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Fait divers L’homme et la femme : un éternel recommencement

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IMAGE D'ILLUSTRATIONL’homme est vraiment vicieux et il tire plaisir le plus souvent des situations les plus impromptues à travers lesquelles il use d’opportunisme et même de cynisme.

 

 

Kandé vous le dira. Igué le conf irmera ; toute femme ayant fait l’expérience d’un homme avouera un jour ou l’autre qu’elle a été victime, au moins une fois dans sa vie, des agissements cupides, égoïstes et même sournois d’un homme. C’est vrai que la femme ne va pas souvent de main morte à chaque fois qu’elle a l’occasion de sévir vis-à-vis de l’homme. Mais l’homme est tout simplement cynique ! Tenez. Kandé et Igué sont deux amies d’enfance. Elles partagent en commun un passé pas très reluisant, tamponné par les conséquences d’un mariage précoce et forcé, à la fois.

Toutes les deux ont fui Badaguichiri et les moeurs qui leur ont collé des vieillards d’un autre âge comme maris pour s’installer dans les environs périphériques de Niamey où elles mènent une vie des plus tumultueuses, encore au service des hommes non rangés. Perdues dans ces environs pas du tout orthodoxes, Kandé et Igué vont pourtant retrouver espoir d’une nouvelle vie conjugale, cette fois ci choisie et voulue par elles-mêmes : chacune de son côté a pu trouver un mari qu’elle a choisi et avec lequel elle vit désormais dans la joie.

Le seul hic pour ces deux foyers est qu’ils cohabitent encore dans un quartier périphérique non loti, un « Sharé Ka Zamna » comme on dit. En cet endroit cohabitent aussi toutes sortes de personnes aux activités pas toujours licites. C’est dans cet environnement fragile qu’une ONG arabe a décidé de voler au secours des populations à risque. C’est ainsi que, sous les conseils des experts de l’ONG, Kandé et igué vont mettre une petite association en place qui intervient dans le domaine de la protection de l’enfant. Avec l’aide des experts, Kandé et Igué réussissent à élaborer des termes de références d’un mini projet immédiatement financé par l’ONG arabe.

D’un montant de 750 000F, le projet a pour objectif de récupérer et de placer les enfants vivant sur le site dans des ateliers où ils peuvent apprendre de petits métiers tels, la mécanique, la couture, la menuiserie et autres. Kandé assure la présidence de l’association et les fonds sont gérés par Igué qui a bien pris soin de les placer dans une mutuelle d’épargne. Tout allait bien et l’association marchait à merveille sous la supervision des experts et conseillers de l’ONG arabe. Après une première phase réussie où 30 enfants ont été placés dans divers ateliers, l’ONG accepte de financer une seconde phase d’un montant de 2 millions de francs.

Le décaissement eut lieu et les deux amies mettent au point un nouveau programme de récupération et de placement de plus de 50 enfants. Un jour, Igué se rend chez Kandé et l’informe de la décision de son mari de prendre une seconde épouse. Kandé soutient moralement sa camarade dans la nouvelle épreuve qu’elle doit traverser. Sur proposition de Kandé, les deux amies s’arrangent pour mettre de côté150000 avec lesquels Igué doit meubler sa chambre pour parer à l’arrivée d’une coépouse mieux nantie. Tout se passe comme prévu. Le mariage est célébré et la coépouse d’Igué arrive dans le foyer. Trois mois après, le projet de Kandé et Igué doit démarrer sa seconde phase.

Comme d’habitude, Kandé se rend chez Igué pour s’enquérir de l’état de la caisse. Igué la rassure que l’argent est en bonne place et qu’elle ferait un retrait dès demain pour permettre aux activités de redémarrer. Kandé s’en va chez elle, rassurée et sûre que tout est en ordre. Le lendemain matin, il est 7 heures quand Kandé est réveillée par de tonitruants appels d’Igué et d’un charretier qui transporte les effets de la dame jetés un peu n’importe comment sur la charrette. En pleurs, Igué explique la situation : « Il a osé le faire ! Wallahi les hommes sont des traîtres ! » Kandé cherchait à comprendre quand le charretier lui résuma la situation en ces termes :

« Il a détourné son argent pour lui prendre une coépouse ! ». Kandé lança un « Quel argent ! » rageur en direction de Igué qui redouble de pleurs tout en marmonnant : « L’imbécile ; il a détourné l’argent de l’ONG pour me coller une coépouse ». Kandé s’élance vers Igué les poings fermés : « Qui t’a dit de donner l’argent à ton mari ? ». Aux dernières nouvelles, le projet de Kandé et Igué est arrêté. Le mari d’Igué paie néanmoins son forfait par un prélèvement mensuel sur son salaire. Oh les hommes ! Que ne peuvent-ils pas faire ?

Commentaires  

 
+1 #2 OBI 13-09-2012 11:09
Femmes, s'il s'agit de votre argent, ne laissez jamais vos maris en avoir l'accès. Sur ce terrain nous sommes imprévisibles.
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+3 #1 poulo 12-09-2012 14:38
Si cette histoire est vraie, le mari n'est pas digne d'un homme!
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