Déstabilisation des institutions de la République L’opposition et l’ Européenne favorables à une dissolution de l’Assemblée Nationale ?
- Écrit par A.I. (Le Canard déchaîné N° 567 du 7 janvier 2012)
En ces lendemains de l’année 2013 placée sous le signe de la réunification du peuple frère du Mali et de son territoire national ainsi que de son retour à une gouvernance démocratique, en ces lendemains où la participation de notre pays à cette grande entreprise du bien contre le mal reste l’élément militaire décisif, des rumeurs circulent sur une probable collusion entre l’opposition politique nigérienne et l’ européenne ! Analyse du Canard Déchaîné.
C’est un secret de polichinelle que la fin de la transition militaire du CSRD, entamée le 18 février 2010 après le renversement du régime de Tandja Mamadou, avait été cahoteuse en raison de la gestion approximative du dossier des élections générales notamment celui concernant les législatives. Le rejet par le Conseil Constitutionnel de plusieurs candidatures à ces législatives sans possibilité de déclencher les mécanismes de réparation n’a pas été d’une bonne inspiration. En effet, la disqualification des listes des candidats à hauteur de plus de 50% des candidatures avaient privé toute possibilité de compétition à certaines formations politiques dans des zones où elles sont traditionnellement bien implantées.
C’est un péché qui incombe à la restauration de la démocratie. Quant à leurs successeurs, ils se doivent de le gérer au mieux des intérêts du peuple nigérien. Certes, à l’époque, la classe politique, unanime, avait dénoncé le fait arguant qu’on pourrait reprocher à la « maison du peuple » d’être diminuée dans sa dimension représentative. Disons que c’est là une réalité de la configuration politique du pays. Mais les militaires du CSRD avaient décidé autrement. Et depuis, régulièrement, en dehors de toute confirmation officielle, de folles rumeurs sont distillées sur la position de l’ Européenne qui soutiendrait l’idée de la dissolution de l’Assemblée nationale. Les mêmes sources officieuses ajoutaient que l’UE conditionnait son aide à cette demande.
De fil en aiguille, on en arrive donc à trouver un lien entre la dernière offre de formation d’un gouvernement d’ nationale à cette idée de reprise des élections législatives. Selon notre source, le Président de l’Assemblée nationale aurait finalement adhéré à l’idée de la formation d’un gouvernement d’ nationale afin de contourner les incertitudes d’une dissolution de cette institution. Sa stratégie consiste à amener tout le monde à la gestion des affaires publiques dans le but de minimiser l’exclusion politique, véritable avatar des régimes démocratiques. On comprend donc pourquoi l’opposition ARN fait de la dissolution de l’Assemblée nationale son cheval de bataille.
A l’occasion, le seul argument de cette opposition est de citer le Président par intérim du PNDS-Tarayya, Bazoum Mohamed qui avait eu, à l’époque des faits, l’honnêteté propre à l’homme, des principes. Dernièrement encore, le Président du CDS-Rahama avait profité de l’anniversaire de son parti pour s’étaler sur ce sujet. Pour lui, le régime actuel est incapable de gérer les affaires publiques parce qu’il est privé de leur savoir- faire et de leurs compétences. Et le voilà qui appelle à la reprise des élections législatives. Or, cette option, nous l’avions déjà dit dans une de nos parutions, est dangereuse pour notre pays parce qu’elle comporte des germes de l’instabilité institutionnelle.
L’expérience de 1994-1995 n’est pas loin, daï ! Il est évident que l’agitation permanente d’une telle idée dans un moment où le contexte sous régional est chargé des menaces entre d’un côté l’opposition politique et de l’autre l’ Européenne peut paraître une collusion satanique de nature à pulvériser le socle de paix et de sécurité sur lequel repose notre pays. En poussant la réflexion, on est en droit de croire que si le Mali n’a pas connu son coup d’état offrant à la communauté occidentale l’opportunité de faire des « affaires », le Niger aurait été la cible idéale d’une autre déstabilisation sous le fallacieux prétexte que son Assemblée Nationale serait illégitime.
Une situation qui nous remettrait encore en arrière d’où le devoir de vigilance des autorités et de la classe politique pour qu’à jamais les intérêts généraux ne soient placés à la traîne des desideratas individuels. C’est ensemble, dans une vision commune de ce vers de l’hymne national parlant du « Grand Niger » que nous forgerons notre avenir c’est-à-dire notre devenir. L’éternel recommencement est une négation du progrès.

Commentaires
L'assemblée nationale telle qu'elle marche bien. Que l'UE s'occupe de ses crises économiques et nous laissent tranquille.
Ce n'est pas ce que les Djerma appelle du " BARRA BARRA " par hasard? ou de " L'INJUSTICE " en francais?
DOUNIA SAI MAMAKI
L ASSEMBLEE NE SERA PAS DISSOUTE ET LE PNDS EST ENTRAIN DE SE RENFORCER.AUX PROCHAINES ELECTIONS LE PNDS VA AVOIR LA MAJORITE SANS COALITION.L UUNNIIOONN EUROPEENNE EST FAVORABLE AU NIGER POUR PREUVE REFERREZ VOUS A LA RECENTE TABLE RONDE DES BAILLEURS DE FONDS ET AUX MULTIPLES DIVERSES ET VARIEES SIGNATURES DES ACCORDS.
SEULEMENT LES FINANCIERS QUE SONT LES COMPTABLES LES DAAF ET LES DRFM NE DOIVENT PAS DORMIR SUR DES DOSSIERS POUR LES RETARDER EN VUE DE FAIRE COMPRENDRE AUX BENEFICIAIRES QU ILS DOIVENT CONSENTIR DES POURCENTAGES AVANT DE REGLER LEURS PIECES COMPTABLES.