Conflit au MODEN-Lumana de Hama Amadou : Le député Moubarak ampute une oreille à Salah Habi
- Écrit par Les Soldats de la verité
Avant Hier, jeudi 10 janvier 2013 dans les environs de 11 heures, une terrible bagarre a opposé le député Mohamed Moubarak, élu sous la bannière du parti de Hama Amadou, le MODEN-Lumana et le vice-président du parti Salah Habi, actuel vice-président du Conseil Economique Social et Culturel (CESOC), tous ressortissants de la même région de Tahoua.
Cet affrontement a eu lieu dans un bureau à l’Assemblée Nationale du Niger. Des sources bien informées, nous apprenons que la cause du conflit serait liée à une répartition de postes de nominations au titre de la région de Tahoua. Le député Moubarak ayant constaté un nombre élevé de postes de responsabilités offerts à la seule commune de Tahoua, a voulu remettre les choses à l’ordre en exposant au groupe parlementaire du MODEN-Lumana la liste des promus. Pendant que sa commune d’Abalak a apporté plus de 30.000 voix au parti, la commune de Tahoua n’en a produit que 7.000 voix.
Une situation que le député qualifie d’injuste dans la prise en compte du plus grand nombre. Directement, un autre responsable a saisi Salah Habi de ce qui est entrain de se produire à l’Assemblée Nationale. Aussitôt dit, Salah Habi se rendant directement à l’Assemblée poignarde Moubarak par derrière. C’est ainsi que celui-ci tourne et le dos et s’en saisit de l’oreille de Salah qu’il ampute complètement. Il a été d’urgence conduit à l’hôpital pour lui remettre son oreille. Tous les deux responsables ne sont pas des inconnus du grand public.
En effet, Salah Habi était un grand militant du MNSD-Nassara dont il a occupé le poste de secrétaire général pendant que Hama Amadou était encore président du parti avant de jeter l’éponge avec l’intention du Président de la République d’antan Mamadou Tandja de prolonger son mandat constitutionnel de trois ans. Après que Hama ait donc quitté le MNSD Salah l’a rejoint dans le nouveau parti qui a été créé, le MODEN-Lumana. Quant au député Moubarak, il était un transfuge du RDP-Jama’a du feu Général Ibrahim Maïnassara Baré et dirigé actuellement par Hamid Algabid.
Au vu de ce qui précède, on est en droit de se poser la question sur le degré de la formation politique offerte par les partis politiques à leurs militants. Peut-on régler un problème politique au niveau d’une institution de l’Etat ? A quoi servent alors les sièges des partis politiques. D’aucuns pensent que l’acte de Salah Habi, même si c’est lui qui a perdu son oreille, est condamnable, ce d’autant que ces genres de conflit doivent trouver leurs solutions lors d’une ré du bureau politique national et non à l’Assemblée Nationale. Rien ne justifie une telle ignominie de la part des responsables qui sont de surcroît dans la gestion du pouvoir.
Déjà plusieurs compatriotes soutiennent l’idée d’un amateurisme dans la gestion actuelle des autorités de la 7ème République. Ainsi, moins de deux ans après leur installation aux commandes de l’Etat, les nigériens ont comme l’impression que rien ne va. Plusieurs querelles intestines et infantiles ont sérieusement entamé la bonne marche de l’Etat. Après cet incident regrettable et grave, le président de l'Assemblée Nationale Hama Amadou doit, au risque de voir son parti réduit à sa plus simple expression, mettre de l'ordre dans les rangs de sa toute jeune formation politique. A suivre...

Commentaires
il est à savoir pour vous, que le député Moubarak a mobilisé 30.000 voix aux précédentes élections, Salah Habi na mobilisé que quelques petites milliers pas tout à fait représentable...
Et par rapport à cette question entre ces deux monsieurs, le député a été beaucoup tolérant, indulgent & comprehenssif; vu des précedents faits imprimés de violence à la representation nationale des mesures sévères frappent tout celui qui y introduit arme de quelque genre soit elle. Si non Salah habi pouvait bien se retroouver au trou pour avoir attaquer en premier un député national.
En démocratie et en politique de façon générale c'est la loi du plus grand nombre; le président de la république n'y echappe pas à cette évidence. Celui qui mobilise plus de voix demeure sans conteste et très éloquemment le plus représentatif.. .
Je me demande ou est passée votre partialité?? vous avez du oublier Mr Salah HABI, qu'avez vous rapportez à son sujet?? Puisque vous vous etes sacré le pouvoir tout dévolu à tout dire sans que l'on vous le demande...sans façon! au plaisir...
Pour moubareck c'est un faut type sil a donné tous les postes qui sont revenus aux militants Lumana de Tchinta à sa famille. Une famille des escrocs. D'ailleurs la dernière fois un des ses frères à qui il a donné un poste de conseiller est allé au golf pour se faire passer comme etant en mission de l'Etat du Niger pour demander de l'aide au noms des populations nigériennes en état de famine. Quand le PM l'a appris il l'a immédiatement rapatrié et lui a fait retirer le passeport diplomatique. C'est une habitude de ce monsieur. Combien de fois il l'a fait et détourné ce qui lui a été donné ?
N'est pas du Minnafitareye ?
Ne pourrions nous pas dissocier nos commentaires de notre courant religieux au risque de buter sur le travers de la partialité des fois?
Ah! médisance! Quand tu les encercles!
Et Peace be upon you!
Trêve de discussions, en effet et comme vous le dites.
La religion vous tient a cœur dans vos commentaires, n'est ce pas?
En narratant, l'histoire de la femme de l'ami de votre mari sur la toile , n'est ce pas du Kormoto?
En quoi cette indélicatesse intéressera le lectorat?
En terme religieux, n'est il pas dit que la médisance est une caractéristique de l'Hypocrite?
Et croyais- je, le Noble Qu'ran ne disait il pas a la Sourate 49:12
"Et ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait il manger la chair de son frère mort?
(NON!) vous en aurez horreur. Et Craignez Dieu. ?
Et ton "amie" par extension, penseriez vous qu'elle sera fière de votre agissement au cas ou elle arrive a le savoir?
Et a vos affirmations, " nous les humains sont faux a 99%" ou "nous sommes donc tous en majorité pourris", je ne peux être qu'en accord 100 % avec vous par cette illustration tangible de votre histoire.