L’immortel coq
- Écrit par ZHB (TOUBAL INFO - N° 34 DU 06 SEPTEMBRE 2012)
Miracle ou surnaturel, la présente situation d’un coq égorgé deux fois sans succès était à la Une de l’actualité dossolaise.
Cette inimaginable scène s’était produite le vendredi 17Aoùt 2012 veille de la fête d’aïd el fitr, où un policier à la retraite dénommé chef Boubé, habitant du quartier Rimbo Dosso a égorgé un certain nombre de poulets en vue de préparer les mets de cette fête. Aux environs de 19h, juste avant la prière de magrib, soit un quart d’heure après, un enfant lui annonça que parmi les poulets égorgés, un coq venait de ressusciter. Croyant avoir mal exécuté la sentence, le vieux Boubé pria l’imam de la mosquée d’aller égorger le coq pour une seconde fois. Juste après avoir accompli la prière d’ichai-i, le même enfant revient annoncer le second retour à la vie du coq.
Deux fois égorgé, deux fois ressuscité, le miraculeux coq s’est avéré un immortel volatile qui confine inévitablement les observateurs les plus incrédules dans une logique de superstitieux. C’est pourquoi, loin de trouver une quelconque explication rationnelle à ce phénomène inédit, le vieux retraité a donc ordonné de relâcher ce dompteur de la mort qui, apparemment n’était pas prêt pour le départ dans l’autre monde. La gorge tranchée jusqu’à l’os, les carotides coupées, il ne semble guère souffrir de cette plaie béante qui cerne son cou. Mais bien au contraire, il a continué de picorer comme par le passé, en s’offrant même le luxe de grimper chaque soir sur les toits pour passer ses nuits.
L’aspect le plus frappant de cette scène, c’est sans doute le fait qu’après avoir été privé de tout le dispositif respiratoire et alimentaire, qu’il puisse survire aussi longtemps que cela a été le cas. En effet, le dur coq n’a rendu l’âme que le jeudi 23 Août soit une semaine après sa mise à mort avortée. Diffusée sur les écrans de la télévision Canal 3, cette scène a suscité la curiosité des populations dossolaises qui s’étaient rendues par dizaines de groupes chez le vieux retraité pour constater de visu ce miracle qui côtoie l’irrationnel. Quant aux différentes interprétations, sans aucun détour, la plus part de ceux qui ont approché ce coq, sont demeurés convaincus qu’il ne s’agit là que de la volonté divine du génie créateur.
Un signe pour que nous croyions davantage en lui, avaient conclu certains. Allahou akbar.

Commentaires