Grève des taximen à Niamey Trop, c’est trop !...
- Écrit par La Rédaction (le sahel du Lundi 15 Octobre 2012)
Des vieilles femmes violentées et jetées dehors sans ménagement avec leurs bagages, des enfants sans défense marchant sous un soleil de plomb, des malades sur le point d’être acheminés vers les centres hospitaliers arrachés de force des taxis...
par lesquels ils étaient évacués, des clients désemparés ne sachant à quel saint se vouer, des scènes d’altercations entre les grévistes sans foi ni loi et des éléments de force de l’ordre, bref, l’anarchie !
Et pourtant c’est qui s’est passé dans la journée du samedi 13 octobre à Niamey, lorsqu’une horde des taximen surexcités, à la limite drogués, se sont pris à des honnêtes citoyens. En effet, sans préavis aucun, les conducteurs de taxi et autres fabafaba, comme pour défier, l’autorité de l’Etat, ont décidé d’instaurer la chienlit dans les rues de la capitale. Ainsi, mé- contents de la décision ferme du Gouvernement de maintenir le prix de la course des taxis à leur niveau initial de 200 FCFA, certains taximen qui se croyaient plus forts que l’Etat ontentrepris l’instauration d’une loi de la jungle.
Ainsi, non seulement maintenu le tarif de 300 FCFA la course (soit d’emblée une augmentation de 50%), qu’ils ont fixé de façon unilatérale, mais pire, ils ont juré de faire la peau à tous ceux d’entre eux qui hésite à les suivre dans leur bras de fer contre l’autorité de l’Etat. Aussi, a-t-on assisté dans les rues de Niamey, à des déplorables scènes de course-poursuites entre des grévistes et non-grévistes, suivies des bagarres rangées entre les taximen eux-mêmes, et même avec des clients mécontents du sort qui leur est réservé par les nouveaux maîtres du macadam de Niamey. Trop, c’est trop !
Il faut qu’on se dise que la démocratie pour laquelle le peuple nigérien s’est battu n’est pas synonyme d’une licence à tout faire. Elle n’est nullement synonyme de laisseraller où chaque matin, le citoyen lambda peut créer ses propres lois pour régir la société. Ce débrayage des taximen qui viole toutes les règles du droit de grève reconnu dans notre pays, est proprement intolérable dans un Etat de droit. L’Etat qui dispose de la force publique devra sans tarder tout faire, absolument tout entreprendre pour restaurer son autorité. Il faudrait que force reste à la loi ! Car dans une démocratie bien comprise, il est inconcevable que des gens tentent d’imposer leur loi à celle la majorité composée de l’ensemble des usagers du transport urbain.
Les exigences du droit de grève font obligation aux grévistes de respecter le droit constitutionnel des nongrévistes. C’est dire, que le droit de grève des uns, ne lui permet pas d’entraver le droit de travailler des autres. Les auteurs et commanditaires de ces actes de ‘’hooliganisme’’ sont connus, ils doivent répondre de leurs forfaits. Les laisser faire en toute impunité équivaudrait à encourager des anarchistes tapis dans l’ombre, prêts à tout faire pour annihiler les efforts de redressement entrepris par les autorités en place.

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