Cure salée 2012 : en faveur des éleveurs:
- Écrit par S.A.(LA RENAISSANCE - N° 004 du 26 Septembre 2012)
Brigi Rafini rappelle les engagements du gouvernement.
A n’en point douter, l’édition de la cure salée 2012 a été une réussite. Une réussite parce que cette année il a beaucoup plu au Niger, la sécurité est revenue dans le nord et les populations nomades de la zone, nos amis des pays voisins ont fait le déplacement en grand nombre. Ils étaient venus du Nigéria, de l’Algérie, du Mali et bien d’autres pays qu’on ne saurait citer ici comme la lointaine Turquie. En prenant en compte la présence des ambassadeurs et autres représentants des organisations internationales du système des Nations unies et de tous ceux qui sont solidaires avec nous, il faut dire que réellement la cure salée 2012 a été exceptionnelle.
Fortement impressionné par ce qu’il a vu à Ingall, le premier ministre Brigi Rafini devrait déclarer : «Au regard de la participation inégalée à la présente édition 2012, nous assistons assurément cette année à la renaissance de la Cure Salée. L’édition 2012 de la Curée salée intervient à un moment où par la grâce de Dieu, la pluviométrie a été abondante, excédentaire même dans nombre de localités de notre pays. Malheureusement, les fortes précipitations ont occasionné de graves inondations qui sont à l’origine de la mort de 88 personnes, de 518 000 personnes affectées, dont de nombreux sans abris, ainsi que des dégâts importants sur les ouvrages collectifs, les infrastructures routières et les champs de cultures.»
Et c’est pour évoquer toutes ces épreuves et les actions posées par les autorités pour faire face à la situation, que le chef du gouvernement a souligné : «…Avec l’aide de ses partenaires et la contribution de très nombreux compatriotes, que je remercie solennellement ici, a pris des dispositions à la hauteur de l’ampleur du sinistre en vue d’assister les personnes affectées par cette catastrophe. A ce jour, outre l’appui substantiel des PTF, le gouvernement a mis à la disposition des populations affectées 3 600 tonnes de céréales et 700 millions de francs CFA pour l’achat de compléments alimentaires, l’appui au relogement des victimes, les travaux urgents sur les digues, l’achat de matériels de protection civile.
D’autres mesures sont envisagées pour aider au relèvement et au relogement des sinistrés. » Le premier ministre M. Brigi Rafini s’est longuement étendu sur certains engagements pris par le président de la République Issoufou Mahamadou. A cet effet, il dira avec force que : «…l’option est faite pour tout mettre en oeuvre afin que désormais, l’abondance des pluies ne soit plus synonyme d’inondations, tout comme sécheresse ne doit plus rimer avec famine au Niger. Comme vous le savez, Mesdames et Messieurs, il n’y a pas eu que les inondations. Nous avions également fait face aux menaces acridiennes.
En effet, des foyers de reproduction du criquet pèlerin avaient été identifiés notamment au Nord du Niger et au Nord du Mali, ce qui constitue une grave menace pour les productions céréalière et pastorale. Grâce à un dispositif efficace de surveillance et de lutte mis en place par les services compétents de l’Etat, cette menace a été contenue. Aujourd’hui, les prévisions de récoltes laissent augurer d’une production céréalière et fourragère à la hauteur de nos espoirs. » Après avoir énuméré tous les sujets qui ont fait objet de débats à l’initiative du président de la République :
« Consolidation de la paix, Consolidation de la paix, promotion de l’intégration des communautés et mobilisation sociale pour la mise en oeuvre de l’Initiative 3N… » Le premier ministre a indiqué que conformément aux orientations données par le chef de l’Etat, le gouvernement a élaboré un programme de développement : « Développement dans les zones Sahélo-sahariennes du Niger». Les structures de sa mise en oeuvre opérationnelle sont en cours d’installation. L’objectif de cette Stratégie voulue par le Président de la République est de contribuer au développement économique et social du Niger en général et des zones pastorales en particulier.
Elle permettra plus particulièrement de contribuer à la sécurité des personnes et des biens, à un meilleur accès aux opportunités économiques et aux secteurs sociaux de base par les populations, à l’amélioration de la gouvernance locale et communautaire et à l’insertion socio-économique des rapatriés. Le coût global prévisionnel ce programme est estimé à plus de 1 200 milliards de francs CFA et sa mise en oeuvre s’étalera sur 5 ans. Cette stratégie traduit, si besoin est, l’engagement politique du Président de la République et du Gouvernement à impulser une dynamique de développement régional et local, qui tient compte des spécificités et contraintes des zones pastorales… »
Selon lui, le gouvernement se propose de développer :…«d’autres initiatives spécifiquement dédiées au monde pastoral dans le prolongement de celles engagées dans le cadre du programme d’urgence. Elles sont destinées notamment à améliorer la disponibilité des aliments bétail et de sécuriser la production, notamment par l’amélioration de la santé animale. Ces initiatives seront renforcées par des actions de développement engagées dans les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique, de la santé, de l’éducation, des routes, de la sécurité entre autres.
Par ailleurs, le gouvernement est engagé résolument pour l’exercice par l’Etat de sa souveraineté sur l’exploitation et la gestion de nos ressources naturelles et du sous-sol en toute transparence, afin de procurer à notre pays les ressources nécessaires aux investissements au profit des générations actuelles et futures. Toutes les dispositions sont en cours d’adop- Brigi Rafini rappelle les engagements du gouvernement tion afin que soit de plus en plus visible, l’impact de l’activité des sociétés minières et pétrolières en terme d’emplois et d’investissements au profit du développement local. »
Quand il s’agit de la zone nord de notre pays, il doit aussi et surtout de sécurité. C’est pour cette raison que M. Brigi Rafini a appelé les nigériens à travailler sans répit pour que la paix, la coexistence pacifique, la cohésion nationale soient au coeur des préoccupations de tous et de chacun. Vous le savez déjà, la paix et la sécurité conditionnent tout développement. » Auparavant, il avait eu une pensé pour les maliens vivant dans le nord de ce pays qui font face à l’une des preuves les plus douloureuses de leur histoire.
Il conclura à ces populations là sont victimes sur leur territoire «des effets négatifs d’un combat totalement étranger à leurs aspirations profondes ». Et puis il a souhaité que nous puissions les aider à se libérer d’une telle situation et à retrouver la paix et la quiétude sociale.

Commentaires
Vous savez c qui me plait en ce régime de la 7ème république, c que tu donnes ton avis, ton appréciation librement par rapport à la vie de la nation, au gouvernement, aux politiciens... et tu n'es pas inquiet.