Quelle attitude face à la catastrophe qui frappe la population nigérienne victime des inondations ?
- Écrit par Issoufou BOUBACAR KADO ( kadoissoufou@yahoo.fr)
La situation de la population nigérienne victime des inondations est très critique !
Au total à la date du 21 aout 2012, 340 000 personnes sont déclarées sinistrées, 39 000 ménages sont sans abris et 41 personnes sont rappelées à DIEU. (Que l’âme des disparues repose en paix !)
Comme l’a dit la camarde Irène, dans un débat, l’Etat à lui seul ne peut pas faire face à la situation.
Il serait souhaitable d’une part d’instituer une taxe spécifique exceptionnelle à la consommation téléphonique des citoyens Nigériens et des résidents et d’autre part de mettre en contribution notre coopération avec la Chine Populaire.
I/Institution d’une taxe sur la consommation téléphonique :
Le comité de soutien au Mena Nationale a déjà exploré cette possibilité. Cette fois ci, il s’agit d’une taxe exceptionnelle et non une contribution volontaire. Un grand élan d’une solidarité Nationale s’avère nécessaire. En effet, tous les utilisateurs du téléphone mobile résidant au Niger doivent contribuer. Les produits de la taxe pourraient être estimés à une somme de un milliard deux cent millions (1 200 000 000) de francs CFA. Cette somme ajoutée à celle que l’Etat a déjà dégagée pourrait permettre de faire face aux urgences en attendant des actions à long terme.
Je pense que l’Assemblée Nationale peut se réunir en session extraordinaire pour adopter un projet de lois instituant la taxe exceptionnelle sur la<< consommation >> du téléphone cellulaire, (spécifique à la catastrophe)
Le produit de cette taxe sera affecté à la prise en charge des sinistrés en attendant les actions à long terme.
En situation de catastrophe nationale, les pouvoirs exorbitants du droit commun peuvent être utilisés pour permettre à la puissance publique de sauvegarder l’intérêt national
II/Sollicitation d’une contribution exceptionnelle de la coopération chinoise :
Les chinois ont une grande expérience de la gestion des ces genres de catastrophes. Il pourrait être demandé à l’équipe chinoise qui en train de construire des échangeurs dans le cadre du projet Niamey GNALLA, la possibilité de nous aider à construire en urgence un lac artificiel ou un grand batardeau , en vue de récupérer les excédents de l’eau du fleuve et des coris. Ce lac pourrait être utile pour la culture des contre saisons, et la culture des poissons et autres fruits du fleuve et des mares. Je pense que c’est mieux de se précipiter à tendre la main à l’extérieur
L’état de l’économie de La chine Populaire et sa tradition en pareille circonstances, nous permettent d’oser croire à sa capacité de nous aider à faire face à cette catastrophe.
Il s’agit d’initier un avenant à un tarif préférentiel, sous forme de dette, au contrat initial relatif au projet Niamey Gnalla.

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