Lutte contre la peine de mort : Les activités de plaidoyer relancées de plus bel au Niger
- Écrit par Lamine SOULEYMANE (La Roue de l’Histoire N°628)
Le siège du Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire (ROTAB) a servi de cadre le dimanche 2 septembre 2012 aux travaux de l’Assemblée Générale de la Coalition nigérienne contre la peine de mort sous le thème «Agissons pour mettre fin à la peine de mort !».
Outre le renouvellement des responsables de cette structure, les participants à cette Assemblée Générale se sont penchés sur la définition de la stratégie à élaborer dans le cadre du plaidoyer national qui vise l’abolition pure et simple de la peine de mort au Niger. A l’issue de cette Assemblée Générale, Almoustapha Moussa, Secrétaire Général du SYNAFEN, a été élu Coordonnateur national de la coalition nigérienne de la lutte contre la peine de mort. «L’idéologie abolitionniste gagne du terrain et les Etats démocratiques doivent aller dans le sens de supprimer la peine de mort qui n’est pas adaptée à un Etat de droit», a indiqué. M. Almoustapha Moussa, lors de la cérémonie d’ouverture desdits travaux.
Ce dernier a appelé les participants à unir leurs forces en vue de mener un «plaidoyer auprès des autorités de la 7ème République» afin de relancer le débat sur l’adoption d’un texte de loi favorable à l’abolition de la peine de mort au Niger. Notons que cette Assemblée Générale intervient dans un contexte favorable à la lutte contre la peine de mort, notamment en Gambie où l’exécution de neuf personnes, dont deux sénégalais, privées de leur vie la semaine dernière, sur instruction du Président Gambien Yaya Jammey, a suscité une vive émotion et un tollé de condamnation de la communauté internationale.
La coalition nigérienne contre la peine de mort a abattu par le passé un travail remarquable d’alerte de l’opinion publique et des décideurs sur la nécessité d’abolir la peine de mort, notamment en 2010 pour protester contre les tentatives d’exécution de plusieurs ressortissants de la sous-région vivant en Lybie, dont des nigériens, a-t-il relevé.

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