rôle déterminant à jouer.
Ils doivent saisir cette opportunité, pour démontrer leurs compétences, leur efficacité et leur patriotisme. Ils doivent en toute circonstance se mettre de façon résolue au service de leur pays qui en a tant besoin. C’est le moment de bannir les pratiques corruptives, l’absentéisme, le laisseraller, les lenteurs administratives injustifiées pour faire prévaloir la loyauté, l’engagement au travail bien fait et le professionnalisme, pour que les efforts déployés pour mobiliser les ressources financières ne soient pas vains. Il y va de notre avenir. J’engage le gouvernement à rendre effective toutes les mesures envisagées pour la remise des Nigériens au travail notamment les sanctions entendues au sens des punitions comme des récompenses.
Avec la participation et la contribution de tous, nous réussirons s’il plaît à Dieu. De la même façon que nos devanciers de 1958 ont marqué l’histoire de notre pays en proclamant la République, de cette même façon nous réussirons, plaise à Dieu, à asseoir la paix, la concorde, la prospérité dans notre pays conformément à notre devise nationale.

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Commentaires
Mais d'ailleurs qui aide qui? La question mérite d'être posée car cela fait 50 ans qu'on nous aide et 50 ans que nos pays se sous-développent
Bon je vous demande une aide: ne posez jamais ces questions d'aide à certains responsables nigériens car ils risquent de vous rétorquer "mais comment on va faire sans aide"?
Et tous ces Avocats de diable, dites nous svp ce que contient ce PDES!
Vous n'avez pas à plaindre le PR; s'il souffre de sont entourage et que vous êtes d'accord que cet entourage ne vaut rien, laissez moi vous rappeler le dicton qui dit " qui se ressemble, s'assemble"! Issoufou n'est qu'un tigre à papier, un homme qui ne respecte pas sa parole et son serment(réécout er son discours d'investiture et voyez ce qu'il fait) à commencer par la politisation de l'administratio n dans une logique éhontée de partage 70% et 30% entre lui et Lumana! quelle honte! Abas la trahison, Abas les traitres!Borkan ga Amana wa...
Ousmane peut surprendre,ses fiefs faisant partie de ceux qui ont les plus faibles taux de participation du pays.Il a un grenier de réserve de voix qui ne demandent qu'à être stimulées. Un désenchantement populaire pourrait le servir. D'autre part, MNSD+Lumana ont eu beaucoup plus que ce que le MNSD a eu en 2004.Un peu de prudence, d'humilité et beaucoup d'actions efficaces, feraient donc du bien à nos Puissants du moment et surtout au peuple Nigérien.
Voila donc Mr GOSI, qui semble connaître nos villages respectifs mieux que nous. De grâce, faites en sorte que le Président de la République ne tombe pas dans les mêmes travers que Hama dont les griots nous chantent des réalisations que personne n'a encore vues. Une fois encore le peuple nigérien est un peuple reconnaissant. Laisser donc le Président faire ses réalisations et le peuple le lui reconnaitra. Evitez le forcing. Chaque jour que DIEU il y a des occasions pour ceux qui veulent être des GRANDS HOMMES dans ce pays. C’est aux dirigeants d’en profiter pour entrer dans l’histoire par la GRANDE PORTE. Sinon, sinon le Niger écrira son histoire, sa vraie histoire. Celle qui ne retiendra que les fils du Niger les plus valeureux.
Pour le moment nous voyons la raffinerie du pétrole, les villages électrifiés, l’eau potable, le deuxième pont… Pour ces réalisations les historiens connaissent bien l’auteur...c'es t Tandja.
- Le laisser faire : les populations sont laissées à elles-mêmes, on ne se retourne vers elles que pour demander des impôts afin de permettre aux cliques au pouvoir d’importer les biens de luxe de l’ancienne métropole ;
- L’embrigadement : il consiste à enrôler les populations, de gré ou de force, dans des organisations dites de développement. Ici aussi on chante plus les louages du chef que la réalisation des actions de développement ;
- Le paternalisme : il consiste à dire aux populations, à travers des laudateurs, que le dirigeant sait ce qu’il faut « pour son peuple ». Il faut donc le suivre chanter aveuglement ses éloges.
On sait où tout cela a conduit nos pays. Aujourd’hui nous devons changer notre manière de faire si nous voulons être les acteurs de notre histoire.
Nos dirigeants doivent éviter de n’écouter que ceux qui leur disent « avancer, tout va bien ». On sait comment ça finit.. dans le mur.
ALLAH protège le Niger. Amen.
Nous sommes en plein jeu, Gomni, et vous préjugez des résultats avant la fin.
Le Président a encore le temps de faire le choix des membres de son équipe pour gagner, ainsi, il redynamisera l'économie et mettra efficacement en œuvre le PDES.
A la fin du jeu, chacun pourra faire son bilan.
Exposer librement ses idées sur un portail internet n'est pas synonyme, Jandodo, de poser sa candidature à un poste quelconque.
Chacun sait là où il doit déposer sa candidature s'il le souhaite. Ne mélangeons pas les choses, laissons à chacun la liberté de s'exprimer et jugeons plutôt l'objectivité en argumentant des contributions de tout un chacun.
Le Président aura toute latitude de faire appel à qui il veut pour l'aider dans la mise en œuvre du PDES.
Bien cordialement
Dr ANASSER AG RHISSA
EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
E-mail: Webanassane