EXCLUSION D'UNE ÉLÈVE DE L'ÉCOLE DE POLICE POUR FAIT DE BAGARRE
- Écrit par A.S. (LE COURRIER N° 229 DU 10 OCTOBRE 2012)

A l'heure où beaucoup de personnalités tantôt avec des casiers judiciaires chargés, tantôt par des manoeuvres frauduleuses (faux CV, et diplômes falsifiés), continuent à bénéficier de la bénédiction des plus hautes autorités, d'autres citoyens qui, parce que sans défense, sont ciblés et sanctionnés pour fait de bagarre.
Il ya quelques années déjà, un candidat admis à la régulière à l'école de la police nationale s'est vu refuser l'accès à la formation pour avoir séjourné dans les locaux d'un commissariat pour fait de grève, pendant qu'il était encore étudiant. N'eût-été l'intervention de quelques parlementaires, son renvoi allait être définitif. Aujourd'hui encore, on apprend de sources dignes de foi, qu'une élève policière vient d'être exclue de la formation permanente à l'école de la police, pour fait de bagarre qui lui a valu un sursis au tribunal de Niamey. Cette injustice à l'endroit de quelqu'un, qui du fait d'une bagarre arrive à blesser, révèle de la véritable problématique des conditions et modalités des enquêtes de moralités.
Car, les services de la police semblent ignorer par cette exclusion, la fonction ultime de la sanction pénale. En effet, au delà de la répression, la sanction pénale vise la réinsertion socioprofessionnelle. Tel était d'ailleurs, le souci qui a guidé le législateur en prévoyant le sursis, la liberté conditionnelle ainsi que, la réhabilitation. Le but étant de pardonner et permettre la réintégration. Mais si, pour avoir été une seule fois dans un commissariat, ou pour avoir été condamné ne serait-ce qu'au sursis, on ne peut plus accéder à certaines fonctions, il y a lieu de se demander combien de personnes ont été nommées et exercent à ce jour, leurs fonctions sans inquiétude, malgré qu'il pèse sur elles des condamnations parfois à mort ?
Combien sont-ils aujourd'hui dans ce régime, à bénéficier de la liberté provisoire ? Et, combien de directeur généraux des grandes sociétés de l'Etat assument leurs fonctions, malgré que certains aient séjourné à Kollo. Il y a lieu de repenser les modalités et de sanctionner les enquêtes de moralités dans le respect des dispositions du code et procédures pénales pour mettre fin à certains disfonctionnements, abus et injustices. Du reste, dans la promotion du ministre Cissé sous la transition il y avait même des repris de justice, des trafiquants de munitions…, mais qui ne furent jamais sanctionnés. L'ancien ministre Cissé lui-même, dans un droit de réponse qu'il avait apporté au journal ''LE COURRIER'', reconnaissait avoir dilapidé l'argent des passeports dans la sécurité en violation des textes.
Cet ancien ministre est à cette date, conseiller à la présidence malgré ces casseroles. Alors, pour une question d'équité et de justice sociale, il faut nécessairement qu'il y ait réparation, afin de mettre cette élève sans défense, sortie de l'école de la police avec 13,50 de moyenne, dans ses droits .Au quel cas, on parlera de deux poids, deux mesures du ministre Abdou Labo qu'on croyait juste et objectif.

Commentaires
Des kon applique une loi au niger les fautifs denoncent des "reglements de comptes" "scandale" "parti pris" "division" "exclusion" Bref la loi elle est faite pour rien et surtout pour personne
EN OUTRE LA PAUVRE EST EN FORMATION.ELLE N A MEME PAS FINI ET VOUS VOULEZ QU ELLE SOIT CE QUE VOUS VOULEZ QU ELLE SOIT EN FIN DE FORMATION.
DONNEZ LUI UNE CHANCE PUISQUE MEME EN PLEIN EXERCICE ON PEUT SE FAIRE RADIE POUR FAUTE GRAVE.
D AILLEURS QUELLES SONT LES RAISONS DE SA BAGARRE?....
NOUS SAVONS TRES BIEN QUE DANS LA FORMATION DES PORTEURS D UNIFORME IL Y A PLUSIEURS SORTES DE PROVOCATIONS A L ENDROIT DES FILLES.
TELLES QUE:
JE N AIME PAS TES GROSSES FESSES MOLLES...IL FAUT LES RENDRE PLUS DURES TOUT EN LES SERRANT AVEC LA MAIN ....
TES GROS SEINS NE PEUVENT TENIR DANS TON UNIFORME....
Une condamnation est une chose grave,même avec sursis. Si elle a été condamnée ce qu'elle est coupable. Le hic, est qu'elle est en formation, et donc elle n'est pas confirmée. Dans ce cadre il faut éviter certains écarts. De même les policiers confirmés aussi doivent éviter des démêlés avec la justice.