| DIALOGUE POLITIQUE : Gamatié, un cheveu dans la soupe tazarchiste ? |
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| Écrit par Zak (OPINIONS N° 94 DU 02 DECEMBRE 2009) |
| Mercredi, 02 Décembre 2009 07:37 |
Il y a quelques jours, le Premier Ministre Gamatié, lors d’une visite de terrain à l’Institut National de Statistique (INS), avait surpris tout le monde en annonçant son intention d’oeuvrer à la création des meilleures conditions pour que le dialogue politique puisse s’amorcer entre le pouvoir et la CFDR. Dans la foulée, il s’était avancé, dans un souci d’apaisement général, sur l’éventualité de l’abandon de toutes les poursuites judiciaires contenues dans les mandats d’arrêt internationaux lancés contre certains leaders de l’opposition. Comme on le sait également, le pouvoir de Niamey exige que les pourparlers se déroulent sur le territoire national et il l’a fait savoir au médiateur lors de son récent séjour à Niamey. Quant à l’opposition, du fait de ces mandats d’arrêt qui empêchent certains de ses leaders de rentrer au pays, souhaite, pour sa part, que les négociations se passent à Abuja, au siège du Parlement de la CEDEAO.
Au regard de l’intransigeance des deux parties qui pourrait faire capoter ces pourparlers que tous les Nigériens attendent, le Premier Ministre Gamatié avait estimé qu’un tel point - fixation du lieu - ne devait point être un obstacle infranchissable, dans la mesure où, il existait la possibilité d’annuler tout simplement ces mandats, somme toute farfelus et stupides. Cependant, au prononcé de ces paroles responsables, c’est comme si une bombe avait explosé dans la petite communauté tazarchiste qui n’a jamais voulu du dialogue synonyme de la fin de leur fond de commerce depuis belle lurette. La réaction des tazarchistes ne se fit point attendre, puisque les propos de Gamatié furent tout simplement censurés sur Télé et radio Tazarché ! Pour les tazarchistes, Gamatié venait de commettre-là un sacrilège : pas question de négocier avec des personnalités qu’on avait enviées avant de les détester par pure jalousie mesquine ! Aujourd’hui, les questions auxquelles des réponses claires doivent être apportées sont les suivantes : premièrement, qui a donné l’ordre de censurer le Premier Ministre du Niger ? Est-ce le Ministre de la Communication Kassoum Moctar ? Ou bien est-ce le Ministre de l’Intérieur chargé de Tout, notre ami Alba ? Ou enfin l’obscure cellule tazarchiste dirigée par Nouhou et compagnie ? En tout état de cause, l’équation parait simple pour Gamatié, et comme nous l’avions déjà dit dans une de nos précédentes livraisons, il est en face d’un dilemme cornélien : vaincre ou périr. Vaincre signifiera pour l’enfant du Nouveau- Marché, créer toutes les conditions favorables possibles afin que tous les Nigériens puissent se retrouver et se parler fraternellement en vue de trouver une solution consensuelle pour le retour de l’ordre constitutionnel normal au Niger, fruit d’un autre consensus, car national. S’il réussit cette prouesse qui a les allures d’un miracle, il écrira en lettres d’or son nom dans l’histoire politique contemporaine du Niger et les générations futures lui érigeront un piédestal pour l’immortaliser. Gamatié pourrait commencer ses travaux d’hercule en chassant résolument tous ces voyous qui insultent sur les médias des pays amis, clouent au pinacle des partenaires multilatéraux du Niger ; il devra leur dénier le droit de parler au nom de l’Etat du Niger pour jeter le discrédit et l’opprobre sur des Chefs d’Etat étrangers. Que Gamatié s’en débarrasse au plus vite, quitte à leur verser des dommages et intérêt, car ce ne sont que des mercenaires sans foi, sans loi ! Gamatié sait que la position actuelle du Niger est suicidaire et intenable. Il sait que le Niger ne pourra jamais s’en sortir sans le concours financier de la Communauté Internationale qui se tarira inéluctablement si le blocage actuel persiste. Il sait également qu’aucun pays au monde ne peut indéfiniment défier la Communauté Internationale pour des soi disant questions de souveraineté nationale dans un monde interdépendant, a fortiori pour le dernier pays de la planète. Voila pourquoi Gamatié doit agir en homme averti, responsable, aujourd’hui qu’il découvre toute l’épaisseur de la bêtise tazarchiste qui a mis notre pays au ban de la Communauté Internationale. Tel est le défi de la grandeur et de l’honneur que Gamatié devra relever s’il aspire à entrer dans l’histoire comme un grand homme d’Etat. Cependant, périr signifiera abdiquer devant tous ces voyous de tazarchistes qui n’ont aucun sens de l’Etat ; c’est rengainer son épée pour se complaire dans l’illusion de posséder le pouvoir, alors qu’en réalité il sera possédé par le pouvoir. Périr symbolisera, sans doute, la poursuite sur cette voie suicidaire dans laquelle un homme de 71 ans, à qui le Niger et son peuple ont tout donné pendant dix ans, veut entraîner notre pays, uniquement dans le but d’assouvir une soif inextinguible du pouvoir. Oui, Gamattié devra choisir devant cette alternative, car il constitue, de toute évidence, un cheveu dans la soupe tazarchiste ! De son choix crucial dépendra sans doute l’avenir du tazartché au Niger. A bon entendeur salut ! |