Politique : Difficile agenda politique pour le PNDS et le Lumana
- Écrit par Ibrahim Elhadj dit Hima (La Roue de l’Histoire N°646)
A vos bulletins ou vos consultations, cela semble être le mot d’ordre des grandes formations politiques de la majorité, le PNDS et le MODEN-Lumana avec le retour des frémissements des activités au sein des états-majors dans le cadre du renouvellement des grosses structures régionales et les perspectives des congrès.
Le MODEN-Lumana traîne les pieds depuis les instructions du président du parti et le PNDS de Bazoum Mohamed, président intérimaire du PNDS marche sur les oeufs. Pour les deux formations politiques, le renouvellement des structures revêt un aspect très particulier. Le PNDS sur les oeufs Après de longues années de l’opposition, le PNDS se retrouve comptable du pouvoir politique et c’est dans cette ambiance d’ordonnateur de la gestion des affaires de l’Etat que le parti a démarré depuis plus d’une semaine le renouvellement des bureaux de ses fédérations. Si le parti a pu gagner la confiance de ses militants cadres tant qu’il était à l’opposition, la gestion de renouvellement des structures avec la pression des militants et l’arrivée des nouvelles figures politiques dans ses rangs n’est pas sans poser quelques difficultés supplémentaires au processus.
Qui sera coopté par les militants et la supra structure du parti ? Qui se mettra à ruer dans les brancards ? Malgré sa longue expérience politique, ce sera quand même un exercice tout nouveau pour le principal parti de la majorité. Nous allons renouveler toutes nos structures fédérales dans quelques semaines et nous allons tenir notre congrès, déclarait il y a quelques temps Bazoum Mohamed, ministre des Affaires étrangères et président intérimaire du PNDS depuis l’élection de l’ancien président du parti Issoufou Mahamadou à la présidence de la République en mars 2011. Et sur cet agenda, même difficile, le PNDS n’a pas traîné les pieds. Quitte à marcher sur des oeufs. Zinder, la fédération de Bazoum Mohamed a donné le ton depuis le samedi 29 décembre 2012.
Le PNDS a assoupli ses règles sur les critères d’ancienneté pour occuper un poste de responsabilité, ce qui a permis à Magagi Dada arrivé du RSD et Sani Zilly du RDP d’aller à la conquête de la présidence du bureau fédéral. Toutefois, la candidature de Boukary Sani Zilly a été défavorisée par un autre critère qui a été mis en avant par les militants qui ont invoqué le critère de la résidence. Le président du bureau fédéral doit être un résident local qui risque de ne pas abandonner les militants. C’est ce principe consensuel qui est de plus en plus mis en avant par le parti. La fédération de Maradi n’a posé aucune difficulté au patriarche local, l’ancien ministre Kalla Hankouraou pour conduire les travaux.
Ainsi, après des moments de dissensions entre cadres locaux qu’a connue la fédération régionale, Maradi sera désormais pilotée par un bureau régulier présidé par Issa Abdou, avec des ouvertures aux nouveaux cadres arrivés dans le parti. Ainsi, on retrouve tout naturellement Elh Oumarou Laouali Gago avec le portefeuille de président d’honneur de la fédération PNDS de Maradi. Si Maradi a été souple, le conseil fédéral de Dosso prévu pour le samedi 13 janvier prochain s’annonce dans le même tempo que celui de Zinder. Sur la feuille on n’annonce plusieurs candidatures dont celle du Ministre du pétrole Foumakoye Gado et le député Abdou Jariri, entre autres. A ce niveau aussi, le critère de résident local risque d’être invoqué.
Si le PNDS marche sur les oeufs dans le renouvellement de ses structures, cela est encore plus vrai au niveau de la fédération régionale de Tahoua, la fédération de l’ancien président du parti Issoufou Mahamadou. Prévu pour se tenir le 19 janvier prochain, le conseil fédéral de Tahoua a été décalé pour être différé au mois de février prochain. Il faut bien aiguiller les choses et cela ne s’annonce pas très facile. La présidence de la fédération PNDS de Tahoua enregistre plusieurs candidatures et on cite notamment les noms du président sortant Pr Issoufou Katambé, l’ancien ministre Ouhoumoudou Mahamadou, Abdouraouf Dodo, le patron du conseil régional de la ville de Tahoua et aussi le Directeur Général de la CAIMA Abdou Sidi. Le conseil fédéral de Tahoua interviendra en dernière liste ou avant celui de Diffa, en tout cas avant les assises de Niamey et d’Agadez annoncées dans les prochaines semaines.
A l’allure ce dictat de résident local, les anciens barons des structures régionales vont décrocher pour céder la place à de nouvelles figures, et la direction nationale du parti va peut-être généraliser l’institution des postes de coordonnateurs régionaux pour les maintenir. Le congrès du PNDS est annoncé pour le mois de juillet prochain. Le MODEN-Lumana hésitant. Malgré les instructions du président du parti Hama Amadou, les choses traînent les pieds, Lumana hésite encore à se jeter à l’eau. Les consignes transmises par le président du parti pour le renouvellement des structures tardent encore à s’opérer et l’on apprend que Hama Amadou a récemment relancé le processus avec cette fois l’envoi des correspondances écrites en direction des patrons régionaux pour que toutes les sections régionales soient renouvelées avant le mois de juin 2013.
Il faut dire que si les cadres du parti sont de vieux briscards de la politique, le MODEN-Lumana reste cependant une jeune formation qui s’apprête à faire ses premières armes dans la chaude bataille des renouvellements des structures. Et là les choses s’annoncent encore plus compliquées avec les querelles entre chefs locaux et les dissensions entre chefs régionaux et le niveau central. Dans cet agenda de reprise des bureaux des sections régionales, trois dossiers s’annoncent déjà en perspective pour Lumana :
la section de Tillabéry, celle de Maradi et aussi celle de Dosso. Les rapports entre le président du parti Hama Amadou et le secrétaire général Omar Ladan Tchiana, président de la section de Tillabéry ne sont pas encore aux beaux fixes et à la coordination de Téra pointent déjà des ambitions difficiles à arbitrer entre les cadres Lumana pour la succession de l’ancien président Maïssamari qui veut confier la coordination de Téra à Issoufou Issaka, l’actuel ministre de l’Hydraulique contre l’avis d’autres barons locaux. L’arrivée du président Hama Amadou à Téra est annoncée depuis plusieurs semaines pour rapprocher les positions entre factions adverses soutenues de part et d’autre par des grandes figures politiques et grands bailleurs de fonds du MODEN-Lumana. Hama Amadou veut conjurer à Téra une crise qui peut déstabiliser la section de Tillabéry.
Depuis la création du parti MODEN-Lumana, la section de Maradi a démarré avec de sérieux affrontements entre Maman Issa, l’ancien compagnon de Hama Amadou du temps du MNSD et Moutari Boiteux pour le contrôle de la présidence de la section. La crise n’a jamais été tranchée et pourrait se durcir au cours de la mise en place du bureau de la section. A Dosso, on n’annonce la candidature de l’homme d’affaires Alomaro pour la présidence de la section régionale, ce que déjà contestent les militants qui soupçonnent un parrainage de Hama Amadou pour cette candidature. Dans l’entourage des cadres Lumana de Dosso en tout cas, on susurre clairement que c’est Hama Amadou qui est derrière la candidature du richissime homme d’affaires Alomaro.
Si seulement Hama Amadou pouvait nous laisser choisir librement nos responsables, s’était confié il y a quelques temps, un militant Lumana de Dosso. Pour l’heure, aucune section régionale n’a mis en place son bureau malgré les instructions et la correspondance écrite du président du parti Hama Amadou. Les patrons régionaux prennent leur temps. Peut-être pour mieux contrôler leurs bases et ne pas se laisser courtcircuités et jetés en périphérie par Hama Amadou. Dans certains milieux on indique que Hama Amadou voulait faire remplacer Ladan Tchiana par Issoufou Issaka à la présidence de la section de Tillabéry. Les choses ne sont pas gagnées d’avance aussi pour Soumana Sanda dans sa section de Niamey.
Même s’il a fait figure de fidèle lieutenant de Hama Amadou, leurs rapports se sont progressivement dégradés et l’actuel ministre de la santé se rapproche de plus en plus de son compagnon de lutte anti-tazartché Omar Ladan Tchiana, Ministre d’Etat, Ministre des Mines et du développement industriel. Les hésitations dans l’agenda de Lumana tiennent dans une large mesure à toutes ces difficultés qui pointent à l’horizon du renouvellement des structures régionales.

Commentaires
AU LIEU DE LADAN TCHANA LIRE OMAR HAMIDOU TCHANA
ILS SONT FRANCS DIRECTS ET OUVERTS CE QUI LEUR RETE C EST D AVOIR LES QUALITES DE ISSOUFOU MAHAMADOU ZAKI ET TANDJA MAMADOU LE PATRIARCHE AU MOUTON MAL EGIRGE ET CERTAINES DES QUALITES DE HAMA AMADOU ET MAHAMANE OUSMANE AINSI ILS SERONT DES FINS POLITICIENS TRES RAFFINES.
On s'en tape du PNDS et plus encore de LUMANA.
On veut des articles reflechis pas un ramassis de saletés des politicard incapables de diriger convenablement le pays.