yt-banner1

Déclaration des organisations socioprofessionnelles des médias nigériens Engagement des journalistes à assainir la profession

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Les organisations socioprofessionnelles des médias ont rendu public samedi dernier, à la Maison de la presse (sis au quartier terminus de Niamey), une déclaration relative à la situation de l’exercice de la profession de journaliste au Niger, ces derniers mois. Après analyse de la situation, lesdites organisations se sont prononcées.

Dans cette déclaration, les organisations socioprofessionnelles des médias rappellent que depuis l’adoption, en juin 2010, de l’Ordonnance du 4 juin 2010 portant régime de la liberté de la presse, le Niger est entré dans le cercle restreint des pays africains ayant accepté de dépénaliser les délits commis par voie de presse. Cette avancée a été davantage renforcée avec la signature, au mois de novembre 2011, par le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, de la Déclaration de la Montagne de la Table ; signature à travers laquelle le Chef de l’Etat a engagé le Niger à lever tous les obstacles à l’exercice de la liberté de la presse avec à la clé une charte d’accès aux documents administratifs y compris pour les autres citoyens.

Avec l’obtention de ces avancées, force est de reconnaître que l’exercice de la profession de journaliste est devenu très relaxe au Niger car, les acteurs et même les utilisateurs des médias n’ont plus de crainte de s’exprimer sur n’importe quel sujet. Toutefois, il a été aussi remarqué qu’on assiste à de graves dérapages de la part de certains acteurs des médias qui ont apparemment mal compris le sens de la dépénalisation des délits de presse. Pour cette race de journalistes, la dépénalisation est tout simplement une licence à tout faire. Venus dans le journalisme pour d’autres raisons inavouées, ces brebis galeuses de la presse ont fait de la diffamation, de l’injure, du racket et du chantage leurs règles de conduite.

Les nombreuses plaintes déposées contre eux au niveau de l’Observatoire national de la communication (ONC), de l’Observatoire nigérien indépendant des médias pour l’éthique et la déontologie (ONIMED) et devant les tribunaux sont illustratives du manque du respect que ces pseudo-journalistes manifestent à l’égard des règles élémentaires de l’éthique et de la déontologie. Pour s’être activement battues en faveur de l’avènement de cette dépénalisation des délits commis par voie de presse et déterminées à préserver cet acquis historique, les organisations socioprofessionnelles des médias ne peuvent rester indifférentes face aux comportements irresponsables et éhontés de certains acteurs des médias qui tentent de la torpiller.

Les organisations socioprofessionnelles du secteur des médias se désolidarisent de toute prise de position tendant à défendre un confrère qui a mal fait son travail ou qui s’adonne à des pratiques comme le chantage, des injures gratuites, la menace d’honnêtes citoyens par voie de presse, au nom d’un corporatisme de mauvais aloi. Tout en réaffirmant leur indéfectible attachement à la liberté de la presse et au respect de l’honneur et la réputation des citoyens, les organisations signataires de la présente déclaration rappellent à l’opinion que les organes de médias qui pratiquent ce genre de prises de position n’étaient pas sur la ligne de front durant le combat pour la liberté de la presse et l’avènement de la dépénalisation qui doit normalement s’accompagner de plus de professionnalisme de la part des journalistes ; au contraire ils profitent lâchement de ces acquis de part leur comportement rocambolesque et bassement mercantiliste.

« Devant l’intrusion de plus en plus massive de personnes de moralité douteuse dans la profession qui n’ont aucune qualification ou une quelconque expérience pour l’exercer, les organisations du secteur des médias demandent aux institutions compétentes d’élaborer un texte réglementant l’accès au métier de journaliste pour mettre fin à l’anarchie galopante », souligne la déclaration. Par ailleurs, les organisations des médias recommandent à tout citoyen injustement et gratuitement attaqué ou vilipendé par voie de presse, au mépris des règles de la profession, de saisir les tribunaux pour ré- paration du tort subi, indépendamment des possibilités qui s’offrent à lui de saisir les instances de régulation et d’autorégulation.

Elles appellent également les autorités judiciaires compétentes à veiller à une application stricte et rigoureuse des articles 6 à 10 de l’ordonnance sur la presse, relatifs à la création des publications et du dépôt légal. En tout état de cause, rappelle la déclaration, la suppression des peines privatives de liberté pour délits commis par voie de presse ne saurait constituer une licence à tout se permettre. Ce sont des pratiques qui sont farouchement proscrites par les textes qui encadrent la profession et à l’élaboration desquelles les professionnels des médias ont activement participé. Enfin, les organisations socioprofessionnelles rassurent les pouvoirs publics et les citoyens quant à leur ferme détermination à combattre et à extirper de leurs rangs les brebis galeuses qui ternissent l’image de la profession et créent un sentiment de déboires du corps social vis-à-vis des médias et de leurs animateurs.

Commentaires  

 
0 #5 BAADARÉ NATABOTAKI 11-10-2012 00:42
Chez nous au Niger, lorsqu'un bon dirigeant commande le gouvernail de la nation pour mieux servir le peuple, c'est généralement des abrutis venus de nulle part, branlant de faux diplômes achetés aux écoles-boutique s ou centres-marchés commerciaux pour garnir leurs dossiers afin de postuler aux hautes fonctions, ainsi bloquer la carrière des meilleurs. Ceux qui réussissent sérieusement bien dans ces écoles et centres de formations privés, sont généralement doués aux écoles publiques mais constamment harcelés par des maitres complices et sortir renvoyés pour des fautes minimes; ce, pour en faire des enseignants et autres travailleurs subalternes faciles à manipuler. Il est connu clairement à n'en point douter que "Pour se construire une voie d’accès à la réussite, celui qui se sait moins brillant sur les bancs d’écoles, n'a de moyens qu'en écrasant ses meilleurs". Cette attitude des nigériens ne nous avancera nulle part. C'est le cas de nos journalistes alimentaires!
Citer
 
 
0 #4 TARANA BAMARADATCHÉ 11-10-2012 00:08
...Or, mon maitre m'a appris ses remarques lors de son séjour en Chine et au Japon. Loin de se qui se passe chez nous:
1/ Jamais, il n'a assisté aux scènes de bagarre dans les rues ou les places publiques à Beijing car les chinois se sont imposé et s'appliquent rigoureusement les lois qu'ils se sont élaborées.
2/ Jamais il n'a relevé la présence d'un agent réglementant la circulation dans les rues de TOKYO car tous les conducteurs sont disciplinés au point de ne jamais manquer de respecter un panneau de signalisation; éradiquant ainsi des accidents souvent fâcheux.
3/ Jamais il n'a vu des enfants jouer dans les ruelles comme ici où les nôtres vont se baigner au fleuve jusqu’à se noyer par manque de suivi et de surveillance de la part des parents. Dans les familles japonaises, du plus petit au plus grand, tout le monde mange directement servi du chaudron pour une discipline qu'il n'a pas encore comprise...
NB: L'éducation et la culture sociale nous fait défaut.
Citer
 
 
0 #3 TARANA BAMARADATCHÉ 10-10-2012 23:36
Mon cher Hassan Daouda, tu viens d'introduire le sujet d'importance sur la toile. Mais intellectuellem ent limités, la réaction des visiteurs sur la question sera sera faiblement relevée car l'on est attaché aux sensationnel et dramatique, prompts aux cas politiques pour injurier X et vilipender l'honneur de Y sans discernement pour la bonne éducation et culture générale du peuple qui nous conduira aux bonnes destinées dans la paix, l'amour mutuel, l’unité nationale et l'harmonie. Lorsque les hommes aux yeux exceptionnels, comme disait le sage Président Tandja Mamadou, voulaient conquérir le monde cinématographiq ue africain en général et nigérien en particulier, ils avaient envoyé des expert en psychosociologi e qui payaient leurs tickets aux petites places afin d’étudier nos comportements. Ayant remarqué le manque d’intérêt des cinéphiles quant aux films éducatifs ou instructifs, les chinois usinèrent des spectacles de violence et ignominie que nous raffolons bêtement...
Citer
 
 
-1 #2 Amadou Inoussa 09-10-2012 20:02
C'est une déclaration faites par des journalistes à la solde qui préfèrebt trahir leurs collègues pour des miettes. Sinon comment des journalites qui vont dire de traduire leurs collègues en justice? Ces journalistes qui ont fait cette déclaration sont des ennemis de la libertté de presse.
Citer
 
 
+1 #1 Foulani 09-10-2012 15:27
Je refuse pas les critiques, mais pas les insultes.
Ils sont pas les seuls, ya beaucoup de gens sur ce site qui ne font q'insulter juste pour un coté pris et pour d'autres interets. Nous attendonts des contributions pour faire avancer notre pays et non pour couvrir ou proteger quelqu'un. Laissons les vie privées des gens et mettons nous au travail qui est d'abord notre devoir.
Citer
 

Ajouter un Commentaire


EN LIGNE

Nous avons 209 invités et aucun membre en ligne