Mariage des enfants, thème de la première Journée Internationale de la jeune fille
- Écrit par sahel dimanche du vendredi 19 Octobre 2012
La célébration de cette année a été axée sur le mariage d’enfants, qui constitue une violation des droits fondamentaux et affecte chaque aspect de la vie d’une fille.
Le mariage d’enfants prive les filles de leur enfance, perturbe leur éducation scolaire, limite leurs perspectives d’avenir, accroit pour elles les risques de violence et de sévices, compromet leur santé et constitue en conséquence un obstacle à la réalisation de presque tous les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et pour le développement des communautés solides.
Prévenir le mariage d’enfants protégera les droits des filles et permettra de réduire les risques de violence et de grossesse précoce, d’infections à VIH, de décès maternel et de handicap dont la fistule obstétricale. Quand les filles peuvent rester à l’école et éviter d’être mariées à un âge précoce, elles peuvent bâtir les bases d’une vie meilleure pour elles-mêmes et leurs familles et participer au progrès de leurs nations.
Les gouvernements, en partenariat avec la société civile et la communauté internationale, sont appelés à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la pratique préjudiciable du mariage d’enfants et à :
• Adopter et appliquer une législation appropriée pour porter à 18 ans l’âge minimum du mariage pour les filles et mieux faire prendre conscience aux populations que le mariage d’enfants est une violation des droits fondamentaux des filles
• Améliorer l’accès à une éducation primaire et secondaire de bonne qualité en veillant à ce que les disparités entre les sexes pendant la scolarisation soient éliminées
• Mobiliser les filles, les garçons, les dirigeants et ceux qui soutiennent une cause dans le but de changer les normes sociales préjudiciables et créer des possibilités pour les filles
• Epauler les filles qui sont déjà mariées en leur donnant accès à l’école, aux prestations de santé sexuelle et procréative, à l’acquisition de compé- tences liées à la vie quotidienne, à de meilleures perspectives d’avenir et à une possibilité d’échapper à la violence domestique
• S’attaquer aux causes profondes du mariage d’enfants dont la discrimination sexuelle, la faible valeur attachée aux filles, la pauvreté et les justifications religieuses et culturelles.
Elles ont fait valoir leurs droits...Ces jeunes filles ont échappé à un mariage.
A 17 ans, elle a réussi, au cours des derniers mois, à échapper à l'oncle riche qui veut la marier contre son gré. Quand elle était petite, ses parents avaient négocié son mariage avec un cousin et la dot avait été payée. «Mon père m’a fiancé avec son neveu qui se trouve au Nigeria depuis que j’étais en classe de CM2. Avant que je ne passe mon examen du BEPC, ils ont amené leur dot et leur valise. Ils ont dit qu’ils ne veulent pas de mes études. Je leur ai dis que je ne suis pas d’accord». Cette année, quand elle a découvert que la date du mariage avait été fixée deux jours avant l'ouverture des classes, elle s’est plainte au directeur de son école. Ce dernier l’a dirigé vers SOS Femmes et Enfants Victimes de violence familiale (FEVVF). Avec leur aide, elle saisit la justice et emmena ses parents devant le tribunal. Elle a gagné son procès. Mais sa victoire fut de courte durée, car sa famille a continué à planifier le mariage. Cette étudiante de seconde décida de continuer sa lutte. Elle est allée cette fois-ci à la police pour se plaindre et s’est réfugié quelques jours au centre. «Je veux étudier mais c’est mon oncle qui veut me forcer à me marier. Je suis partie voir le Procureur qui m’a remis trois convocations. Mais maintenant le mariage est annulé.» Suite à cette ultime convocation à ses parents, le mariage fut enfin annulé. "Le sujet est clos,» dit-elle avec un grand sourire. «J’avais peur que mon père me maudisse. Mais il savait qu’en me mariant il va ruiner ma vie alors c’est lui-même qui finalement a annulé le mariage et m’a dit de continuer mes études.».
«J’ai porté plainte parce qu’on voulait m’enlever de l’école et me marier à quelqu’un. J’ai refusé parce que je veux étudier. Alors, ils n’ont pas voulu m’écouter et ils ont été convoqués. Après l’intervention du Procureur, mes parents ont finalement accepté de me laisser continuer mes études. Les parents doivent laisser leurs filles mineures qui veulent étudier à l'école et de ne pas les forcer à se marier..
«Mes parents ont voulu me marier alors que je venais de réussir à mon BEPC. Je ne veux pas me marier car je veux continuer mes études mais eux ne voulaient pas. Je leur ai dis que si je me marie, une fois au Nigeria, où vit celui à qui on voulait me marier, je ne pourrais continuer mes études. J’ai porté l’affaire auprès du Juge, qui m’a d’ailleurs beaucoup aidé. On a déjà signé que le mariage sera annulé . Nos parents doivent nous laisser faire nos choix. J'ai 18 ans, je n'ai pas l'âge de me marier. Je veux me marier à 20 ou 22 quand j'aurai fini l'école. Cela nous fait mal quand ils nous forcent à se marier». «Je demande à nos parents de nous laisser continuer nos études ou nous laisser faire notre choix au cas ou nous n’allons plus à l’école».
«On a voulu me marier à l’âge de 15 ans alors que j’étais en classe de 4è. J’ai pu m’en sortir avec le soutien de mes frères ainés qui ont pu convaincre mes parents. C’est grâce à eux que j’ai pu échapper à ce mariage. A cette époque là nous étions deux. Ma cousine qui s’appelle Zeinabou Moussa, malheureusement n’a pas pu continuer ses études. On l’a marié à l’âge de 16 ans. Moi j’ai eu la chance de continuer. Je demande à nos parents de laisser les filles étudier ; de leur donner la chance d’accéder à l’éducation. Parce que vraiment c’est une bonne chose. Le mariage précoce a des consé- quences sur les plans de la santé, psychologique et psychique. Il faut donner la chance aux jeunes filles d’aller à l’école, d’étudier pour qu’elles puissent se prendre en charge. Donc le mariage précoce n’est pas une bonne solution». «Chez nous, ce fléau persiste. Il y a eu certes un peu de progrès, mais nous voulons que le mariage des enfants cesse complètement»

Commentaires
Pour ma part je suis convaincu dans le contexte actuel de notre pays où beaucoup confondent religion et leur propres intérêts. Personne ne pourra vous dire qu'une fille de 15 ans est apte à fonder un foyer, vivre avec un mari, le soutenir et l'orienter lorsqu'il dévie. En même temps dans nos traditions, ceci est accepté et plus ou moins encadrer. Donc il y a des avantages de cohésion sociale à cela. Il faut nuancer. Toutefois, lorsqu'on réfléchie sur des problèmes sociaux de ce type c'est surtout les dérives qu'il faut chercher à vaincre. Un homme qui épose une fille de 15, qui la mal mène ou qui la répudie sans suivre aucune règle civile ni religieuse doit être sanctionné lourdement. Nous devons chercher des mécanismes appropriés et propre à notre pays. Pour ce faire il faut un dialogue national sur de tels sujets.
Ce le coran qu la entedise?
Mais quand des fillettes de 15 a17 ans se prostitue vs dit se la liberte.
Ce le coran qu la entedise?
Mais quand des fillettes de 15 a17 ans se prostitue vs dit se la liberte.
Nous, nous pratiquons la CHARIA. Allez y vous faire foutre avec votre justice mondaine. Dieu a dit tout celui qui juge par passion est considéré comme mécréant.Sommes nous sur quelle planette pour que une fille convoque son papa à la justice mondaine. SI elle est une bonne musulmane, pourquoi elle n'est pas aller au niveveau de l'ASSOCIATION ISLAMIQUE. Vous les journalistes vous serez jugés sur que vous fetes.
Courage les filles et continuer de vous battre. Que celui qui vous veut fasse des efforts pour vous laisser un epanouissement par vous même. Ca c'est etre un homme!