Point de presse du Procureur de la République Adjoint sur l’incendie du bâtiment abritant le Ministère de la Justice...
- Écrit par Zeïnabou Gaoh (Le Sahel)
Le Procureur de la République Adjoint, M. Guingarey Sadou, a tenu, hier matin, dans les locaux du Tribunal de Première Instance...
un point de presse relatif à l’enquête sur l’incendie des locaux du Ministère de la Justice qui s’est déclaré le 3 janvier 2012 vers 4 h du matin. Ce point de presse répond au besoin d’information de l’opinion nationale et internationale sur cet incendie d’origine inconnue dont l’enquête policière est terminée et dont le dossier se trouve maintenant devant la justice. Dans son point de presse, le Procureur de la République Adjoint, M. Guingarey Sadou, a indiqué qu’en procédant à leur enquête, les policiers ont adressé des réquisitions à certains experts et c’est ainsi que le laboratoire de police technique et scientifique de la France a été requis.
A cet effet, devait ajouter le Procureur de la République Adjoint, deux experts français sont venus à Niamey pour déterminer les éventuelles traces d’accélérant de combustion ainsi que leur nature. Aussi, une réquisition a été adressée au service des installations électriques intérieures du Ministère des Mines et du Pétrole du Niger à l’effet d’examiner les installations électriques du bâtiment abritant le Ministère de la Justice, a expliqué M. Guingarey Sadou. Il a précisé que le 4 janvier 2012, les éléments de la police s’étaient à nouveau transportés sur les lieux du sinistre en vue de procéder à la fixation de l’état des lieux par la photographie, la mensuration et les levées de plans des lieux.
« Les 6 et 7 janvier 2012, les agents enquêteurs avaient procédé aux constatations techniques, c’est-à-dire la recherche des traces et indices sous la conduite des deux experts français requis pour la circonstance ; et c’est ainsi que les experts avaient effectué des prélèvements par endroit des matières calcinées à l’aide d’un appareil détecteur des produits inflammables et volatils ; ces prélèvements avaient fait l’objet de 7 scellés couverts envoyés en France et au laboratoire national de la police technique et scientifique du Niger pour analyse », a indiqué le Procureur de la République Adjoint.
D’après lui, les résultats des différentes expertises requises leur sont parvenus à présent et l’enquête préliminaire engagée a permis aussi l’audition des victimes du sinistre (22 agents du Ministère de la Justice) et des témoins. Il résulte de toutes ces auditions et des conclusions des experts deux hypothèses possibles sur la cause de l’incendie : l’hypothèse d’un incendie provoqué, c’est-à-dire résultant d’un acte volontaire et celle accidentelle, a déclaré le Procureur de la République Adjoint. Pour ce qui est de l’hypothèse de l’incendie accidentel, selon les enquêteurs, la surcharge des fils électriques du matériel électroménager (cafetière, ordinateur, climatiseur, frigo, onduleur) sur une même prise dans le bureau du contrôleur financier peut provoquer un court circuit et déclencher le feu, a indiqué le Procureur de la République Adjoint.
Aussi, devait-il souligner, il y a lieu de noter qu’une cause accidentelle a été retenue par les experts français pour expliquer l’éclosion du sinistre. Parmi les causes accidentelles possibles, un disfonctionnement électrique a été privilégié par les experts français, a-t-il précisé. Pour ce qui est de l’incendie provoqué, selon le Procureur de la République Adjoint, cette hypothèse peut être envisagée suite aux dépositions de certains témoins qui auraient aperçu des individus sortir précipitamment des locaux du Ministère de la Justice au moment où le bâtiment brûlait. Cependant, devait-il poursuivre, les recherches entreprises par la police en vue d’identifier ces individus s’étaient avérées vaines.
En définitive, on peut noter qu’au stade actuel des investigations faites par la police judiciaire, il n’existe pas d’éléments suffisants d’appréciation permettant de privilégier telle ou telle hypothèse. Selon le Procureur de la République Adjoint, au regard de tout ce qui précède, l’ouverture d’une information judiciaire s’avère nécessaire pour apporter la lumière sur les circonstances du sinistre. Donc le juge d’instruction qui sera saisi s’attèlera à la recherche de la manifestation de la vérité, a conclu le Procureur de la République Adjoint, M. Guingarey Sadou.

Commentaires
Sauve qui peut.
dites qui ont détruit le toit du palais des congrès, je vous dirais qui ont brulé le MJ