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Le Maire central Oumarou Moumouni Dogari face aux défis communaux

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Pour se mettre en parfaite harmonie avec l’esprit et la lettre de l’article 80 de l’ordonnance N°2010-54 du 17/09/2010, portant Code Général des Collectivités Territoriales de la République du Niger...

et qui dispose que le maire est tenu de rendre compte, au moins deux (2) fois par an aux populations des activités du conseil municipal et de la vie de la ville en général, le Maire central de la Ville de Niamey, également président du Conseil de ville, a fait élaborer un rapport général. Ce document bien étoffé, qui constitue un véritable carnet de bord des ambitions qu’il nourrit pour la ville de Niamey couvre la période du 30 juin 2011, date d’installation des organes délibérant et exécutif de la ville, au 31 avril 2012. Il s’articule autour des axes, à savoir l’état général de la ville ; activités et fonctionnement des services et organismes de la ville ; activités du conseil municipal ; situation économique et financière de la ville ; mise en œuvre du Plan de développement de la ville et l’exécution du budget.

Il ressort de l’état général de la ville, qu’avec les différentes réformes intervenues dans le cadre de la décentralisation, la récente réorganisation de l’administration locale, notamment l’Ordonnance N°2010-55 du 17 septembre 2010 a érigé l’ancienne Communauté Urbaine de Niamey en commune à statut particulier ou ville et les communes la composant en arrondissements communaux. C’est ainsi que, précise le rapport, la ville de Niamey est subdivisée en cinq (5) arrondissements communaux qui sont des structures administratives déconcentrées de la ville. Ils sont dépourvus de la personnalité morale et de l’autonomie budgétaire.

Le Conseil de Ville, organe délibérant de la ville de Niamey, a été installé le 30 juin 2011 et compte 58 conseillers de ville dont 45 conseillers élus et 13 conseillers qui sont membres de droit du conseil. Il s’agit des députés élus au niveau de la ville et des représentants de la chefferie traditionnelle. Concernant les organes délibérants des Arrondissements Communaux, il y’a lieu de relever un total de 115 conseillers élus composés de 70 conseillers d’arrondissement et 45 conseillers de ville. A ceux là, il faudra ajouter 18 conseillers, membres de droit de ces conseils d’arrondissement. Il faut retenir que la ville de Niamey couvre une superficie de 255 km².

Le territoire de la ville qui a rang de région compte 110 quartiers et villages administratifs. Avec un taux d’accroissement annuel de 6%, la population de la Ville de Niamey est estimée à environ 1 300 000 habitants en 2012. Cette situation résulte des fortes migrations enregistrées chaque année. L’accroissement rapide de la ville a entrainé une détérioration considérable de l’environnement urbain et une pression sur les équipements et infrastructures. Sur le volet Hygiène, assainissement et accès à l’eau potable, le rapport souligne que les questions d’hygiène, d’assainissement et d’accès à l’eau potable demeurent encore une préoccupation majeure des villes africaines, et plus spécifiquement pour la ville de Niamey, qui subit une pression démographique importante.

En 1998, les textes sur la décentralisation ont fait de la gestion des déchets une responsabilité communale. Concernant les déchets et ordures ménagères la production journalière est estimée à environ 1 000 tonnes pour une capacité d’évacuation de 300 tonnes par jour. C’est dire que la municipalité se doit de faire appel à des ressources extérieures en particulier à la population et aux partenaires privés. La pré collecte est assuré le plus souvent par les initiatives individuelles qui constituent près de 90% de l’ensemble des pré- collecteurs. Cette situation n’est pas sans inconvénient pour l’organisation du système puisqu’il s’avère très difficile d’effectuer le suivi des individus.

Le bon fonctionnement de la pré-collecte dépend de la présence des points de regroupement. Le point de regroupement est en effet un espace retenu pour faire transiter les déchets ramassés par les structures de pré-collecte vers les décharges. Actuellement, la ville de Niamey dispose de peu de points de regroupement aménagés qui répondent aux critères de gestion environnementale. Au total, 125 points de regroupement sont autorisés dans la ville de Niamey. Malgré ce dispositif, on constate la présence de plus de 150 dépotoirs sauvages dans la ville. Le problème de destination finale des déchets à Niamey se pose avec acuité.

Ainsi, cinq (5) grandes décharges autorisées, mais non contrôlées, où les camions de la municipalité vont y déverser les déchets collectés. Toutefois, il existe une grande propension au déversement anarchique des déchets par les collecteurs pour satisfaire les besoins des agriculteurs qui réclament les déchets pour la fertilisation des sols ou pour des besoins de remblais. Un site a été identifié à environ 25 km de Niamey sur la route de Filingué pour l’implantation d’une décharge contrôlée. Pour les eaux usées, le système d’évacuation et de traitement utilisé est le traitement individuel dans les concessions avec fosse septique et puisard. Cependant quelques structures organisées ont un système unitaire avec un dispositif d’épuration des eaux usées.

Il s’agit : des hôpitaux nationaux de Lamordé et de Niamey, du stade Général Seyni Kountché etc.. Il est à noter que dans le cadre de la coopération japonaise une station d’épuration a été installée sur le Gountou Yéna qui, malheureusement, est en panne. Pour les eaux pluviales, au-delà des impacts directs sur les biens, les problèmes de drainage concernent également les questions de santé publique. Avec la rétention d’eau résultant d’un mauvais drainage et la prolifération des moustiques qu’elle favorise, le paludisme est de loin la première cause de mortalité à Niamey. Il a été prouvé l’existence d’une corrélation étroite entre l’augmentation de la pluviométrie et l’occurrence des cas de paludisme (près de la moitié des cas surviennent en saison pluvieuse).

Cet impact sur la santé conjugué aux dégâts et à la gêne occasionnés à un bon tiers de la population de Niamey justifie de placer l’amélioration du drainage dans les priorités de la Ville. Pour le système d’évacuation des eaux pluviales, il repose sur une trame de caniveaux et exutoires. La ville compte un réseau de caniveau de 130 Km, et deux (2) exutoires principaux à savoir le fleuve Niger et le Gountou Yéna et un autre exutoire secondaire dans la ceinture verte. Concernant l’adduction d’eau potable, à l’issue de la privatisation de la Société Nationale des Eaux (SNE), la production et la distribution de l’eau potable sont assurées par des entités différentes depuis 2000. D’une part, la Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN) est chargée de la gestion du patrimoine et des investissements.

La SPEN, dont le capital est entièrement détenu par l’Etat, a signé avec ce dernier un contrat de concession de dix (10) ans pour la gestion du patrimoine hérité de la SNE. La distribution s’effectue à travers un réseau primaire de 1 260 km (de 50 à 600 mm) alimenté depuis 11 réservoirs. La consommation d’eau est d’environ 22 M m3 , ce qui confère au réseau un rendement excellent de 82%. La capacité totale de production est de 110.000 m3/j. Dans le domaine de la Voirie, le rapport souligne qu’au regard des actions entreprises dans le cadre de la réhabilitation de certains tronçons de routes bitumées, le réseau routier de la ville se trouve être en très bon état pour ce qui est de sa partie bitumée.

Il totalise environ 310 kilomètres de linéaire de voirie, dont l'état d'entretien se ré-partit comme plus des 1/2 de la voirie de Niamey sont revêtus; parmi ce réseau revêtu, 75% est en bon état (revêtement sans nids de poules, ornières) ; le réseau non revêtu mais structurant ne représente aujourd'hui qu'un peu plus de 12% du réseau total ; les voiries non aménagées (pistes), principalement situées en périphérie, concernent par contre le quart du réseau routier pris en considération dans l'analyse. Globalement et comparativement à d'autres villes similaires, Niamey présente ainsi un bon niveau de l'état d'équipement et d'entretien de son réseau de voirie.

Relativement à l’électrification et l’éclairage public , il ressort du document que la ville de Niamey dispose à peu près d’un tiers de l’ensemble de la voirie primaire éclairée (120 km de voies éclairées sur 310 km de voirie primaire), l’éclairage public est essentiellement concentré dans les secteurs centraux et le long des principales radiales qui y mènent. Il faut noter en plus de l’éclairage conventionnel, l’introduction depuis 2011 de l’éclairage solaire sur une longueur de 10 km et un tronçon de 2,1 km prévu en 2012 dans le cadre de la coopération française. Sur le plan de l’éducation, le rapport révèle que le taux brut de scolarisation de la ville de Niamey se décline comme suit : 87,5% au primaire ; 45,9% au secondaire ; et seulement de 4% pour l’enseignement supérieur.

Il existe également une nette disparité entre le taux de scolarisation des filles et celui des garçons passé le niveau du primaire. Le phénomène de non scolarisation demeure important, touchant près de 25% des enfants âgés de 7 à 9 ans. Le taux d’alphabétisation global demeure très faible (57,3%) ce qui signifie que 42,7% de la population de plus de 10 ans de la capitale ne sait ni lire ni écrire. La situation des infrastructures scolaires se présente comme suit : au niveau du primaire : 465 classes en paillottes sur un total de 4 430 classes (soit 10,1%) ; au niveau du secondaire : 268 classes en paillote sur un total de 496 (soit 54%) ; la plupart des écoles n’ont de surcroit pas de clôture, ni de latrines fonctionnelles.

Avec l’aide de ses partenaires, la ville a entrepris cette année un ambitieux programme de construction de clôtures des cinq (5) écoles primaires pour un montant de 171 630 994 de F CFA ; sept (7) salles de classe sont construites dans le même cadre pour un montant de 56 124 899 F CFA ; la dotation de sept (7) établissements scolaires en dix (10) latrines pour un montant de 23 071 313 F CFA ; la construction et/ou la réhabilitation de cinquante 50 salles de classes avec l’apport des partenaires pour une enveloppe de 296 millions de nos francs. La ville projette, par ailleurs, la construction en matériaux définitifs de cinquante (50) classes dans les écoles de la capitale.

Pour ce qui est du transport urbain, le rapport note qu’à l’instar de nombreuses villes subsahariennes, Niamey a atteint une dimension spatiale qui place la question de la mobilité au rang des préoccupations urgentes à prendre en compte, notamment la problématique d’accessibilité aux quartiers qui est un élément fondamental pour toute amélioration des conditions de vie des populations. Ces contraintes se traduisent par : la concentration des activités au centre ville qui est responsable d’un état d’engorgement qui ne peut se résorber qu’en délocalisant une partie des activités ou en créant d’autres centres attractifs à la périphérie de l’agglomération ; le développement de l’Arrondissement Communal de Niamey V pour créer l’harmonie avec le reste de l’agglomération qui nécessitera, avec la construction du 2 ème pont sur le fleuve, le renforcement de voiries aménagées pour rendre fluide le trafic qu’engendrera ce dernier.

Le transport fluvial devrait être promu à travers l’aménagement de pontons flottants et d’un quai de déchargement pour désengorger le trafic empruntant le Pont Kennedy et favoriser les échanges économiques avec l’accessibilité à un moyen de transports, qu’il soit public ou privé, est primordial pour pouvoir atteindre les centres économiques et d’activité de la capitale. En matière de transport public et privé, il convient de noter la faiblesse des moyens constituant le mobilier roulant avec 4 300 taxis de ville, environ 500 taxis minibus ou ‘’faba faba’’, 20 bus ‘’SOTRUNI’’. Ce mobilier roulant est renforcé par les compagnies privées telle ‘’le transporteur’’ et le transport fluvial. Toutes ces contraintes spatiales et fonctionnelles exigent des mesures que nous allons prendre pour l’amélioration des conditions de déplacement et de stationnement.

On peut citer, entre autres exemples, l’amélioration du fonctionnement des carrefours par une exploitation optimisée des feux optiques ; la rationalisation du stationnement au centre ville par la création de zones réglementées voire payantes ; le désengorgement des voies en libérant les trottoirs des squatteurs ; la modernisation du système de transport urbain en restructurant et renforçant les capacités de la SOTRUNI ; la prise en compte des problèmes liés à la circulation routière, etc. En dressant cet état des lieux, la Maire central de la ville de Niamey, vient ainsi nous édifier sur sa détermination à affronter les multiples défis à affronter pour engager la capitale, et dans une démarche pragmatique, dans un processus de modernisation avancée.

Un combat louable pour lequel, le président du Conseil de ville de Niamey peut compter sur le soutien effectif du Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, qui a initié l’ambitieux programme ‘’Niamey-Nyala’’ dont les premiers fruits commencent déjà à faire la joie des usagers dans plusieurs quartiers périphérique désormais desservis par des nouvelles infrastructures routières récemment construites dans le cadre du programme ‘’Niamey-Nyala’’.

Commentaires  

 
0 #17 Modibo 05-10-2012 10:46
Irkoye beri ! Niamey la capitale ironiquement surnommée Nyala devient de plus en plus très sale. Je pense qu'une ville comme Niamey ne saurait ressembler à une vraie capitale digne de ce nom s'il n'y a pas un changement collectif de mentalité et un réel engagement politique. Dans une ville où le prix du ciment n'est pas à la portée de n'importe quelle bourse, le Chef de l'Etat doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour subvention le ciment à l'image de certains de ses homologues. En ce qui concerne la salubrité, chaque nigérien doit se constituer défenseur de la beauté de notre capitale. Cette situation doit concerner toutes les régions du Niger. Aujourd'hui la ville de Maradi se trouve sur le bon chemin. Courage Peuple nigérien !
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0 #16 Kilakam 03-10-2012 07:59
Le maire sera encore et encore reconduit tant que la Conscience Citoyenne ne sera pas le creneau au niveau des élections municipales. Les hommes politiques sont unanimes pour saingner le peuple,si non comment expliquer l'assension de certains élus locaux tout bord confondu? ils vendent la même parcelle à dix personnes sans état d'âme, sans pudeur.
l'article 30 du code general des colectivités territoriales stipule que le conseil municipal délibère notamment dans les domaines de l'hygiene publique, l'assainissemen t, la gestion domaniale et foncière au point 4 & 5. mains concrétement qu'est ce que les conseillers font dans ces domaines pour justifier leur présence au sein du conseil?
Est ce qu'il faut privatiser ces volets!!!!!!!!! !!
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0 #15 Kool 03-10-2012 06:55
A masse,
Pour savoir si il sera reconduit ou non a la tete de la mairie, demande toi comment il y est arrive. Tant que celui qui l'a mis la bas continue de troner au sommet de l'etat, alors il n'a pas besoin de son bilan pour rester. C'est malheureusement ca le Niger d'aujourd'hui. Le merite est devenu un handicap et non un atout.
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-1 #14 masse 02-10-2012 11:22
je s8 sur que ce Mr ne Sara pa reconduit inchaalah
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0 #13 Gnameybora 02-10-2012 06:28
Ce monsieur est vraiment un soulard. Cependant s'il arrive à empêcher aux activistes du PLAN MUKUSU ou association minable PNDS TARAYA, nous allons le vôter encore. Car nous le préferons mille fois à une gouverneure Tchékanda broussarde .
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0 #12 Martina 01-10-2012 16:50
mon dieu,je suis foutue,j'ai payé plus de 20 parcelles dans la commune de n'dounga,aidez moi tamtam infos!je me plaindrai auprès de la justice!
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0 #11 abbatcha 01-10-2012 16:43
le ministère de l'urbanisme est complice car les terres nigériennes sont morcellés et vendues sans son autorisation préalable.
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0 #10 mintou 01-10-2012 16:40
tamtam info notre journal préféré,édifie nous sur le nombre des lotisseurs privés qui n'ont pas d'arrétés ministériels?C' est du faux et usage de faux couplé avec escroquerie,la justice doit les chatier!
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0 #9 mintou 01-10-2012 16:38
Liboré n'existe plus que sur le papier!les lotisseurs privés nous ont depouillés de nos terres en les vendant sans autorisation du ministre de l'urbanisme
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0 #8 Kolloizé 01-10-2012 16:34
Nous gens de kollo,les lotisseurs privés nous ont arraché nos terres sans aucune dedommagement!c ertains d'entre eux ont été arretés par la pj et la justice mais ils ont été libérés par issoufou et maorou amadou de le justice.
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