FAIT DIVERS Ce chien de Koira Kano qui vaut son pesant d'or
- Écrit par Omar Kané (LE COURRIER N° 221 DU 16 AOÛT 2012)
Koira Kano a beau être le quartier le plus huppé de la capitale avec ses who's who et ses calories jetées dans les poubelles, on peut trouver un peu de misère qui cohabite avec ce luxe insolent.
C'est là une caractéristique de tous les beaux endroits du monde. Cette réalité, Maoudé l'ignorait. Et mal s'en est pris pour lui d'avoir pensé que tout chien de Koira Kano peut valoir son pesant d'or. Peul ou maouri, nous refusons de le dire pour ne pas arbitrer dans la querelle permanente entre ces deux cousins à plaisanterie. Tout ce que nous dirons, Maoudé est originaire de l'Arewa, c'est-à-dire de la même région que notre ami Douka Moussa du journal "La Griffe". Voilà donc notre homme qui débarque de la brousse de Dogondoutchi avec des idées bizarres derrière la tête.
Au quartier Koira Kano de Niamey, les chiens sont comme des " blancs " et que le simple museau d'un chien de ce type vaut bien son pesant d'or. Qui a mis cette absurdité dans la tête de Maoudé ? Nous n'en savons rien. Lisez la suite, elle est intéressante. A la veille du ramadan, Maoudé est donc arrivé à Niamey avec sa tête bien pleine de s'en mettre pleines les poches. Il avait atterri chez son cousin au quartier Talladjé. Que pouvait venir faire à Niamey un chef de famille en cette période de saison pluvieuse?, s'était interrogé son logeur.
Malheureusement, il va tarder à le découvrir, comme dans le scénario du genre "le médecin après la mort". Après avoir bien situé le quartier Koira Kano grâce à des indications, Maoudé d'y établir son QG (Quartier Général). Chaque jour que Dieu fait, il est dans ce quartier huppé de la capitale, non pas pour faire les poubelles mais à la recherche d'un chien méchant. Au 4ème jour de sa "patrouille", il tombe sur ce qu'il cherchait. L'animal qui errait derrière le mur de l'ambassade des Etats Unis ne s'est pas fait prier pour répondre à la provocation de notre homme. Heureusement qu'il y avait à côté, quelques colosses qui ont vite apporté leur secours à la victime sinon il aurait perdu ce qui fait de lui un homme.
Après son évacuation dans une clinique privée de la place à la charge d'un grand monsieur charitable, témoin oculaire de l'événement, plus de peur que de mal, la bête n'a pu arracher que quelques égratignures superficielles à l'homme de l'AREWA. Lorsque vint à son chevet son cousin de Talladjé informé de la situation, Maoudé de conter sa mésaventure à ce dernier avec une grande confusion. Pour lui, son sauveur est le propriétaire du chien méchant. Et Maoudé dans sa précipitation de fixer la barre de son dédommagement à 5 millions de FCFA. Mais son rêve ne va pas durer.
L'homme le plus futé de la terre d'apprendre que son homme providentiel n'a jamais possédé un simple chat à plus forte raison un chien. Voilà donc Maoudé condamné à courir derrière un animal errant, si bien sûr, il tient tant à son paquet d'argent.

Commentaires
JE TE CONSEILLE DE RELIRE CETTE HISTOIRE ET DE NE PAS ALLER TROP LOIN POUR CHERCHER A COMPRENDRE.C EST SOIT UNE PLAISANTERIE ENTRE MAOURI ET PEUL OU UN VRAI RECIT CONCERNANT LES CHASSEURS DES DOMMAGES INTERETS A L INSTAR DE CERTAINS MENDIANTS QUI CHERCHENT A SE FAIRE PERCUTER OU PLUS PRECISEMENT A PERCUTER DES BELLES VOITURES AFIN D EXIGER DES DOMMAGES INTERETS SUITE A DES ECORCHURES.MAIS MALHEUREUSEMENT SOUVENT IL EN RESULTE DES FRACTURES INCAPACITANTES OU MEME L IRREPARABLE.