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Série d’incendie au Niger Qui sont ces pyromanes qui brûlent tout ?

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Image d'illustrationLa saison des incendies n’est toujours pas terminée à Niamey. Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2012, c’est le marché Wadata qui a frôlé la catastrophe.

Une boutique a pris feu vers 20 heures avant d’incendier 2 autres boutiques. Les dégâts matériels sont importants mais heureusement, aucun mort ni blessé n’a été enregistré. Le marché étant déjà fermé, il n’a pas été très difficile aux riverains et aux soldats du feu de venir rapidement à bout des flammes. Faisant leur propre mea-culpa à cette occasion, les sinistrés de cet incident ont déploré l’installation anarchique de fils électriques dans les boutiques. En effet, 20 voire 40 boutiques se partagent un seul compteur pour la fourniture en électricité.

Ce qui est de nature à provoquer et aggraver d’éventuels foyers de feu. La responsabilité de la NIGELEC est mise en exergue dans cette situation. La société d’électricité a un choix à faire. Soit elle prend ses responsabilités à procédant à une campagne de destruction de toutes les installations anarchiques dans les centres commerciaux de Niamey, tout en mettant des compteurs appropriés à la disposition des opérateurs économiques, soit elle continue sa complaisance face aux branchements dangereux. Dans lequel cas, NIGELEC partagera le poids moral des malheurs qui seront dûs à une défaillance électrique.

Cette hypothèse de court-circuit a été omniprésente dans les esprits suite à tous les incendies enregistrés cette année. Au ministère de la Justice, au Petit marché, à Habou Tégui (marché Yantala) entre autres. Si les causes d’aucun de ces sinistres ne sont encore formellement établis, les défaillances électriques ne sont pas non plus exclues. La certitude demeure que la pléthore d’incendies dans la capitale est si grave que l’économie nationale va en souffrir pendant plusieurs décennies. Ce sont des pères de famille qui se retrouvent subitement à terre (ayant tout perdu) sans jamais se relever pour certains.

Sans compter les pertes sèches en nature et en espèce occasionnées par les incendies. Plus d’un (1) milliard est parti en fumée dans les flammes du Petit marché, plus de 100 millions au centre commercial ‘’Tout pour la femme et l’enfant’’, plusieurs centaines de millions perdus au marché de Yantala ainsi que plusieurs autres incendies à Niamey et en régions. Certes, aucune des nombreuses enquêtes annoncées n’a établi avec précision que les sinistres seraient d’origine criminelle. Toutefois, si c’est bien le cas, c’est toute l’économie du pays que les auteurs chercheraient à agenouiller.

La renaissance ne doit pas dormir sur ses lauriers, elle devra faire en sorte, par tous les moyens, que ça s’arrête. Et même dans le cas où ce serait des accidents malheureux il faudra prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que ça n’arrive plus.

Commentaires  

 
0 #1 tattalin haské 08-12-2012 07:14
Ne cherchez pas loin, les mauvaises installations électriques; 1 responsable : l'état par sa négligence ; l’état s’entend tous responsables administratifs et/ou politiques habiletés à prendre des décisions pour prévenir. 2 coupables: la Nigelec avec son dispositif de gestion conduisant à une redistribution du courant par les utilisateurs, et les utilisateurs utilisant très souvent des câblages mal adaptés.
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