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Allocution du Président du CDS-RAHAMA, Monsieur Mahamane Ousmane à l’occasion du 22ème anniversaire du parti.

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« En réalité, le régime paie le prix amer du déficit de légitimité des institutions issues des élections générales de 2011, élections dont les conditions de déroulement ont été largement déplorées par l’ensemble de la classe politique nigérienne.).

Je voudrais tout d’abord, saluer votre présence massive à la présente cérémonie, et formuler à votre endroit et à l’endroit de l’ensemble du peuple nigérien, au nom de Bureau Politique National du CDS Rahama et au mien propre, le voeu que l’année 2013 soit, pour chacun d’entre nous et pour le Niger tout entier, une année de paix, de progrès, de bonheur et de prospérité. Notre grand parti commémore aujourd’hui samedi 05 janvier 2013 son 22ème anniversaire autour du thème de l’Affirmation. Il vous souviendra que ce thème était déjà celui du 7ème Congrès ordinaire et du 21ème anniversaire.

Cette rhétorique de la répétition tire son inspiration de la pertinence et du caractère actuel des thèmes débattus au cours de ces différentes manifestations. Le thème de l’Affirmation donne au parti et à ses militants l’occasion de revisiter le chemin parcouru en vue de tirer des leçons susceptibles de renforcer son capital d’expérience et d’ancrer davantage sa vision sur des idéaux clairs et une cohérence sans faille dans l’action politique.

Cette pratique est d’autant plus utile que le CDS Rahama est appelé une fois de plus à affirmer sa spécificité de parti démocratique, respectueux de l’état de droit et des lois et règlements de la République, au moment où le climat sociopolitique de notre pays est marqué, en ce début de l’année 2013, par l’aveu d’impuissance et d’incompétence des tenants du pouvoir face aux problèmes qui assaillent le peuple nigérien d’une part, et par la levée de bouclier des organisations syndicales et celles de la société civile pour faire droit aux revendications légitimes des laborieuses populations.

Il est un fait notoire que le régime actuel affiche très peu de résultats concrets par rapport aux ambitions déclarées et se trouve empêtré dans des contradictions internes, au point de proposer la constitution d’un gouvernement d’ nationale, perçue comme une bouée de sauvetage pour sa stabilité et sa crédibilité. Il vous souviendra que l’Alliance pour la Réconciliation Nationale (ARN) avait rejeté, dans sa déclaration du 15 décembre dernier, cette offre qui n’est ni plus ni moins qu’une « absence d’arguments et de solution aux préoccupations de plus en plus fortes des citoyens ».

La mauvaise gestion des inondations, le maintien à un niveau élevé du prix du pétrole, les grèves perlées du secteur de l’enseignement, les grèves répétitives des autres secteurs socioprofessionnels en sont des illustrations éloquentes.En réalité, le régime paie le prix amer du déficit de légitimité des institutions issues des élections générales de 2011, élections dont les conditions de déroulement ont été largement déplorées par l’ensemble de la classe politique nigérienne.Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que 56% des listes aux élections législatives avaient été rejetées et que les procédures habituelles devant permettre d’y remédier avaient été soigneusement évitées par les autorités en place ?

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que les principales formations politiques n’ont pas pu être en compétition dans plusieurs régions de notre pays ? Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que notre grand parti, le CDS Rahama, est délibérément privé de compétition dans quatre régions sur les huit que compte notre pays ? Camarades militantes et militants, sympathisantes et sympathisants du CDS-RAHAMA, Le thème de l’Affirmation autour duquel nous célébrons le présent anniversaire nous donne l’occasion, comme je le disais tantôt, de réaffirmer l’identité de notre grand parti, le CDS Rahama, à la fois au plan de ses règles de conduites internes que dans ses rapports avec les organisations politiques et les pouvoirs publics.

Au plan interne, notre Parti est profondément attaché à l’obligation qu’ont les militants de respecter nos textes fondamentaux, les décisions des instances et les organes du parti ; de combattre toute attitude et tout esprit fractionnels ; de s’opposer au double jeu, aux complots et intrigues au sein du parti ; de mettre constamment leurs actes en concordance avec les principes et idéaux du parti ; d’éviter d’user, à des fins personnelles, de leur position au sein du parti.Ces dispositions ont amené le parti à prendre des sanctions douloureuses mais nécessaires à l’encontre de certains de nos camarades qui ont dérogé à leurs obligations de militants.

Je le dis ici tout haut : cet épisode est maintenant clos et il n’y a aucun complexe à avoir pour les uns et aucune attitude d’intolérance à afficher pour les autres ; le CDS Rahama a besoin de la contribution et de l’énergie de l’ensemble de ses fils, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui et de demain, désireux de bâtir, sous sa bannière, une nation unie, prospère, une nation dont le génie créateur de chacun est mobilisé dans un travail productif et libérateur, une nation de paix et de justice. Dans nos rapports avec les organisations politiques et les pouvoirs publics, notre Parti fonde son action autour de principes fondamentaux auxquels nous tenons comme à la prunelle de nos yeux.

Je voudrais, à la présente occasion, mettre en exergue quatre d’entre eux, à savoir notre attachement au respect de la souveraineté du peuple, au respect des règles démocratiques, à la lutte contre toute forme de domination, d’oppression et d’intolérance et à la lutte contre toute forme de discrimination.C’est notamment à la lumière de ces principes que nous jugeons l’action publique. Il vous souviendra qu’à l’occasion de la commémoration du 21ème anniversaire de notre parti, nous avions stigmatisé le fait que le régime actuel ait érigé un certain nombre de pratiques néfastes en mode de gouvernance.

Il s’agit entre autres de la violation des lois et règlements de la République, de l’abus de pouvoir, du détournement de l’autorité publique à des fins personnelles, des entraves à la liberté d’expression et de manifestation et des restrictions dans le domaine de la communication. L’indifférence du régime face aux problèmes de précarité sociale et de cherté de la vie, auxquels est confronté le peuple nigérien, et la divergence notoire des tenants du pouvoir dans leur appréciation de la situation sociale du pays ont fini par convaincre plus d’un Nigérien du caractère dramatiquement incohérent de la gouvernance actuelle.

Pour notre part, nous savons, et tous les nigériens savent que les 21 mois au pouvoir du régime actuel sont jalonnés d’actes irrationnels, tels que la persistance à vouloir créditer des faux bilans de gestion dans le but manifeste de prétendre avoir tenu des promesses électorales démagogiques. Mais la liste est hélas longue : une gouvernance désastreuse ; un mauvais traitement des dossiers par l’administration, doublé d’incompétence à tous les niveaux, conséquence de l’exclusion ; la pêche en eau trouble dans les rangs de l’opposition, parfois sous le couvert de chantages politiques « soutien contre impunité » ; le manque de concertation avec l’opposition et les différentes composantes du corps social sur les grands dossiers de l’heure et des positions inconséquentes au sujet de la question malienne où l’attitude «va-t-en-guerre» l’emporte sur le comportement rationnel.

Camarades militantes et militants, sympathisantes et sympathisants du CDS Rahama, Honorables invités, Mesdames et Messieurs, Au plan international, l’année 2013 débute sur fond de crises politiques diverses sur tous les continents. En Afrique, la persistance de l’intolérance religieuse et du terrorisme sous plusieurs formes, notamment au Mali, au Nigeria et dans la corne de l’Afrique se traduit chaque jour par des actions criminelles et leurs lots de victimes innocentes, avec comme conséquences l’atteinte à la quiétude sociale et l’annihilation des efforts de développement. Il s’agit là, à n’en point douter, de fléaux qui nécessitent une approche concertée et intelligente tant au plan régional qu’au plan international.

Le CDS Rahama pour sa part demeure profondément convaincu que le dialogue et la négociation doivent être privilégiés, au détriment des velléités de recours aux armes.Mais au delà du terrorisme, l’Afrique souffre également d’autres conflits meurtriers. En République Démocratique du Congo par exemple, une situation de conflit permanent prévaut depuis 1996, entrecoupée de quelques périodes d’accalmie. L’internationalisation du conflit a malheureusement divisés les pays de la sous-région qui se sont dressés en deux camps adverses, notamment par milices et mouvements rebelles interposés.

En République Centrafricaine, depuis le coup d’État de 2003, c’est une situation de guerre civile qui prévaut entre le gouvernement Centrafricain et un certain nombre de mouvements rebelles, malgré les accords de paix de 2007 et l’accord de 2008 pour une réconciliation nationale.Au moyen Orient, la situation en Syrie est de toute évidence un sujet de première préoccupation. En effet, depuis le soulèvement pacifique lancé en mars 2011 dans la foulée de ce que l’on appelle « le printemps arabe », la contestation du régime s’est muée en une guerre civile aux conséquences dramatiques.

Comment comprendre que les divergences de la Communauté Internationales mettent le Conseil de sécurité de l’ONU dans l’incapacité de prendre toute résolution condamnant les agissements meurtriers du régime en place en Syrie ? Il est grand temps que les grandes puissances prennent conscience de l’ampleur du drame syrien et que ces pays consentent à faciliter la résolution urgente de ce conflit.Le CDS Rahama, profondément attaché aux valeurs l’État de droit, de liberté, de justice pour tous les peuples du monde, exprime sa profonde préoccupation face à l’ensemble des conflits meurtriers qui assaillent notre continent et le monde et invite les parties en conflit à inscrire définitivement leur action dans le cadre de l’intérêt général des peuples.

Chacun d’entre nous, dans sa sphère d’action ou de responsabilité, a une contribution à apporter pour que notre pays aille mieux, pour que l’Afrique aille mieux, pour que le monde aille mieux. Camarades militantes et militants, sympathisantes et sympathisants du CDS-RAHAMA, Au seuil de la nouvelle année, je voudrais particulièrement vous inviter à cultiver davantage la tolérance, la cohésion et la cohérence dans l’action au bénéfice du rayonnement des idéaux de notre grand Parti, ce parti qui force le respect et l’admiration. Vive le CDS Rahama Vive la démocratie

Commentaires  

 
-2 #5 kondoma 14-01-2013 09:07
quel est le futur de la CDS?
Pourquoi Naforko cherche pas un autre point de chute?
avec son rang d'ex-président de la République, de l'AN et même de la CDEAO, n'arrive pas a avoir un poste ou une nomination d'un représentant de quelque chose?
pourquoi il cultive la petitesse?
pour lui tant qu'il n'est pas élu député, le niger sera dans les ténèbres.
au juste veut- il la présidence de l'AN ou veut -il rester simple député.
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-2 #4 Ori Nguessan 13-01-2013 01:38
Oh Naf, qui a autant pillé ce Niger que lui, dites moi personne. Car son histoire est recente car nous l'avons vu naitre politiquement. moi en tout cas il me fait rire
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-1 #3 Ori Nguessan 13-01-2013 01:36
laissez se distraire il en a besoin mais nous non
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0 #2 ISSILI MASHANONO 12-01-2013 11:15
KOOL! Il existe "politique" et "POLITIQUE". Entre les deux, il y a une grande différence car la premiere est le produit de ceux qui aiment retarder, bloquer et faire gripper le moteur du train transportant le peuple afin qu'il n'arrive pas à destination à temps. Ceux-la sont les lobbyistes des puissances étrangeres qui surexploitent le peuple en le tenant en respect par l'intimidation dans pauvreté et la misere pendant que ces lobbyistes disposaient des villas et chateaux cossus narguant ainsi, les gens par la poussiere que soulevent leurs grosses cylindrees pour voiler les yeux des misérables citoyens.
L'autre "POLITIQUE" est l'émanation de la vraie démocratie ach'arienne, voulant dire, concue des tréfonds du jurisconsulte Yéménite ABOU MOUSSA AL ACH'ARI resté pres du Saint Prophete Mohamed (PBSL) et, qui a decanté le conflit intermusulman aux conséquences liées au leadersheep du 4eme Califat entre Ali Ibn Abi Tallib et Mo'awiya Ibn Abou Sofiane. Laquelle est la notre?
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-1 #1 Kool 12-01-2013 08:42
Heureusement que le mot "developpement" n'apparait pas dans son discours sinon j'etais sur le point de croire a sa sincere.
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