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Fait divers Une balsa sélective

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Image d'IllustrationOn appelle balsa les repas et autres ripailles que les gens prennent lors des cérémonies de baptême, de mariage et même de décès.

C’est désormais encré dans les moeurs des Niaméens que de réunir des proches pour leur servir un repas de fête, à chaque fois qu’il y cérémonie. J’ai dit des proches ? Non, il n’y a pas que les parents qui profitent des balsa. Il y a tous ces gens, voisins du quartier, passants et même des gens qui n’ont rien à avoir avec le maître de cérémonie. Plus, il y en a qui, profitant de la solidarité légendaire de notre société, ont érigé la Balsa en gagne-pain quotidien. Ainsi, on les voit circuler à longueur de journée, vers 13 heures surtout, à chercher un endroit où il y aurait une balsa. Et ça se passe très bien ! Goumour n’entend pas toute cette histoire de bonne oreille.

Pour lui, les balseurs, il y en a de trop à Niamey et cela a fini par réduire plusieurs personnes en mendiants professionnels et astucieux. 13ème jour du carême, c’est ce jour que l’on doit célébrer le baptême de l’enfant de Goumour. Il était heureux, Goumour, de ne pas servir le Alkirkarey, le petit déjeuner aux balseurs parce, justement on est en carême. Cependant, il y a la soirée, car, comme le veut les usages, les gens doivent se retrouver pour « ouvrir la bouche » chez Goumour. Et Goumour avait sa petite astuce. Le matin du baptême, tous ceux qui se sont pointés ont été surpris de trouver Goumour non pas en habit de cérémonie, mais en gilet de journaliste, une caméra à l’épaule.

Et il filmait tous ceux qui venaient, réalisant plusieurs plans, de profil, de face, des gros plans, bref, tout se qui permettait d’identifier une personne et de la mettre en valeur. La fatiya dite devant une trentaine de personnes, Goumour les invite à revenir le soir pour rompre le jeûne chez lui. Il a même ajouté : « Venez massivement ». Le soir, il est 19 heures. Les gens affluent chez Goumour qui tarde toujours à se pointer. Plus que 23 minutes pour l’appel de la prière qui annonce la rupture du jeûne. Soudain, Goumour sort de la maison. Il dispose une table et fait installer un géant écran de télévision. Dans le même temps, des femmes commencent à disposer les plats et boissons pour la rupture.

Goumour met la télé en marche après avoir introduit un CD dans le DVD. Les gens pressés de rompre le jeûne n’avaient d’yeux que sur les mets qui sont exposés. Pourquoi regarder la télé avec la faim au ventre ? Soudain, Goumour fait passer une curieuse consigne : « Chers frères en islam ; je vous prie de bien vouloir vous identifier dans le film qui passe à l’écran, auquel cas, s’il vous plait vous ne faites pas partie des invités ». BOUM ! Les uns et les autres se regardent mutuellement. Un marabout connu pour son zèle se lève, récite une fatiya et lâche : « Tous ceux qui ne sont pas conviés mangeront Haram s’ils osent le faire ; c’est comme s’ils ont rompu le jeûne avec une nourriture illicite ».

BOUM ! Une 2ème bombe assomme l’assistance qui commence déjà à s’épaissir. En un laps de temps, plus qu’une vingtaine de personnes qui ont assisté à la fatiya le matin et qui ont droit de rompre leur jeûne. Ce soir-là, la Balsa n’a pas marché chez Goumour.

Commentaires  

 
0 #4 djibson 27-09-2012 08:22
incroyables ces apprentis journalistes , nuls nuls et nuls !!!
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0 #3 Aoudizé 21-09-2012 11:36
notre cher journal a vraiment du plomb dans l'aile...
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+2 #2 karimou23 19-09-2012 08:49
fin de l'episode vraiment pour le canard dechainé.Paix à son ame.c des conneries ça incensées,amate urisme et du n'importe quoi
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0 #1 KIRKOUK 19-09-2012 08:25
Mouf! Et après? : ;-) ;-) ;-)
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