Relations Issoufou-Ousmane: L’éternelle colère
- Écrit par Rafik Marwane (Le Monde d'aujourd'hui n°08 du mercredi 9 janvier 2013)
La célébration du 22ème anniversaire de la Convention Démocratique et Sociale, CDS-RAHAMA, a donné l’occasion à son Président Mahaman Ousmane d’afficher la profondeur du fossé qui le sépare de l’actuel Président Issoufou Mahamadou.
Entre les deux, la paix n’est pas pour demain. Certes, le discours de Nafarko 1er ; surnom donné à Mahaman Ousmane en raison du fait qu’il avait été le 1er président de la république de l’après conférence nationale souveraine ; est resté sur le chapitre de l’opposant critique se gardant de toute allusion à la sourde guéguerre qui l’oppose à l’ancien président du PNDSTARAYYA, élu depuis 21 mois président de la 7ème République. Le premier comme le second ont fait leur irruption sur la scène politique nationale, au début des années 90, à la faveur de l’ouverture de notre pays au multipartisme intégral.
Depuis, les relations entre les deux hommes sont devenues tumultueuses. Pourtant, le départ était promoteur puisque leurs formations politiques respectives avaient participé, aux côtés des forces vives de la nation, à la conquête de la démocratie et à la gestion de la conférence nationale souveraine. Ensemble, ils vont conquérir la plus difficile des victoires : celle ayant consacré la chute du MNSD-NASSARA sous l’égide de l’Alliance des Forces pour le Changement. C’était la victoire de la jeunesse, la victoire d’un nouvel ordre sur l’ancien, bref de la démocratie sur le conservatisme.
Ousmane et Issoufou resteront ensemble 18 mois, le premier comme Président de la République et le second comme Premier ministre avant que le « mur ne se fissure donnant au lézard la possibilité de s’y glisser ». Les raisons profondes de cette déchirure restent encore cachées. La suite, on la connaît. Et pour beaucoup d’observateurs, ces raisons doivent être suffisamment graves pour expliquer l’aversion de Mahamane Ousmane à tendre la main à son ancien allié. Du coup, ils ne se retrouveront plus jamais réunis dans la même majorité. Pourtant, à chaque fois que l’ordre républicain est remis en cause, on les retrouve ensemble engagés dans le combat des forces démocratiques. Ce sont des amis dans le malheur. Certes, la rupture de l’AFC, point de départ de tous les malheurs de NAFARKO, peut être imputée à Issoufou Mahamadou. Mais ce dernier avait contribué à la victoire du premier. Il l’a fait président de la république. Récemment encore, Issoufou Mahamadou, chevaleresque comme dans les contes de mille et une nuits, avait offert à Mahamane Ousmane le plus beau gage d’amitié. Alors que la tempête tazartché faisait rage, Issoufou Mahamadou avait tout bravé pour laver « l’affront » fait à un camarade de lutte par le clan Tandja Mamadou qui avait interdit de voyage l’épouse et le bébé de Nafarko 1er. Si tous ces rappels pouvaient déterminer la réconciliation, ce serait tant mieux pour le Niger.

Commentaires
Ce qui me choque ce que des qu'on parle de Mamane Ousmane, des gens comme dankonni profitent pour insulter toute une région, alors que par leur ignorance ils ne savent pas que même à zinder il y'a ceux qui ne sont pas d'accord avec Ousmane. je pense que dankonni tu accordes sans le savoir une importance au hasard de naissance, ce qui est gauche de ta part! insulter Mamane Ousmane parc qu’il ne soutien pas ton champion Issoufou, c'est peut être ton droit mais insulter toute une règion sur la base des aprioris est un peu con de ta part!
Qui a deja dit ou pensé que Dieu est seulement à Zinder?
En tant qu'etres nous pouvons toujours aimé ou ne pas aimé certaines personnes à cause de leurs comportements, mais de là à devenir deraisonnable ne nous honorent pas.