L’insalubrité grandissante à Niamey: A qui la faute ?
- Écrit par Diaouga H (CAPITAL N° 31)
On l’a toujours dit, et on ne cesse pas de le répéter depuis belles lurettes ; la ville de Niamey est sale, très sale d’ailleurs tous ceux Qui voyagent au delà de nos frontières sont profondément attristés à chaque fois qu’ils reviennent d’un petit séjour dans la sous région.
Autrefois capitale moderne et modèle dans la sous région, aujourd’hui ; Niamey est devenue une véritable décharge municipale, pour ne pas dire une ‘poubelle ’. Tous les quartiers à l’exception de ceux de Koira kano, plateau et de quelques banlieux deviennent de plus en plus inhabitables à cause de leurs degrés d’insalubrité grandissante surtout en ce moment d’hivernage, où les retenues d eau sur les goudrons en mauvais états, sont très fréquentes et causent de problèmes réelles de circulation ; les déchets; les ordures ménagères ; les eaux usées ; les eaux vidées des fausses sceptiques envahissent chaque matin et chaque soir , l’horizon des grandes artères ; polluant et rendant nuisible la vue de la capitale.
Pendant ce temps, les animaux domestiques errant dans tous les sens, provoquent souvent des dérapages accidentels. Tandis que dans certains quartiers, les populations ont béni la nuit ; qui est pour eux seul moment de se décharger dans la rue ; d’autres profitent de la pluie ; même en plein jour pour vider leurs fausses sceptiques et leur WC. Certaines rues comme celles situées derrière L’Université (fsej) (rive gauche). ; La rue arrière de l’école mission fille ; les alentours de l’immeuble ancien Sonibank, la rue pavée située derrière le cinéma soni Ali Ber sont de véritables enfers terrestres. On peut tout souhaiter sauf passer dans ces parages sans bavoirs.
Plusieurs autres quartiers sont en train de leur emboîter le pas. Cette insalubrité chronique, malgré les coups de milliards qu’elle a coûté à l’Etat Nigérien depuis environ deux décennies n’inquiète visiblement personne. En effet, personne ne se sent en réalité responsable. Chacun se dit « a qui la faute » pendant que les habitants de Niamey continuent d’indexer les municipalités, en pensant injustement qu’elles doivent balayer jusqu’aux devantures de leur domiciles ; les autorités quant à elles, sont l’attente d’un changement de comportement qui tarde à venir. Cette controverse inutile, et persistante doit cesser pour faire place à une conjugaison des efforts, la seule chose qu’a toujours manquée dans tous les combats contre l’insalubrité urbaine.
Pendant que les populations n’ont jamais compris que c’est à leur profit qu’il faut rendre la ville propre et que par conséquent, il faut en prendre conscience et mettre du sien ; les responsables communaux, à leur tour en prenant l’habitude d’abuser de la confiance et de la patience des citoyens, ont fui leurs responsabilités d’abord en confondant leurs rôles à leurs poches et, ensuite en optant pour une solution alternative égoïste. C’est ainsi qu’au lieu d’investir rationnellement et citoyennement les fonds dans la salubrité pour le bien être collectif ; ils ont tout simplement choisi, pour la plupart de se payer des véhicules gros cylindrés, pour se mettre à l’abri des multiples désagréments de la ville de Niamey, véritable jungle des temps modernes.

Commentaires
Ceux qui ne rentrent pas dans ce premier cas, sont combien qui regardent s'il ya une poubelle à coté pour jeter son sachet d’eau fraiche ou de solani?
Essayer de rentrer dans les latrines d'une cour commune de nigériens, vous allez sortir en courant car chacun ou chacune pense qu'il a dépassé là où il ou elle va laver des latrines.
Combien de nigériens urinent et défèquent sur les murs des édifices et maisons d'autrui même lorsqu'il y a des latrines à côte; sans jamais se soucier des désagréments qu'ils causent.
C'est toute la mentalité de la population qu'il faut changer et cela prendra beaucoup de temps.
Doki tu es vraiment con . Et cela se comprend parce que tu es un broussard né loin de Goudel loin loin de Goudel fleuve Niger source de vie et de lumière . Dégages espèce de boucher et tchékanda