Rentrée scolaire On est rentré quand même
- Écrit par Bizo (Le Canard déchaîné N° 553 du 1er octobre 2012)
Colmatage ou pas, on est rentré quand même !
La rentrée scolaire 2012 2013 s’est effectuée pour les lycéens le 27 septembre et le 1er octobre pour les collégiens et le primaire.Comme à l’accoutumée, des choses ont été faites et d’autres sont restées à faire. On dira toujours que l’Etat a pu faire ce qu’il a pu et le reste revient aux parents d’élèves d’activer les COGES pour parer à ce qui reste à faire. Reste et reste, il y a toujours un reste à faire dans ce pays où rien n’est achevé totalement. On dira pourtant que le pays se porte au mieux et on a eu l’impression que les choses allaient se passer différemment, que cette rentrée serait matériellement et techniquement effective.
Que voulez-vous, il y a toujours et encore la question des hommes, ceux qui conçoivent et qui gèrent. Même si vous baignez dans du miel, si vous n’avez pas d’initiatives, rien ne peut marcher. On s’est fait entourer d’une pléthore de gens à ne rien faire, des gens dont le laxisme et le laisser aller ne peut accoucher de quoi que ce soit de concret. Des absentéistes, des retardataires, des gens sans aucune compétence si ce n’est leur coloration politique. Comment voulez-vous que ça marche ? Comment voulez-vous que l’administration fonctionne alors que les vrais techniciens sont à la touche au profit d’une nouvelle race d’amateurs d’aigris et d’arrogants par nature ? Il y a lieu de rectifier le tir.
Pour l’école, on a encore sauvé les meubles in extrémis. Les déguerpis ont quitté les écoles, même si souvent cela a occasionné de chaudes échauffourées avec les agents de l’ordre. Les manuels sont distribués et les cours peuvent déjà commencé sous forme de révisions et mise en train. C’est parti et, faudrait-il le souligner encore, il faut contrôler le mouvement des scolaires. Contrôler ne veut pas dire monter des subterfuges pour les canaliser. Il faut veiller dès à présent en prendre en compte leurs légitimes revendications et oeuvrer à leur satisfaction.
Dès à présent, il faut créer un cadre de dialogue permanent avec les scolaires pour ne pas se faire exacerber les difficultés déjà à moitié résolues. Surtout pour éviter que qui on sait ne s’en saisisse et en fasse un autre usage. A bon entendeur, salut.
