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Intervention militaire au nord Mali : L’Etat du Niger défend et explique sa position

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Expliquer la position du Niger sur la crise qui sévit dans le nord-Mali, c’est à cet exercice que s’attellera la haute autorité à la consolidation de la paix, à partir du jeudi 10 janvier, à travers deux caravanes d’information et de sensibilisation qui sillonneront les zones vulnérables au conflit.

 

 

C’est en tout cas là, la volonté du chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou, qui a donné des instructions à la haute autorité à la consolidation de la paix d’expliquer de long en large aux nigériens, la position du Niger qui, il faut le souligner, n’est pas en porte à faux avec celle de la communauté internationale. Pour l’instant, plusieurs localités dans la région de Tillabéri et Tahoua seront concernées par ces caravanes. Cette initiative vise à amener les communautés frontalières situées au nord Mali, à cerner les contours et les enjeux liés à ce conflit, ses conséquences sur le Niger et les efforts des autorités dans la mise en oeuvre de la position de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui engage l’Etat du Niger.

La position du Niger n’entame pas l’objet de l’intervention militaire au Nord Mali, a indiqué Laoual Sayabou, conseiller technique auprès de cette institution au cours d’un point de presse organisé et co-animé avec le directeur chargé de la communication et relations publiques, Saïdou Omar SANDA, en prélude à cette caravane qui sera lancée le jeudi 10 janvier 2013. La position du Niger S’agissant de la position du Niger sur la crise qui sévit dans le nord–Mali, il faut dire que celle-ci ne tranche pas d’avec celle de la CEDEAO.

Ainsi l’Etat du Niger met en avant la solidarité agissante et l’attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali ; dénonce l’atteinte à la dignité humaine dans les zones occupées du septentrion malien, prône le respect des pratiques islamiques jusque-là observées dans la zone sahélienne et conteste la destruction massive des oeuvres et monuments historiques, culturels et religieux qui relèvent du patrimoine matériel et immatériel mondial. Aussi, l’Etat du Niger exhorte vivement tous les mouvements rebelles maliens à renoncer à la lutte armée, à rompre définitivement avec AQMI, à rejeter le terrorisme, à reconnaître l’intégrité et l’unité territoriale du Mali ainsi que la forme républicaine et laïque de l’Etat et invite toutes les forces vives à un dialogue inclusif.

Enfin il réaffirme l’attachement au principe d’un dialogue sincère pour parvenir à un règlement durable des différends au nord Mali, soutient le concept harmonisé des opérations pour le déploiement de la force internationale conduite par l’Afrique au nord- Mali. Le Niger se félicite aussi de l’adoption de la Résolution 2071, apporte un soutien formel, en vertu du chapitre VII de la charte des Nations Unies, à la démarche de la CEDEAO pour la restauration rapide de l’intégrité territoriale, de l’unité, de la concorde et de la démocratie au Mali, par le déploiement effectif de la Mission Internationale pour le Mali (MISMA). L’occupation du Nord-Mali est une préoccupation régionale, a relevé Laoual Tsayabou, avant d’ajouter que la crise telle qu’elle se manifeste aujourd’hui dépasse les frontières maliennes.

Il faut une réponse régionale et c’est la position de la CEDEAO et du Niger. Rappelant le contexte dans lequel est intervenu ce conflit, le conseiller technique de la haute autorité à la consolidation de la paix a précisé que cette situation résulte de la crise libyenne et des problèmes de développement du Nord Mali, un argument mis en avant par les différents fronts rebelles. A ces maux vient s’ajouter le phénomène de trafic de drogue qui a connu une forte expansion ces dernières années. En outre, Laoual Tsayabou et son collègue Omar SANDA ont aussi relevé dans leurs interventions la question de terrorisme qui fait aussi des tentacules dans la zone sahélo-saharienne. La communauté internationale doit le circonscrire et agir ensemble pour l’éradiquer, ont-ils rappelé.

Quant aux enjeux liés à ce conflit, retenez qu’ils sont de trois ordres à savoir : les enjeux économiques, politiques et sociaux. Notons d’abord que la crise malienne a des répercussions sur l’économie de la région et freine les échanges intracommunautaires, a dit le conseiller Tsayabou. Ce dernier soutient que l’intervention militaire au Nord Mali, ainsi sollicitée par la CEDEAO, aidera rapidement à rétablir l’ordre économique interrompu par les assaillants terroristes. La stabilité institutionnelle des Etats de la région CEDEAO est gage du développement démocratique de la région et jettera les jalons d’une participation citoyenne à la gestion des affaires publiques, a-t-il poursuivi. L’Etat du Mali est aujourd’hui divisé, il faut nécessairement aider les pouvoirs publics à rétablir son unité, a-t-il regretté, à la suite de son collègue Omar SANDA.

Ensuite l’autre enjeu de cette intervention reste la paix sociale, dira le conseiller technique. Il est urgent de retrouver la paix sociale dans la région. Il faut envisager la gestion du flux des déplacés et préparer les communautés frontalières à la guerre et ses conséquences fâcheuses. Toutefois, l’intervention militaire n’exclut pas le dialogue, a relevé Laoual Sallaou Tsayabou. Si le dialogue entre les Maliens s’impose comme une nécessité impérieuse, il devait se construire autour des valeurs démocratiques et républicaines, a-t-il souligné. Voilà entre autres les différents arguments et informations que la haute autorité tentera de déployer tout au long de ces caravanes dans les contrées considérées comme zones vulnérables. Rappelons que la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix a été créée par les autorités de la 7ème République le 04 Octobre 2011.

Cette institution a pour mission de cultiver l’esprit de paix et de dialogue permanent entre les différentes communautés du pays et d’entretenir la confiance mutuelle, la tolérance et le respect dans une commune volonté de vivre ensemble, a expliqué le conseiller Laoual Tsayabou, avant d’évoquer les activités de terrain à mettre à l’actif de celle-ci, dans le cadre de la consolidation de la paix. Les actions réalisées par la haute autorité Beaucoup d’activités, notamment dans les interventions d’urgence et surtout avec le retour massif des nigériens de la Côte d’ Ivoire et de la Lybie. Plusieurs foras ont été organisés sur la paix, au cours desquels on a enregistré la participation des ex-combattants des différentes rebellions qu’a connues le Niger.

Comme réalisations majeures, on retient le projet de consolidation de la Paix dans l’Aïr et l’Azawak qui a vu la réinsertion de 3160 ex- combattants ; réinsertion de 1200 femmes victimes des conflits. Des rencontres intercommunautaires ont été organisées. Un programme de renforcement des capacités pour la prévention et la Gestion des Crises est en cours réalisation. Il prévoit la réhabilitation de 12 puits, de 5 forages, de 2 foyers féminins ainsi que la construction de 2 latrines et d’une maternité. Des matériels, pour laiterie, pêche, de sport, moulins, pirogue, machine à coudre, et kits pour métier sont en cours d’acquisition. La haute autorité effectue des missions d’évaluation des besoins des populations réalisées.

Un atelier de renforcement des capacités sur les mécanismes de prévention et de gestion de conflits a été réalisé. Aussi, une cartographie de vulnérabilité aux conflits en cours de réalisation et un programme de communication sociale sur la paix, le pardon et la tolérance sont en cours de réalisation. A ces réalisations viendront s’ajouter les micros projets communautaires pour les jeunes et les femmes vulnérables, la mise en oeuvre des activités prioritaires d’urgence au profit des retournés de Lybie et de Côte d’Ivoire dans les communes sensibles. Pour réussir sa mission l’Etat a mis à la disposition de cette institution quelque 400 millions de FCFA qui, ont été alloués à un paquet de 40 communes à raison de 10 millions par communes. Ces fonds ont permis de financer certaines interventions au profit des retournés de la Libye et Côte d’Ivoire dans leurs communautés.

Ces interventions concernent la mise en place d’activités génératrices de revenus, les travaux à haute intensité de main d’oeuvre, la réalisation des banques céréalières et aliments bétails, ainsi que d’autres interventions de sécurité diverses. En termes de perspectives, la haute autorité ambitionne d’élaborer un programme pluri annuel de renforcement des capacités au profit de quatre régions avec le PNUD. Cette institution prévoit l’extension de ce même programme aux autres régions du Pays avec l’appui de ses partenaires. A verser dans ce chapitre, d’autres perspectives qui visent la consolidation de la paix à travers la promotion de la culture de la paix, le développement harmonieux des régions, l’adoption du document de la stratégie de sécurité et développement dans les zones sahélo-sahariennes du Niger et sa prise en compte dans la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive (SDDCI NIGER 2035) et dans le Plan de Développement Économique et Social (PDES).

La haute autorité entend aussi réfléchir sur les nouvelles formes d’insécurité liées au terrorisme et aux trafics en tout genre et leur impact sur les communautés affectées. Toutes ces activités concourent à la paix et ouvrent des perspectives heureuses à ces zones vulnérables et le voeu du président de la république de corriger les déséquilibres économiques et sociaux de toutes les régions du Niger, a rassuré, le conseiller technique Laoual Tsayabou. Avant de devenir haute autorité, cette institution a connu diverses appellations. Ainsi, à sa création en 1994, elle s’appelait Haut Commissariat à la Restauration de la Paix, avant de devenir en 2010, Haute Autorité à la Réconciliation Nationale et à la Consolidation de la Démocratie.

La mission de la haute autorité à la consolidation de la paix vise à cultiver l’esprit de paix et de dialogue permanent entre les différentes communautés du pays et d’entretenir la confiance mutuelle, la tolérance et le respect dans une commune volonté de vivre ensemble. Elle est dirigée par un Président en la personne du Colonel Abou Tarka.

Commentaires  

 
0 #33 Bargagi 17-01-2013 10:44
Avions nous les moyens de notre discours
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0 #32 ALI SIDI BEN MAHADI 17-01-2013 09:32
KIRKOUK
IL NE S AGIT PAS D ECRASER LES MUSULMANS CAR CEUX LA DONT IL EST QUESTION NE SONT PAS DES MUSULMANS.ILS NE SONT PAS DES ISLAMISTES COMME ILS AIMENT SE FAIRE APPELER.ILS NE SONT QUE DES ARMEDROGUELAMIS TES OU TOUT SIMPLEMENT DES ARMEDROGUISTES LES ADEPTES DES ARMES ET DE LA DROGUE.

SOUS LE PARRAINAGE DU PROFESSEUR ANDRE SALIFOU JE DEMANDE CONJOINTEMENT A LA FRANCOPHONIE ET L ACADEMIE FRANCAISE DE BIEN VOULOIR ME FAIRE PASSER CE MOT: ARMEDROGUISTE QUI VEUT DIRE ADEPTE DES ARME ET DE LA DROGUE.
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+2 #31 KIRKOUK 16-01-2013 18:20
Dans cette guerre,nous sommes partis pour de très longues années de souffrance.Rega rdez un peu ce qui se passe au yémen,au Pakistan, en Afghanistan, en chétchéni, en Palestine,au Cachemire indien,au Nigéria,en Irak etc.....Ceux qui pensent que les musulmans seront écrasés au Mali comme des mouches se trompent lourdement.Il n'ya pas plus horrible guerre qu'une guerre de religion.
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+3 #30 Sani Saley 16-01-2013 16:32
Après les islamistes ce serait une autre guerre avec le MNLA qui s'associera encore avec les islamistes pour leur idéologie raciste. Et ça sera une guerre sans fin. J'ai l'impression que la france se bat pour aider le MNLA a diviser le Mali. Mais les islamistes ont faussés leur calcul et maintenant c'est la panique.
Desqu'ils finiront avec les islamistes, si toute fois c'est possible,
Les français s'allieront avec le MNLA.
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0 #29 garba boubou 16-01-2013 15:49
vivre en paix après? C'est là la question!
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0 #28 ALI SIDI BEN MAHADI 16-01-2013 15:14
CELUI QUI A L ART DE PRESSER LES CITRONS N A PAS PEUR DES PEPINS.EN OUTRE LES CITRONS DONT ON A EN FACE SONT DES OGM ALORS SANS PEPINS ET MEME S ILS EN ONT ILS NE SONT PAS SUFFISAMMENT DURS DE CE FAIT FACILEMENT ECRASABLES.ON NE DOIT PAS CHOISIR LA SITUATION DE MOITIE MORT MOITIE VIVANT OU NI MORT NI VIVANT.ON DOIT ALLER LES ECRASER OU LES PACIFIER POUR QU EN FIN ON PUISSE VIVRE EN PAIX.
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+2 #27 RTA 16-01-2013 13:36
Je suis du meme avis que boubou garba, je suis contre l'envoi de nos soldats a l'abatoir. les soldats doivent securiser nos frontieres comme a fait la Mauritanie et l'Algerie. Deja on est pauvre et qui vas aider les familles de nos soldats en cas des pepins.
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-6 #26 KARO DA KARO SAY RAG 16-01-2013 10:37
L'Afrique doit se débarasser des traitres qui vendent sa chaire pour boire son sang! Tout ce probleme n'est que la conséquence des individus mesquins qui croient mieux en servant les puissances occultes que de protéger leurs peuples. Sinon, comment comprendre l'agissement d'ATT et le burkinabé négociateur de la CDEAO qui a toujours joué sur le temps pour faire perdurer la situation afin que les occupants du Nord-Mali trouverent l'occasion de franchir l'infranchissab le? Nous avions connu cette situation au Niger avec des traitres nigériens qui informaient, armaient et equipaient les rebelles touaregs qui avaient occupé le Nord Azawak. Aujourd'hui dans les rouages du pouvoir, ils avaient trahi le sage Pdt Tandja Mamadou et l'homme qui rassure Elhadj Mahamane Ousmane de la CDS. Quand les soldats des FAN partaient en contre-offensiv e à TIN GALLEN... c'est de Niamey qu'on informait les rebelles pour tendre des embuscades et massacrer systématiquemen t nos soldats.
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0 #25 garba boubou 16-01-2013 10:28
Petit tu ne comprends rien de ce que tu dis, tu es volontariste mais pas volontaire. Le sacrifice on le fait pour une cause noble, mais cette cause n'est pas la nôtre, c'est celle de la France qui est au début et à la fin de ce conflit. Dis moi combien de touareg peuvent faire plus qu'une hache ou un couteaux? Lit les message précédent tu trouveras celui de RTA qui est exactement le même que celui de Hollande. La France fait la guerre pour créer l'OCRES ou l'OGRESSE; je ne sais pas quoi qui va manger nos Etats. Alors devrons nous l'aider? Alors ces lâches de bazoum et issofou veulent vendre notre pays, si je suis soldat, je n'irai pas les laisser derrière leurs femmes. ou on vit ensemble ou on meurt ensemble.
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+1 #24 KIRKOUK 16-01-2013 10:23
Il n'y a que pour la cause de ALLAH qu'on peut et qu'on doit se sacrifier. Sacrifice ultime pour qui? Se faire canarder pour la cause d'un mécréant et se retrouver dans l'autre monde parmis les injustes.SOUBHA NA ALLAH.
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