Un chef de canton bourreau
- Écrit par TOUBAL INFO - N° 332 DU 17 AOUT 2012
Dans le département de Gaya, région de Dosso, dans la cour d’un chef de canton, une séance de conciliation avait tourné en une mise à tabac de la partie contestataire de la dite conciliation.
En effet, après avoir tenté en vain de concilier un éleveur et un agriculteur, le chef de canton n’a pas hésité à utiliser les grands moyens. S’emparant de son bâton impérial, il assène le pauvre éleveur d’un coup sec qui lui a tout simplement fracturé le bras. Devant cette agression physique très inattendue de la part de quelqu’un sensé incarner la sagesse et le bon sens, ce scandale a naturellement crée l’indignation dans la grande famille des gardiens de nos valeurs morales.
C’est ainsi que beaucoup de ses pairs chefs traditionnels n’ont guère apprécié cette façon de faire qui jure avec leur mission et dont l’ampleur est de nature à flétrir leur honorabilité et au-delà, jeter l’opprobre sur cette fonction. Comparaissant devant le juge, la victime a demandé réparation où son bourreau a été sommé de lui verser la minable somme de 300.000 f CFA. Même considérée comme cas isolé, cette situation doit relancer le débat sur l’insuffisance de sensibilisation et de formation de nos chefs, dont beaucoup parmi eux ignorent leurs véritables attributions.
Pour corroborer nos propos, dans un passé récent, dans le département de Loga, un chef de canton a fait ligoter un vieillard de plus de 76 ans l’obligeant à regarder le soleil, pour des faits dont il n’est lié ni de près, ni de loin. Supportant mal cette humiliation, le pauvre homme est resté longtemps malade avant de décéder. Pour notre part, si d’aventure, des défenseurs de la cause voudraient remettre en cause nos propos, l’auteur étant encore de ce monde, les parents de la victime qu’on a suppliés pour renoncer à toute poursuite sont également vivants, il est alors inutile de jouer l’avocat du diable.
Nous leurs rappelons aussi que tous les Nigériens sont sous la même loi.

Commentaires
D AILLEURS ALLEZ Y SAVOIR A QUI APPARTIENT LE BETAIL QUE L INSOLENT ELEVEUR SURVEILLE.
DONNEZ MOI LE BATON DU CHEF QUE JE CASSE LE SEGOND BRAS A CET INDELICAT ELEVEUR.
ET JE CONDAMNE LE JUGE A VERSER UN IMLLIONDE FRANCS 1.000.000 F AU CHEF DE CANTON.