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1 er anniversaire de la disparition du Président Ali Saïbou Les Nigériens se souviennent de l’homme du multipartisme et de la décrispation

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Il était un démocrate convaincuCela fait un an jour pour jour, que l’ancien Président de la République, qui a dirigé aux destinées de notre pays du 20 novembre 1987 au 1 er avril 1993, le Général de Corps d’Armée Ali Saibou a été rappelé à Dieu, le 31 octobre 2011 à 13 h 30 mn.

Hier, jour anniversaire de son décès, la famille et les amis du défunt se sont retrouvés en son domicile sis au quartier terminus de Niamey pour une cérémonie de fathia dite pour le repos de son âme. Cette cérémonie s’est poursuivie le même jour, en début d’après dans son village natal, à Dingazi Banda (Ouallam).

Un an après sa disparition, les Nigériens gardent encore le souvenir du Chef affable, toujours à l’écoute de ses hommes, généreux mais ferme. Homme pétri d’humanisme il a très séduit l’admiration des Nigériens en imprimant une nouvelle ère de gouvernance au Niger axée sur la décrispation. Ce qui lui d’ailleurs valu le sobriquet de ‘’l’homme de la décrispation’’.

En effet, l’histoire retient que lorsque le vent de la démocratisation a soufflé sur l’Afrique, Feu Ali Saïbou fut l’un des rares dirigeants africains à avoir très vite compris qu’il fallait suivre le courant de l’histoire, en s’accommodant assez bien de cette nouvelle marche du monde, sans rompre et vous avez de ce fait évité à votre peuple des souffrances inutiles. Ainsi, n’a-t-il pas hésité à accueillir la tenue de la Conférence Nationale Souveraine.

Mieux, le Président Ali Saïbou s’est solennellement engagé à faciliter le déroulement de la Conférence Nationale, donnant ainsi une chance au peuple nigérien d’assister à une transition démocratique en douceur. Cet un homme politique hors-pair a su, par son caractère convivial doublé d’une éminence politique remarquable, prouver que la souplesse et le sens de la conciliation sont les seuls moyens de gouverner un pays et son un peuple, de manière démocratique.

Et son sens du nationalisme et de patriotisme, ainsi que d’autres grandes valeurs morales et sociales, tous les Nigériens sont unanimes à les lui reconnaître. En un mot, on gardera toujours de cet homme d’Etat, le souvenir d’un dirigeant humble, conciliateur, animé de paix et ouvert vis-à-vis de ses compatriotes. Ce sont ces mêmes appréciations qui se dégagent dans les milieux des FAN où le Général Ali Chaïbou a su allier l’indispensable esprit de cohé- sion au sein de l’Armée, et la rigueur.

Né vers 1940 à Dingazi Banda, dans le département de Ouallam, Feu Ali Saïbou est admis comme enfant de troupe à l’Ecole Militaire Préparatoire de Saint Louis, avant d’être engagé volontaire, en 1958, pour servir successivement : A Kayes au Mali en 1959, Kati toujours au Mali en 1960, puis à Niamey en 1961. En 1962, il a suivi à l’EFORTOM de Fréjus /France, la formation d’Officier d’Active. En 1970, il suivra avec succès les stages d’Officier d’Infanterie à Montpellier en France, puis le cours d’Etat Major en 1971 à Paris en France.

Il a successivement servi à la 4ème CSM de N’guigmi, au CI de Tondibiah, puis à la 2ème CSM d’Agadez d’où il conduira un des dé- tachements des FAN ayant pris le pouvoir le 15 avril 1974. Membre du Conseil Militaire Suprême organe qui présida aux destinées du Niger jusqu’en 1989, il a occupé, le prestigieux poste de Chef d’Etat major général des Forces Armées Nigériennes. Il a également occupé le poste de ministre de l’économie rurale, du climat et de l’aide aux populations. Il assuré les fonctions de chargé de l’aide aux populations jusqu’en 1987.

Et le 20 novembre 1987, le destin l’appellera à présider aux destinées de notre pays, suite à la disparition du Général Seyni Kountché et ce, jusqu’au 1 er avril 1993, date à laquelle il passa le témoin, dans un fair-play incroyable, au Président de la IIIème République, M. Mahamane Ousmane. Du 20 mai 1993 jusqu’à votre dernier souffle, le 31 octobre 2011, le le Général de Corps d’Armée Ali Saibou assurait les fonctions de Grand Chancelier des Ordres Nationaux.

Commentaires  

 
0 #5 kondoma 08-11-2012 13:12
sa bonté et sa sociabilité a donné l'occasion à certains nigériens de voler et dilapider les biens laissés par le feu Kountché. c'est à son règne que la '' loi du poisson'' a vu le jour au Niger.
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0 #4 Marou Ali 02-11-2012 12:13
Homme pondéré de nature, il a senti,au début des années 90, le vent
de l'histoire et, à la différence d'autres chefs d'état africains, il ne s'est pas opposé au processus de démocratisation au Niger.
Le pays lui est, par conséquent, redevable de la relative sérénité qui a accompagné ce processus.
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0 #3 zankey 02-11-2012 11:02
un conciliateur un general pas fait pour les palais paix a son ame
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0 #2 inichirgatan 02-11-2012 10:45
C'est comme ça on connait un vrai homme d'Etat pas nos prébendiers de maintenant. que ton âme repose en paix mon Général amin!
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0 #1 Yako 01-11-2012 20:15
Un grand homme d'etat,un vrai patriote qui sait de justesse quitter quand il le faut ,contrairement a des individus du type Tanja Tazartche.Que Dieu vous en soit reconnaissant .Amine!
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