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Sinistre à Dosso : Récit apocalyptique d’un déluge

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Comme on le sait, les dernières précipitations enregistrées dans la région de Dosso du 6 au 7 Août 2012, ont causé d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines.

Ainsi avec une hauteur de pluie record de 171 mm, jamais enregistrée au cours des dernières décennies, les populations de la région sont en proie à d’énormes difficultés qui risqueraient de compromettre une campagne agricole qui s’était annoncée pourtant prometteuse et porteuse d’espoir. Aux allures apocalyptiques, cette pluie battante avait commencé aux environs de deux heures du matin et s’était poursuivie avec une même violence jusqu’à 9 heures. Un vrai déluge aux dégâts innombrables tant dans la commune urbaine de Dosso, qu’au niveau des autres localités de la région.

Déjà mal assainie, la ville de Dosso n’a donc pas échappé à une série d’inondations, où habitations, champs, rues et bétails ont été en grand nombre détruit. Parmi les quartiers les plus touchés, figurent en tête Banizoumbou, Badjé Koira où les eaux ont coupé l’entrée de Dosso route de Niamey, Sirymbey avec un mort, Tondobon et certains vieux quartiers comme Mandjé Koira, ayant enregistré le plus grand nombre d’effondrements d’habitations. Quant aux localités rattachées à la commune, le village de Tidirka est coupé en deux par une immense mare qui a détruit une cinquantaine d’habitations, plusieurs champs et animaux.

Banikane qui enregistre un grand nombre de champs envahis, Tchanbanga cerné par un semblant de fleuve qui s’étend à perte de vue sur une dizaine de km avec un mort et Kountoudey dont les populations n’ont plus une seule goutte d’eau à cause des deux puits complètement inondés. Dans le département de Dosso, parmi les communes les plus sinistrées, celle de Tessa reste la plus éprouvée avec 222 mm l’ayant complètement coupée du reste du monde car 72 h après les événements, toutes les tentatives d’y entrer ou de sortir du chef lieu de commune étaient restées vaines. Piégées, les populations sont restées livrées aux pires aléas d’une situation de crise généralisée.

Farey a également été très touchée avec 3 morts, des centaines de champs et têtes de bétails détruits. A Mokko, on dénombre 311 familles sinistrées reparties dans 23 villages, 393 maisons effondrées, 97 greniers, 51 têtes de bétails et 4 mosquées. Pour leur part les communes de Garantchédey, Tombokoirey, Sakadamna ont également connu un taux de sinistres très élevé. N’étant pas en possession de la situation des départements de Dioundjou, celui du Boboye et de Loga, nous nous limiterons uniquement à publier la seule situation du département de Dosso.

Commentaires  

 
0 #1 Kidi 21-08-2012 14:48
Le problème est que le peuple nigérien ressemble à un peuple orphelin et désarmé face aux calamités. Aucune ressource morale pour affronter les défis, aucune organisation de pévoyance et d'organisation de secours. Rien si ce n'est, pour un oui ou pour non, la demande d'aide à la communauté internationale que tout le monde trouve nomal.
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