Grogne sociale autour des hydrocarbures Plusieurs arrestations à Zinder et à Niamey
- Écrit par A.I. (Le Canard déchaîné N° 555 du 15 octobre 2012)
Le secteur des transports connaît une effervescence qui n’est pas prête de tomber au regard de la vague d’arrestation qui a frappé des syndicalistes aussi bien dans les rangs des transporteurs des hydrocarbures que dans celui des transports urbains (taxi et faba-faba).
Selon nos sources, ces arrestations ont concerné les régions de Zinder où quelques six syndicalistes dont le Secrétaire Général du syndicat des transporteurs des hydrocarbures ainsi qu’à Niamey où plusieurs responsables des syndicats des conducteurs de taxi (le SYNCOTAXI) et de faba-faba (SYNCIMBUS). Pour rappel, une des revendications du syndicat des transporteurs des hydrocarbures concerne l’autorisation faite aux camions immatriculés à l’extérieur d’accéder jusqu’à l’usine de la SORAZ pour se ravitailler.
Selon les syndicalistes, les transporteurs nationaux sont lésés puisque leurs camions dont le chargement en produits hydrocarbures est destiné aux différents dépôts de la SONIDEP installés un peu partout à travers le pays restent en stationnement pendant des longs mois (pouvant aller jusqu’à six mois). Le système de roulement que propose le syndicat consiste donc de permettre aux camions citernes nationaux d’approvisionner les dépôts SONIDEP à partir de la raffinerie de la SORAZ.
Ainsi, les camions citernes immatriculés à l’extérieur vont à leur tour prendre le carburant à partir des dépôts de la SONIDEP. L’autre exigence des transporteurs des hydrocarbures concerne les infrastructures routières. En effet, selon eux, le mauvais état des routes cause bien de dommages à leurs camions. En lieu et place des négociations pouvant déboucher sur une entente entre les deux parties, selon les syndicalistes, le gouvernement avait opté pour la méthode forte en décidant des mesures provocatrices.
Parmi les options choisies, les transporteurs des hydrocarbures citent le recours à un commerçant d’un pays voisin pour remplacer les camionneurs nigériens en grève sans compter l’utilisation faite des moyens des forces de défense et de sécurité pour « casser » l’impact de la grève. C’est dans ce contexte surchauffé que des syndicalistes avaient été arrêtés à Zinder parce qu’ils se sont opposés à l’utilisation « d’étrangers » pour nuire à leur mouvement de grève.
Cette situation n’a fait que porter l’escalade puisqu’après une assemblée générale, tenue le samedi 13 octobre, le syndicat des transporteurs des hydrocarbures a décidé d’un préavis de grève de dix (10) jours à compter du jeudi prochain. Cette fois-ci, les syndicats des transporteurs des marchandises et ceux des conducteurs sont entrés dans la danse pour soutenir leurs camarades. Une autre décision de l’assemblée du samedi à laquelle ont pris part des délégations de l’intérieur du pays a été la suspension d’un des leurs camarades accusé d’avoir fait « le jeu du pouvoir » en « acceptant de casser la grève ».
De leur côté, les responsables du syndicat des conducteurs de taxi sont frappés par une vague d’arrestation. A l’instant où nous écrivons ces quelques lignes, un des responsables du SYNCOTAXI se plaint du fait que les visites à leurs camarades soient interdites alors même qu’ils n’ont aucune idée du nombre des conducteurs de taxi arrêtés. Selon eux, ces arrestations sont arbitraires. L’un dans l’autre, il est temps que chaque partie mette un peu d’eau dans son verre. Le pays n’a pas d’intérêt que cette situation de tension perdure longtemps.
En pareille circonstance, le dialogue reste la seule solution et il incombe aux pouvoirs publics de créer les conditions de sa réalisation. La gestion d’un pays étant un art de prévision, le Président de la République est plus que jamais interpellé pour faire en sorte que la paix sociale soit sauvegardée surtout que les enjeux de l’heure commandent l’unité et la cohésion. A l’intention des syndicalistes, il faut les appeler au calme et à la responsabilité afin qu’ils donnent une chance au dialogue social, le seul terrain sur lequel leurs aspirations pourraient être satisfaites.
Pour le reste, que Dieu sauve le Niger des entêtements égoïstes et des orgueils puérils !


Commentaires
-DES FAUSSES FACTURES
-DES SURFACTURATIONS
-DES COMMANDES ET SERVICES JAMAIS LIVRÉS
-DES PASSES-DROITS
-etc............
JE TE SALU!TU AS VU JUSTE ET TU AS BIEN PARLE.
TOUT CELA C EST TOUT JUSTE LES AGISSEMENTS DE CEUX QUI CROIENT QUE SANS EUX LE PAYS NE DOIT PAS AVANCER ET NE PEUT PAS AVANCER.
vous pensez qu'après que le peuple nigérien souverain ait élu Mahamadou Issoufou ainsi que Dieu tout puissant, vous pensez le faire sauter comme ça aussi facilement ! juste pour une grève sauvage d’illettrés et d'analphabètes de taxi men et transporteurs qui ne connaissent rien ni de la loi ni de la foi ! Car comment comprendre cette grève qui empêche même d'aller amener des malades à l'hôpital, même de prendre un mort l'amener au cimetière; comment comprendre en toute rationalité s'il vous plait, une grève justifiée par une demande de baisse du prix du carburant qui n'a jamais trouvé de période pour Intervenir que lorsque le gouvernement a annoncé la baisse de 40 F de ce prix ! n'est ce pas tout simplement idiot s'il vous plait ? Pour Les transporteurs, je vous laisse juste apprécier les propos de leur porte parole : No comment !